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Colloque International de l’O.S.O.I. : « Dire l’océan Indien »(Université de La Réunion, 5-6/11/2015)

mercredi 4 mars 2015, par Dominique Taurisson-Mouret

Ce colloque intitulé « Dire l’océan Indien » se compose de 4 axes thématiques. Chaque thématique sera traitée lors de deux tables-rondes avec pour chacune 4 intervenants sous la direction d’une présidence de séance.

  • Dire les territoires
  • Dire les développements
  • Dire les pouvoirs
  • Dire l’Indianocéanie
Programme

Ce colloque a pour objet la mise en valeur de travaux pluridisciplinaires centrés sur les sociétés de l’océan Indien. Il se donne pour mission d’offrir un espace de réflexions couvrant tous les champs disciplinaires (anthropologie, droit, économie, géographie, histoire, linguistique, littérature, politique, sciences de l’éducation…).

Cette manifestation représente l’occasion de confronter les différentes approches dans la connaissance de l’espace océan Indien

Soumission des propositions avant le 15 mars 2015

« Dire les territoires »

Le thème « Dire les territoires », s’articule doublement entre le territoire conçu comme ancrage du « réel » (l’espace, la très grande diversité des paysages, des aménagements, des niveaux de développement), et le territoire perçu comme support de « l’imaginaire » (champ de la production poétique et romanesque, de la création artistique).

Les problématiques suivantes méritent d’être abordées, si possible dans une perspective transdisciplinaire : déplacements et mobilités, déracinement, exil et voyage, paysage et dépaysement, frontières et marges, mémoires et traditions orales… Il est souhaitable aussi que soient évoquées les questions liées à l’identité et l’hybridité, aux contacts et aux échanges, aux transferts et aux croisements, et aux notions de transmission et de passage.

L’océan Indien est, par excellence, un espace de confrontations et d’échanges multiculturels, où l’imaginaire de la traversée et des voyages peut pleinement se déployer. Cet océan et ses espaces bordiers génèrent des constructions identitaires très variées, liées à des langues en contact dans un environnement pluriel, dynamique, en constante mutation.

Dans ce contexte, les notions de contact et de transnationalisme liées aux migrations, les relations entre centre et périphérie, la réécriture de textes et de discours liés à une décontextualisation/recontextualisation qui apporte un regard nouveau, la transmission de savoirs, l’échange et la révision des discours et des idéologies, inscrits dans les textes, pourront être traités.

Dans ce thème, le colloque invite aussi à explorer les problématiques de la territorialité, de l’espace investi et transformé par les sociétés dans la longue durée, les enjeux de pouvoir sur les territoires, mais aussi l’émergence et le développement de conflits liés à la gestion complexe et à la maîtrise incertaine de ces territoires.

« Dire les développements »

Les sociétés de l’océan Indien ont connu des développements économiques sociaux et culturels variés sous des statuts juridiques différents.

Dire les développements de cette région du monde est aujourd’hui un enjeu majeur pour ancrer les réalités culturelles, économiques, juridiques et linguistiques dans les liens à construire entre passé, présent et avenir. Il s’agira d’analyser les processus et les dynamiques du développement afin d’améliorer la connaissance et la compréhension de l’océan Indien.

Centrées sur le développement humain durable, les communications porteront sur :

  • Arts, culture et développement
  • Droit et développement
  • Economie et développement
  • Education et développement
  • Genre et développement
  • Inégalités et développement
  • Santé et développement

« Dire les pouvoirs »

A travers la thématique « Dire les pouvoirs », il sera question de détailler les complexités des pouvoirs dans les territoires de la zone océan Indien, qu’il s’agisse des îles indiaocéaniques ou des pays bordiers de l’océan Indien, et de dégager le poids du passé dans ce présent des pouvoirs.

On soulignera tout d’abord les éléments constitutifs de l’actualité des pouvoirs dans ces territoires : pouvoir et vie politique (élections législatives, régionales, présidentielles, état des forces et des exécutifs, personnel politique, place des femmes, thématiques des campagnes présidentielles.), pouvoir et éléments institutionnels qui interviennent dans la compréhension des réalités des exécutifs (constitutions, institutions, C.O.I., relations internationales, nationalité et conflits de nationalités, fonction publique, réforme et statut, statuts et régimes européens (PTOM/RUP/Coopération/Partenariat…), citoyenneté et identité, entreprises politiques, modèle juridique).

Les relations internationales - notamment les alliances politiques - feront aussi l’objet d’études. La notion de contre-pouvoir sera omniprésente : alliances politiques, jeux de pouvoir, groupes de revendication, groupes de pression.

Dire les pouvoirs, c’est aussi interroger les modalités et les conditions de production des textes et des discours sur les pouvoirs et des discours produits par les pouvoirs eux-mêmes. Le concept de pouvoir sera donc aussi évoqué à travers une analyse des productions, passées et présentes, du monde de l’édition et des médias (cinéma, images, intellectuels, censures…).

« Dire l’Indianocéanie »

Que représente l’Indianocéanie ? Elle exprime un renouveau et une forte appropriation. Le mot a été formulé au début des années 60, à Antananarivo par l’écrivain mauricien Camille de Rauville pour définir alors « un nouvel humanisme au cœur de l’océan Indien ». Il est aujourd’hui repris tant par les décideurs que les populations pour se désigner sur la carte du monde. En ce début de XXIe siècle, l’Indianocéanie revient avec plus de force exprimant une appartenance et une communauté de destin. L’affirmation de l’Indianocéanie couvre l’espace des îles du sud-ouest de l’océan Indien. En Juin 2013, le colloque de Mahébourg sur le thème : « L’Indianocéanie : socle et tremplin de notre devenir » exprime pleinement cet élan partagé. Il a permis de réunir plusieurs dizaines de chercheurs et de dégager une vision d’une appartenance commune à partir de nombreuses réflexions pluridisciplinaires. Le terme se diffuse. Il peut correspondre aux réalités historiques, sociétales, culturelles et économiques de nos îles et traduire non seulement un héritage partagé, mais aussi un horizon.

Les deux panels de la table ronde « Dire l’Indianocéanie » interrogeront le terme même d’Indianocéanie à travers plusieurs thématiques :

  • La définition et les limites de ce monde insulaire
  • L’historique de la construction indianocéanique
  • Une nouvelle Indianocéanie impulsée par la Commission de l’océan Indien ?
  • L’Indianocéanie entre l’affirmation d’une identité régionale (cultures, patrimoines…) et le slogan politique.
  • Le devenir politique de ce projet.
Du 5 au 6 novembre 2015

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