Navigation

AccueilActualitésNews de l’histoire (du droit) des colonies

Appel à communication (<31/12/2015) pour le Colloque « La présence portugaise à Ziguinchor. Histoire, patrimoine matériel et immatériel » (Université Assane Seck de Ziguinchor, Sénégal, 7-10/12/2016)

mercredi 23 décembre 2015, par Dominique Taurisson-Mouret

  • Organisé par Eugène Tavares (Centre de recherche interdisciplinaire sur les langues, les littératures, les arts et les cultures – (CREILAC) – Université Assane Seck de Ziguinchor)
  • Invité d’honneur : Instituto Nacional de Estudos e Pesquisa (INEP) de Bissau
    Appel à communication

    Le 12 mai 1886, les Français et les Portugais ont signé une convention d’échange de territoires qui fit passer Ziguinchor, dans les limites fixées par la convention, sous la tutelle coloniale française. Les Portugais étaient présents en Casamance depuis le milieu du XVe siècle, même si c’est en 1645 seulement qu’ils y installèrent leur premier comptoir commercial. Et c’est à cette date aussi que la ville de Ziguinchor fut fondée, en même temps que celle de Farim située en Guinée portugaise, actuelle Guinée-Bissau. Ziguinchor dépendait administrativement de la région de Cacheu.

La signature de la convention est intervenue après de nombreuses péripéties et 241 ans de présence portugaise dans cette partie du Sénégal. Le Gouverneur Honório Pereira Barreto s’est vainement battu jusqu’à sa mort, intervenue en 1859, pour que le Portugal ne cède pas Ziguinchor.

En 2016, nous célébrerons donc le 130e anniversaire de la signature de la convention. Il est alors légitime de se demander : Que reste-t-il aujourd’hui de la présence « plus que bicentenaire » des Portugais à Ziguinchor ? L’historien Mamadou Mané répond : « Plusieurs faits dont les traces sont visibles encore aujourd’hui… » Ne faudrait-il pas précisément identifier ces « faits » et « traces » qui font désormais partie du patrimoine ziguinchorois et, au-delà, sénégalais ?

Au moment où la préservation et la valorisation des patrimoines sont devenues des préoccupations majeures non seulement pour l’Unesco mais également pour tous les peuples, ce travail de mémoire prend tout son sens. Il s’agit de revisiter l’histoire de la Casamance, partant, celle du Sénégal, mais aussi de la France et du Portugal, par des regards croisés, en impliquant toutes les personnes concernées par la question, qu’elles soient spécialistes ou simples citoyens, la finalité étant de mettre en exergue les caractéristiques socioculturelles de la ville de Ziguinchor. Ce sont aussi les mondes francophone et lusophone qui sont convoqués à cette occasion.

Le colloque a pour objectif, entre autres, de procéder à un inventaire du patrimoine de Ziguinchor laissé par les Portugais, aussi bien sous sa forme matérielle qu’immatérielle : architecture, routes, édifices, cimetières, gastronomie, imaginaire, contes, chants, musique, danse, langues, patronymes, etc. Plus qu’un simple inventaire de patrimoine, il s’agit d’aller à la découverte d’une partie de la mémoire de la ville de Ziguinchor dont le cheminement historique prend parfois sa source en territoire bissau-guinéen.

Ce colloque se veut aussi une occasion de rencontre internationale. Il nourrit l’ambition d’être interdisciplinaire. En effet, il convoque les historiens, les archéologues, les sociologues (ethnologues, anthropologues), les linguistes, les littéraires (littératures écrite et orale), les archivistes, les documentalistes, les géographes, les collectionneurs. Il compte impliquer les populations locales, dont les témoignages peuvent participer à la reconstitution de cette mémoire par la mise à disposition du colloque d’objets patrimoniaux et mémoriels : photos, costumes, ustensiles, outils, ouvrages, archives, documents sonores, etc. Mais, au-delà de revisiter l’histoire, il s’agira de voir aussi comment se transmet ce patrimoine aujourd’hui, quelles sont les dynamiques qui le maintiennent vivant et dans quelles mesures il est possible de le valoriser.

En organisant ce colloque à Ziguinchor, c’est aussi la diversité culturelle, la créolité, le métissage, le cosmopolitisme et le multilinguisme que nous célébrons.

Modalités de soumisison

Les propositions de communication, de 300 mots maximum et 5 mots-clés, accompagnées d’une biographie sommaire du communiquant (10 lignes maximum, précisant l’institution de rattachement, le statut, les adresses électronique et professionnelle), le tout en français et en portugais, doivent s’inscrire dans les cinq axes thématiques suivants :

  • L’histoire de la présence portugaise à Ziguinchor
  • Le patrimoine matériel : églises ou chapelles, édifices administratifs, maisons, routes, « archi-textes », archives sonores, vêtements, photos, cimetières, objets d’art, etc.
  • Le patrimoine immatériel : styles architecturaux, contes, chants, danse, imaginaire, proverbes, la langue créole, les langues, les patronymes, la musique, la gastronomie, l’art, la littérature, les us et coutumes, etc.
  • Cosmopolitisme, créolité et métissage à Ziguinch

Les propositions doivent être envoyées en même temps aux adresses suivantes :

Calendier

  • Dates du colloque : 7, 8, 9, 10 décembre 2016
  • Date limite d’envoi des propositions : 31 décembre 2015
  • Réponse du comité scientifique : 31 mars 2016
  • Envoi des invitations : 1 juillet 2016
  • Confirmation de participation : 31 juillet 2016
  • Envoi du programme provisoire : 30 septembre 2016
  • Envoi du programme définitif : 10 novembre 2016

Langues de communication

  • français
  • portugais

Visite Une visite de la ville de Cacheu (Guinée-Bissau), chef-lieu de la région à laquelle était rattaché le territoire de Ziguinchor administré par les Portugais, aura lieu le 10 décembre 2016, moyennant une contribution des participants de 35000 FCFA qui servira à prendre en charge le voyage et la restauration. Le payement se fera pendant le colloque.

Comité scientifique

  • Leopoldo Amado, Instituto Nacional de Estudos e Pesquisa de Bissau
  • Abou Haydara, Université Cheikh Anta Diop de Dakar Mamadou Badj, Université Cheikh Anta Diop de Dakar
  • Moustapha-Jean Bangoura, Université Cheikh Anta Diop de Dakar
  • Ousmane Basse, Université Assane Seck de ZiguinchorMichel Cahen, Centre de recherche « Les Afriques dans le monde » CNRS/Sciences Po Bordeaux
  • Carlos Cardoso, Conseil pour le Développement des Sciences Sociales en Afrique Nouha Cissé : Historien géographe
  • Saliou Cissé, Ancien Ambassadeur
  • Paul Diedhiou, Université Assane Seck de Ziguinchor
  • Pierre Gomez, Université de Gambie :
  • José Horta, Instituto Camões Ousmane Sow Huchard, Ethno-musicologue
  • Mamadou Kandji, Université Cheikh Anta Diop de Dakar
  • Raphaël Lambal, Université Assane Seck de Ziguinchor
  • Mamadou Mané, Historien
  • Jean-Claude Marut, Centre de recherche « Les Afriques dans le monde » CNRS/Sciences Po Bordeaux
  • Philippe Meguel, Historien
  • Zaida Maria Correia Lopes Pereira, Université Amilcar Cabral de Bissau
  • Maria Felisa Rodriguez Prado, Université de Santiago de Compostelle
  • Christian Roche, Historien, géographe
  • Jean-Louis Rougé, Université d’Orléans
  • Moustapha Sall, Université Cheikh Anta Diop de Dakar
  • Oumar Sankharé, Université Cheikh Anta Diop de Dakar
  • Julião Soares Sousa, Université de Coimbra

Contact : Eugène Tavares (eugene [dot] tavares [at] hotmail [dot] fr)

Annonce from http://calenda.org/333094

Dans la même rubrique

Dernières brèves