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Appel à communications : Conférence de l’Association panafricaine d’anthropologie (PAAA) (Bamenda, Cameroun, 7-9/08/2014)

mardi 28 janvier 2014, par Dominique Taurisson-Mouret

Appel à communications : CONFÉRENCE DE L’ASSOCIATION PANAFRICAINE D’ANTHROPOLOGIE (PAAA), Bamenda, Cameroun du 7 au 9 août 2014

Département d’Anthropologie, Université catholique du Cameroun BP 782 Bamenda

L’Association panafricaine d’anthropologie (PAAA) est une organisation nationale et internationale créée en 1989 à Yaoundé au Cameroon, à l’intention des universitaires et praticiens de l’anthropologie. La vocation première de la PAAA porte sur l’anthropologie appliquée, d’où l’accent qu’elle met sur la distinction entre l’enseignement et la formation en anthropologie. Ses objectifs sont axés sur le renforcement des interactions entre enseignants et chercheurs dans les sous-disciplines de l’anthropologie. Elle travaille également à la promotion de la recherche dans les disciplines connexes, ainsi qu’à la stimulation et la coordination de la recherche régionale et interdisciplinaire.

DESCRIPTION

Lors du tout premier forum du congrès de chercheurs africains depuis le début de la décolonisation tenu à Alger en Algérie en 1973, un appel au retrait de l’anthropologie des programmes universitaires sur le continent africain fut lancé. De l’avis de certains, la naissance même de l’anthropologie et la contribution qu’elle aurait apportée aux colonisateurs dans la conquête et la domination des territoires coloniaux étaient des raisons suffisantes pour la suppression de cette discipline en Afrique postcoloniale. Qu’Alger fut la ville hôte du congrès peut peut-être expliquer en partie un tel appel car parmi les pays africains, l’Algérie indépendante était du camp progressiste. Pour certains universitaires africains, l’enseignement de l’anthropologie allait permettre à cette discipline de continuer à remplir l’office qui était le sien entre les mains des colonisateurs, à savoir, l’utilisation des connaissances sur les groupes par les dirigeants [qui sont en fait des pantins entre les mains des anciennes puissances coloniales] pour manipuler et poursuivre la soumission de leur peuples au profit de ceux qui les mettent et les maintiennent au pouvoir.

En 1988, un groupe de 15 anthropologues africains se rencontrèrent à Zagreb, actuelle Croatie, au cours du Congrès international des sciences anthropologiques et ethnologiques (ICAES) pour réfléchir sur la préparation du Congrès. Des 1200 participants à ce Congrès, seuls 15 venaient de l’Afrique, quoique les africanistes d’entre eux participèrent activement. La décision d’organiser une conférence anthropologique pour évaluer l’enseignement et la pratique de l’anthropologie fut prise en août 1989 et la toute première conférence de l’Association panafricaine d’anthropologie (PAAA) fut organisée à Yaoundé. Elle réunit des représentants de 34 universités africaines issus de 25 pays. Depuis lors, la PAAA a organisé des conférences au Cameroun, au Kenya, en Afrique du Sud, au Benin, au Gabon, et dans d’autres pays.

Ces conférences ont été des cadres de choix où les anthropologues et autres chercheurs en sciences sociales ont débattu des questions clefs se rapportant à la pratique de cette discipline et à son évolution au cours des 60 dernières années après le processus de décolonisation. Au fil des nombreuses dernières rencontres, les discussions ont porté sur des questions telles que : l’Anthropologie en Afrique est-elle active dans le Projet tour d’ivoire ? L’activisme de l’anthropologie est-il simplement un affront aux contributions intellectuelles et académiques ?

La conférence de Bamenda ouvre la porte à toutes les sciences sociales et leur donne l’opportunité d’échanger sur des questions clefs auxquelles est confronté le continent africain. Quoique la conférence soit organisée sous les auspices de l’Association panafricaine d’anthropologie, son but ultime est de susciter un échange intellectuel et académique entre chercheurs de toutes les disciplines des sciences sociales et humaines.

La contribution du CODESRIA au développement et à la promotion de la recherche en sciences sociales et humaines a encouragé les organisateurs à créer un thème spécial sur le CODESRIA, dans l’espoir que ceux qui ont participé à ses cours de formation d’été auront l’occasion d’écrire des communications sur les expériences tirées de cette formation.

Le thème général de la conférence est : SCIENCES HUMAINES (ANTHROPOLOGIE) 60 ANS DE POST-COLONIALITÉ. Les sous-thèmes proposés pour la rédaction des communications et autour desquels seront organisés les panels sont les suivants :

  • Thème 1 : Anthropologie et médecine
  • Thème 2 : Mutation des systèmes sociaux et culturels
  • Thème 3 : Théorie et pratique des sciences sociales et humaines
  • Thème 4 : Formation ; Parole de l’intérieur ; Conversation d’étudiants
  • Thème 5 : CODESRIA ET ANTHROPOLOGIE EN AFRIQUE

Premier appel à communications : 15 décembre 2013. Tous les résumés reçus seront évalués par la commission scientifique et leurs auteurs seront informés de leur acceptation ou de leur rejet.

Deuxième appel à communications : 15 mars 2014. Les communications qui découlent des résumés évalués suite au premier appel à communications doivent impérativement parvenir à la commission scientifique avant ou le 30 mai 2014. Ces articles seront soigneusement évalués par des pairs et toutes remarques et commentaires seront portés à l’attention de leurs auteurs.

Contact  : Secrétariat de la conférence de la PAAA, Université Catholique du Cameroun (CATUC BP : 782 Bamenda nkwi70 chez yahoo.com et ppanafricananthropologicalasso chez yahoo.com

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