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Nouvelle publication dans la collection Empires : dir. Jean-François KLEIN, Ed. Vendémiaire

jeudi 2 avril 2015, par Dominique Taurisson-Mouret

  • Collection dirigée par Jean-François KLEIN, MCF en histoire contemporaine au CRHIA – Nantes en collaboration avec S. DULUCQ, Professeur d’histoire contemporaine à l’Université Toulouse 2 / Le Mirail, Paris, Editions Vendémiaire
  • Contact : Jean-François Klein : jeanfrancois.klein chez gmail.com

[Ouvrages publiés : >http://editions-vendemiaire.com/catalogues/collection-empires/] :

  • Odile Goerg, Fantômas sous les tropiques. Aller au cinéma en Afrique coloniale, 2015

« Les séances ont commencé dans les rues, les cours, au fond des cafés. Puis surgirent les salles aux noms grandioses, tout droit venus d’Europe : Rex, Vox, Palace ou Palladium… Nous sommes en Afrique subsaharienne, sous domination française ou britannique, dans la période de l’entre-deux-guerre : Fantômas, Tarzan, Les Trois Mousquetaires, King Kong font désormais partie d’un paysage culturel partagé. Tandis que John Wayne ou Gary Cooper deviennent des modèles pour des générations d’adolescents en quête de repères.
Le 7e art est bien perçu par les populations comme un moyen d’échapper, provisoirement, à un quotidien marqué par la colonisation. Et le lieu de projection comme un espace étrange où Noirs et Blancs se côtoient sans se mêler, où s’exerce une censure qui ne dit pas son nom, où l’on apprend, aussi, que les Européens ne sont pas invincibles, que leurs mœurs ne sont pas irréprochables et leur système politique pas exempt de critiques… »

« En 1915, alors que la France s’enlise dans la guerre, augmentant sans relâche sa production d’armement, les femmes ne suffisent plus à combler le manque de main-d’œuvre dans les usines et le recours à l’Empire s’impose : de 1916 à 1919, 50 000 Vietnamiens, pour la plupart parmi les paysans les plus pauvres du delta du Fleuve rouge, seront recrutés pour soutenir l’effort de guerre en métropole. Pour ces hommes déracinés, la découverte de l’Occident sera brutale : cadences infernales, travail à la chaîne, de nuit, manipulation d’explosifs… Désorienté, ce prolétariat en formation accélérée croisera néanmoins des ouvriers organisés, découvrira la démocratie, le syndicalisme, la ville moderne et – expérience décisive – fréquentera les femmes françaises ; toutes choses inimaginables dans la colonie.
Dès lors, leur retour ne se fera pas sans heurts : en échange des sacrifices consentis, beaucoup – parmi lesquels Nguyen Ai Quoc, le futur Ho Chi Minh –, réclameront une participation effective à la vie politique de leur pays. Au plus près des sources, l’auteur explore et retrace le parcours méconnu de ces hommes qui nourriront la contestation nationaliste vietnamienne. »

« Venant combler un « vide historiographique », celui de la domesticité et des domestiques indochinois qui ont migré puis travaillé en métropole, cet ouvrage pose la question du statut du domestique, un statut très ambivalent puisqu’il est à la jonction de plusieurs statuts : celui du colonisé, celui du migrant, celui du travailleur, celui du dominé ou encore celui du non-ayant droit. »

  • Anne Dulphy, Entre l’Espagne et la France. L’Algérie des Pieds-Noirs, 2014

« En 1962, à la veille de l’indépendance de l’Algérie, un Pied-Noir sur deux avait des origines espagnoles. Cette immigration, parvenue à son apogée dans le dernier tiers du XIXe siècle et jusqu’en 1914, s’est fondue dans le creuset algérien, qui a façonné une population aux mœurs, aux références et au langage spécifiques, partagée entre son pays d’origine, la « petite patrie » où elle vivait désormais, et la France, puissance tantôt bienveillante tantôt défiante à l’égard de ces nouveaux venus. Ainsi s’est tissée, en Oranie surtout, une trame faite d’emprunts culturels et de revendications politiques qui a donné une couleur particulière à toute la communauté des Français d’Algérie.
En mettant en lumière cet apport fondamental et méconnu, c’est à une autre histoire des Pieds-Noirs que convie cet ouvrage. »

  • Frédéric Garan, Défendre l’Empire, 2013

« La mémoire de l’histoire des anciens combattants « indigènes » s’arrête généralement avec la victoire sur le nazisme à l’image de ceux qui ont combattu jusqu’au bout pour libérer la France. Cette mémoire, très sélective, est entretenue par les pouvoirs politiques qui « oublient » qu’à la suite de la Seconde Guerre mondiale, ces soldats ont été appelés pour défendre l’Empire dans les conflits de décolonisation… Mobilisés par une France affaiblie pour des raisons militaires mais aussi économiques et politiques, ils ont participé à la répression de l’insurrection de Madagascar et sont intervenus massivement pendant la guerre d’Indochine... »

  • Yann Bouyrat, Devoir d’intervenir, 2013

« Mont-Liban, 1860 : des centaines de chrétiens sont massacrés par les Druzes musulmans. La France obtient des puissances européennes, malgré une sourde résistance diplomatique de l’Angleterre, l’autorisation d’envoyer un corps expéditionnaire pour venir en aide aux victimes et rétablir l’ordre dans cette province de l’Empire ottoman. C’est le premier cas avéré d’ « ingérence humanitaire »... »

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