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A lire : Guillaume Gaudin,« Gouverner à distance l’Empire espagnol » (Blog « Mondes sociaux »)

jeudi 7 juillet 2016, par Dominique Taurisson-Mouret

« La carte est-elle le territoire ? Question triviale, mais ô combien importante pour la Monarchie hispanique. Au XVIIe siècle, les savoirs impériaux sont d’abord liés à la conquête : cartes marines, descriptions historiques, géographiques et stratégiques, mais aussi apologie et justification de l’entreprise conquérante. Très rapidement le champ des savoirs s’élargit pour englober les connaissances politiques permettant à la Monarchie hispanique de maîtriser et de gouverner ses territoires.

Pour comprendre la mise en place de ces mécanismes, il est impératif d’étudier comment le conseil des Indes recueille les informations nécessaires à ses tâches de gouvernement (spécialement son pouvoir de nomination). Pour ce faire, j’ai opté pour un « jeu d’échelles », partir d’un acteur secondaire pour éclairer la mécanique impériale : la biographie de Juan Díez de la Calle (1599-1662), commis du secrétariat de cette institution, m’a permis d’analyser les modes de circulation et de production dans un espace politique marqué par les discontinuités et l’hétérogénéité culturelle et sociale. Rappelons, en effet, que les dimensions de l’empire sont considérables : la Monarchie catholique s’étend de la péninsule Ibérique au Chili en passant par Mexico, Lima, Potosí, la Floride, la Californie, le Rio de la Plata ou les Philippines en Asie du Sud-est. L’ensemble est donc très fortement conditionné par la distance et les temps de communication entre les différentes parties : il faut souvent des mois, voire des années pour transmettre une lettre d’un point à un autre, sans compter les aléas de la navigation ». Lire la suite

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