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« Les citoyennetés en Amérique latine et dans les Caraïbes de 1804 à nos jours » — ENS Lyon — Vendredi 19 mai 2017

mardi 31 janvier 2017, par Dominique Taurisson-Mouret

Date limite de soumission : lundi 20 mars 2017
  • ENS de Lyon, 5 parvis René Descartes, Lyon, France (69007)
    Appel à communication

    Des premières proclamations d’indépendance (Haïti en 1804, Venezuela en 1811, Provinces du Rio de la Plata en 1816, etc.) à nos jours, la citoyenneté a connu de multiples transformations à travers la diversité des combats pour l’émancipation menés par les peuples d’Amérique latine et des Caraïbes. La journée d’études, dans une perspective de longue durée et pluridisciplinaire, vise à étudier l’exercice pratique des citoyennetés et les discours qui s’y attachent, en valorisant en particulier l’étude de deux époques décisives : d’une part l’ère des premières indépendances, de la constitution des États-nations et des abolitions de l’esclavage (1804-1860) ; d’autre part le renouveau constitutionnel postérieur à la fin de la guerre froide (années 1990-2000).

Les axes suivants pourront être approfondis lors de la journée d’études :

  • Citoyennetés, classes populaires, et minorités
    Le rôle des classes populaires, des femmes ou encore des minorités ethniques dans la construction des indépendances ou des processus constitutionnels contemporains constitue un enjeu majeur. La diversité des répertoires d’action des acteurs, leurs trajectoires d’action politique et d’engagement, les difficultés qu’ils retrouvent à être inclus dans l’idée de citoyenneté (formelle, ou de fait), ou encore les moyens concrets dont ils disposent pour s’en emparer, pourront être analysés.
  • Légitimation du pouvoir d’Etat et appropriations citoyennes
    Même si la citoyenneté est une source d’émancipation politique, elle peut aussi être vue comme un moyen de construire une unité entre des populations distinctes et ayant des intérêts divers, voire contradictoires. Or, la tentative de dépassement des contradictions sociales dans la citoyenneté permet aussi bien d’asseoir l’autorité de l’Etat central, de légitimer un ordre politique (parfois élitiste), ou encore de rapprocher le pouvoir politique des populations qui par ailleurs lui résistent. A l’inverse, la revendication des droits peut être un outil de contestation, d’émancipation, et l’outil d’assujettissement peut devenir l’arme de l’action contre l’oppression. Les liens entre citoyenneté et pratiques militaires, pourront également faire l’objet d’une attention particulière, notamment à travers la figure du citoyen-soldat qui émerge des guerres d’Indépendance.
  • Evolutions et pérennités des moments révolutionnaires d’affirmation de la citoyenneté
    De nouveaux droits attachés à la citoyenneté sont proclamés et mis en pratiques lors de périodes révolutionnaires, des guerres d’Indépendance à la période contemporaine. Dans quelle mesure ces redéfinitions de la citoyenneté peuvent-elles être pérennes au-delà de ces processus ? Les changements de cycles historiques peuvent donner lieu à des reculs en matière de citoyennetés, mais ne remettent pas nécessairement en cause la transformation des horizons d’attentes. En effet, malgré ses limites et la persistance de structures sociales de domination et d’exploitation, la norme de l’égalité politique, sociale et raciale, affirmée lors des Indépendances demeure la principale source de légitimation politique malgré les changements de régime. De même, pour la période récente, il est possible de s’interroger sur la capacité des paradigmes de participation et d’implication citoyenne à résister à la crise des gouvernements de gauche sur le continent.
  • Méthodologies de la pensée transversale et transhistorique
    L’approche comparatiste de la journée d’études entre deux moments historiques éloignés mais fortement reliés, peut aussi elle-même faire l’objet d’une réflexion. Dans quelle mesure cette démarche peut-elle s’avérer féconde ? Par quelles méthodes est-il possible de faire cet exercice ? Quelles variables d’analyse, ou de comparaison ? Comment éviter les surinterprétations éventuellement provoqués par des analyses des temps juxtaposés ?

L’ensemble de ces questionnements peut être modifié, transformé ou encore critiqué dans les réponses à l’appel à communication.

Les propositions de communication (entre 2000 et 4000 signes) doivent être envoyées
avant le 20 mars à fspillemaeker chez gmail.com

Comité scientifique : Silyane Larcher (CNRS), Georges Lomné (Université Paris-Est Marne-la-Vallée), Clément Thibaud (Université de Nantes)

Comité d’organisation : Yoletty Bracho (Université d’Auvergne, Clermont-Ferrand), Quentin Schwanck (ENS de Lyon), Frédéric Spillemaeker (Université de Nantes)

Appel
Date limite de soumission : lundi 20 mars 2017
  • ENS de Lyon, 5 parvis René Descartes, Lyon, France (69007)
    Appel à communication

    Des premières proclamations d’indépendance (Haïti en 1804, Venezuela en 1811, Provinces du Rio de la Plata en 1816, etc.) à nos jours, la citoyenneté a connu de multiples transformations à travers la diversité des combats pour l’émancipation menés par les peuples d’Amérique latine et des Caraïbes. La journée d’études, dans une perspective de longue durée et pluridisciplinaire, vise à étudier l’exercice pratique des citoyennetés et les discours qui s’y attachent, en valorisant en particulier l’étude de deux époques décisives : d’une part l’ère des premières indépendances, de la constitution des États-nations et des abolitions de l’esclavage (1804-1860) ; d’autre part le renouveau constitutionnel postérieur à la fin de la guerre froide (années 1990-2000).

Les axes suivants pourront être approfondis lors de la journée d’études :

  • Citoyennetés, classes populaires, et minorités
    Le rôle des classes populaires, des femmes ou encore des minorités ethniques dans la construction des indépendances ou des processus constitutionnels contemporains constitue un enjeu majeur. La diversité des répertoires d’action des acteurs, leurs trajectoires d’action politique et d’engagement, les difficultés qu’ils retrouvent à être inclus dans l’idée de citoyenneté (formelle, ou de fait), ou encore les moyens concrets dont ils disposent pour s’en emparer, pourront être analysés.
  • Légitimation du pouvoir d’Etat et appropriations citoyennes
    Même si la citoyenneté est une source d’émancipation politique, elle peut aussi être vue comme un moyen de construire une unité entre des populations distinctes et ayant des intérêts divers, voire contradictoires. Or, la tentative de dépassement des contradictions sociales dans la citoyenneté permet aussi bien d’asseoir l’autorité de l’Etat central, de légitimer un ordre politique (parfois élitiste), ou encore de rapprocher le pouvoir politique des populations qui par ailleurs lui résistent. A l’inverse, la revendication des droits peut être un outil de contestation, d’émancipation, et l’outil d’assujettissement peut devenir l’arme de l’action contre l’oppression. Les liens entre citoyenneté et pratiques militaires, pourront également faire l’objet d’une attention particulière, notamment à travers la figure du citoyen-soldat qui émerge des guerres d’Indépendance.
  • Evolutions et pérennités des moments révolutionnaires d’affirmation de la citoyenneté
    De nouveaux droits attachés à la citoyenneté sont proclamés et mis en pratiques lors de périodes révolutionnaires, des guerres d’Indépendance à la période contemporaine. Dans quelle mesure ces redéfinitions de la citoyenneté peuvent-elles être pérennes au-delà de ces processus ? Les changements de cycles historiques peuvent donner lieu à des reculs en matière de citoyennetés, mais ne remettent pas nécessairement en cause la transformation des horizons d’attentes. En effet, malgré ses limites et la persistance de structures sociales de domination et d’exploitation, la norme de l’égalité politique, sociale et raciale, affirmée lors des Indépendances demeure la principale source de légitimation politique malgré les changements de régime. De même, pour la période récente, il est possible de s’interroger sur la capacité des paradigmes de participation et d’implication citoyenne à résister à la crise des gouvernements de gauche sur le continent.
  • Méthodologies de la pensée transversale et transhistorique
    L’approche comparatiste de la journée d’études entre deux moments historiques éloignés mais fortement reliés, peut aussi elle-même faire l’objet d’une réflexion. Dans quelle mesure cette démarche peut-elle s’avérer féconde ? Par quelles méthodes est-il possible de faire cet exercice ? Quelles variables d’analyse, ou de comparaison ? Comment éviter les surinterprétations éventuellement provoqués par des analyses des temps juxtaposés ?

L’ensemble de ces questionnements peut être modifié, transformé ou encore critiqué dans les réponses à l’appel à communication.

Les propositions de communication (entre 2000 et 4000 signes) doivent être envoyées
avant le 20 mars à fspillemaeker chez gmail.com

Comité scientifique : Silyane Larcher (CNRS), Georges Lomné (Université Paris-Est Marne-la-Vallée), Clément Thibaud (Université de Nantes)

Comité d’organisation : Yoletty Bracho (Université d’Auvergne, Clermont-Ferrand), Quentin Schwanck (ENS de Lyon), Frédéric Spillemaeker (Université de Nantes)

Colloque
Vendredi 19 mai

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