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Appel à communication (<30/09/2015) : « Mémoire (s) et identité (s) en question en Afrique subsaharienne et en Amérique latine » (Libreville, Gabon, 14-15/01/2015)

mardi 1er septembre 2015, par Dominique Taurisson-Mouret

  • Le colloque aura lieu à Libreville, les 14 et 15 janvier 2016 à l’Université Omar Bongo de Libreville - GABON

L’ambition de ce colloque, conformément à l’esprit général du Centre de recherches afro-hispaniques (CRAHI), dans lequel il s’inscrit, est de pouvoir contribuer au rapprochement des peuples et des cultures hispaniques, hispano-américaines et africaines, c’est-à-dire donner à connaître et à penser les notions de « mémoire » et d’« identité ».

Dans son ouvrage intitulé Les quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse (2008), Jacques LACAN écrit que chaque groupe humain est porteur d’une mémoire collective par rapport à laquelle la mémoire individuelle s’identifie. La mémoire fait appel aux cadres sociaux (le langage, l’espace et le temps) qui constituent des moyens dont le groupe se sert pour reconstruire « le passé en fonction de ses intérêts du présent ». La mémoire peut se définir comme souvenir (s), trace (s), conscients et/ou inconscients contenant des renseignements de nature psychologique comme des habitudes, des connaissances. De même, elle se réfère à la conservation du passé à travers des supports tels que la conscience, les archives, la célébration, l’écriture et la photo, qui sont autant d’éléments objectivés.

L’identité, quant à elle, peut être entendue comme un ensemble de caractéristiques qui permettent de définir précisément un objet ou un individu. Affirmer une identité, c’est se projeter dans le monde comme une individualité et aussi reconnaitre l’Autre, tout en mettant en évidence ses différences constitutives. L’identité est également conçue comme un ensemble de mythes et de rites. Elle n’est donc pas un donné ; elle n’est pas non plus une essence. L’identité est une création continuée, un être en devenir, dans le sens où l’on devient ce que l’on est. Elle s’exprime non pas à la manière d’un en-soi, mais sur le mode d’une situation d’être en relation avec un lieu, un temps, fondements de l’être collectif (Louis-Jacques DORAIS, 2004).

L’Afrique subsaharienne et l’Amérique latine sont liées de façon historique par le commerce triangulaire qui a fait déporter vers l’Amérique des millions d’individus arrachés à leurs terres ancestrales. Cette transplantation sur un continent nouveau, mal vécu par les esclaves, a permis de donner naissance à une culture spécifique, résurgence de la culture africaine et d’autres formes de cultures avec lesquelles les esclaves ont été mis en contact. Mythes, contes, rites initiatiques, rites funéraires, s’ils ont pu être conservés ou perpétués dans leur forme première, ont néanmoins été modifiés, voire réécrits en fonction des besoins spécifiques du nouveau continent. Les questions identitaires et celles liées à la mémoire s’expriment dans des pratiques qui ritualisent et entretiennent de nouvelles formes de vie.

Le colloque entend questionner ces notions en Afrique subsaharienne et en Amérique latine. Il s’agit de croiser des disciplines et des méthodes usitées dans les sciences littéraires, les sciences sociales et humaines.

Axes thématiques

  • Mémoire(s)
    Il s’agira de convoquer les mythes, les légendes et l’histoire. On s’intéressera au concept de « présence-absence », aux socialisations sans cesse renouvelées. Le rôle, les enjeux et les perspectives de la littérature de migration seront également revisités.
  • Identité(s)
    En lien avec l’identité, la relation à l’Autre reste le fondement de ladite notion. On se penchera sur les expressions de « l’entre-deux », « d’ici et d’ailleurs », du « proche et du lointain », du « sujet de culture ». On interrogera la tradition africaine comme modèle de culture (Honorat Aguessy).
    L’identité peut avoir aussi un rapport avec le territoire. L’exterritorialité, la transgression, qui repose sur une insatisfaction face à des schémas imposés par la tradition, les habitudes, paraît être le mode naturel de fonctionnement des cultures et peut donc fournir une grille de lecture adéquate pour les littératures afro-hispaniques et hispano-américaines.
    L’identité peut être enfin linguistique. Les langues espagnole et française se sont étendues sur les territoires africains et américains, où elles sont entrées en contact avec d’autres idiomes, donnant ainsi naissance à des parlers distincts, communément appelés l’espagnol d’Amérique ou de Guinée Equatoriale, le français d’Afrique. Comme tout système de signes de quelque nature que ce soit, ils sont devenus des matériaux qu’il est possible de présenter, de décrire, mais aussi d’interpréter.
  • Transculturalité
    Etant donné qu’elle est en relation avec le rapprochement et/ou la rencontre des peuples et des cultures, on peut repenser les notions d’interculturalité, de transculturalité, de culture(s) mixte(s), de métissage(s), de néo-culture et d’hybridité.

Modalités pratiques d’envoi des propositions

Les résumés des communications de 400 mots et 5 mots clés, avec titre et mention de l’institution de rattachement, sont à envoyer aux adresses suivantes : crahi2003 chez yahoo.fr , oyaneelisabeth chez yahoo.fr , ella.steeve chez gmail.com avant le 30 septembre 2015, délai de rigueur

Réception des communications le 30 novembre 2015, délai de rigueur, pour la publication des actes du colloque.

Langues de communication : français, espagnol.

Responsable scientifique : NGOU MVE Nicolas, Secrétariat scientifique

Comité d’organisation

Président : AVOME MBA Gisèle

1er Vice-Président : OYANE MEGNIER Elisabeth

2e Vice-Président : MBA ZUE Nicolas

Rapporteur 2 : AKOMOZOGHE Cyriaque

Rapporteur 1 : ELLA Steeve

Contacts

  • Élisabeth Oyane Megnier courriel : oyaneelisabeth [at] yahoo [dot] fr
  • Gisèle Aavome Mba courriel : crahi2003 [at] yahoo [dot] fr

Annonce from http://calenda.org/333190

Du 14 au 15 janvier 2016

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