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Appel à communication pour le Colloque international : « L’engagisme dans les colonies européennes. Résistances et mémoire(s), XIXe-XXIe siècles », (Université de Nantes, 20-21/12/2016)

dimanche 10 avril 2016, par Dominique Taurisson-Mouret

Date limite de soumission : vendredi 15 avril 2016

Ce colloque international s’inscrit dans le cadre des travaux de l’axe 4 du Labex EHNE (« Ecrire une Histoire Nouvelle de l’Europe ») et du projet STARACO (Statuts « Race » et Couleurs dans l’Atlantique de l’Antiquité à nos jours).

  • Il est organisé par le CRHIA (Centre de Recherches en Histoire Internationale et Atlantique) de l’Université de Nantes
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Appel à communication

L’abolition progressive de la traite et de l’esclavage dans les colonies européennes est à l’origine de nouvelles migrations de travailleurs à travers le monde, notamment dans la seconde moitié du XIXe siècle. Pour satisfaire les besoins d’une économie de plantation ou pour bâtir les principales infrastructures de leurs colonies, les Européens, principalement les Anglais, les Français, les Portugais, et les Néerlandais font appel à des travailleurs étrangers libres. C’est ce qu’on appelle le système de l’engagisme ou indenture (qui signifie « contrat ») ou encore coolie trade pour les engagés d’origine asiatique (coolie venant du tamoul et signifiant salaire).

Ces nouveaux flux de main-d’œuvre engagée sont dictés par l’expansion coloniale de l’Europe mais également par des conditions socio-économiques difficiles dans les pays d’origine des engagés, lesquelles agissent comme de puissants facteurs de départ. Ainsi, des Javanais, des Japonais, des Tonkinois, des Africains, des Malgaches mais surtout des Chinois et des Indiens quittent leur sol natal pour venir travailler, en échange d’un salaire, dans les colonies d’Amérique et de l’océan Indien mais également dans les territoires nouvellement conquis par les puissances impériales en Afrique, en Asie et dans le Pacifique.

Un grand nombre de ces travailleurs ne seront finalement pas rapatriés dans leur pays d’origine comme le prévoyait leur contrat et s’implanteront dans la colonie ou dans des colonies voisines à la fin de leur engagement. C’est particulièrement vrai pour les engagés africains capturés qui ne possèdent plus d’attaches dans leurs pays d’origine et qui ne bénéficient de la protection d’aucune puissance… Lire la suite de l’Appel dans le fichier joint

Modalités de soumission

Les résumés (500 mots maximum) en français ou en anglais, accompagnés d’un bref CV (une page maximum) sont à envoyer à l’attention de Virginie Chaillou-Atrous à l’adresse suivante : labexehne4 chez univ-nantes.fr au plus tard le 15 avril 2016.

Comité scientifique

Virginie Chaillou-Atrous (CRHIA / LabEx EHNE / Université de Nantes), Céline Flory (CNRS / Mondes Américains / CERMA / CIRESC), Hubert Gerbeau (Aix-Marseille Université), Antonio de Almeida Mendes (CRHIA / CIRESC / Université de Nantes), Bernard Michon (CRHIA / Université de Nantes), Jacques Weber (CRHIA / Université de Nantes), Michèle Marimoutou (CRHIA / Université de Nantes), Myriam Cottias (CNRS), Pieter Emmer (Université de Leyde), Singaravélou (Université Bordeaux Montaigne), Satyendra Peerthum (Aapravasi Ghat / Université de Maurice)

Organisation

Virginie Chaillou-Atrous (CRHIA / Labex EHNE / Université de Nantes), Aurélie Cloarec (Gestionnaire / CRHIA), Thomas Burel (Ingénieur valorisation / CRHIA), Aanor Le Mouël (Ingénieure projet STARACO / CRHIA / Université de Nantes).

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