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Appel à contribution : « Histoire environnementale : études et réflexions/ Reflections and studies on environmental history » (Les Cahiers d’Histoire, 2018)

vendredi 21 octobre 2016, par Dominique Taurisson-Mouret

La revue Les Cahiers d’histoire sollicite des propositions d’articles pour son numéro d’hiver 2018. Ce numéro, qui porte sur l’histoire environnementale, sera publié sous la direction de Michèle Dagenais (Professeure titulaire, UdeM) et Catherine Paulin (étudiante à la maîtrise, UdeM).

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Texte Appel

En tant que sous-discipline apparue dans les années 1970 et 1980, l’histoire environnementale propose de concevoir le passé sous un nouvel angle en le considérant non pas comme le produit des seuls humains, mais résultant aussi de l’environnement, de la nature, des autres êtres vivants. En interrogeant leurs a priori, notamment sur ce qui (ou quoi) constitue un agent historique, les historien-ne-s dans ce domaine ouvrent de nouveaux types de questionnements et proposent des perspectives susceptibles d’apporter des éclairages inédits sur les événements du passé et leur contexte. La prise en compte de l’environnement considéré comme étant composé d’êtres matériels et biologiques, ainsi que leurs interconnections, offre une vision plus complète et plus complexe du passé. En somme, ce type d’approche nous permet de considérer que l’histoire n’est pas seulement une réalisation humaine, ce qui n’empêche pas de garder à l’esprit le fait que le terme « histoire » renvoie avant tout à une notion humaine.

Lorsqu’appliquée à des questions historiques, l’histoire environnementale incite à reconsidérer le passé dans toute sa complexité ; ses méthodes, théories et questions placent à l’avant plan les interactions entre humains et non-humains qui se sont développées à travers le temps et l’espace. La préoccupation pour le vivant et le non-vivant sous leurs diverses formes s’accompagne d’une ouverture vis-à-vis de nouveaux outils pour examiner les contextes historiques, tout comme elle incite au travail et à la collaboration interdisciplinaires.

Interroger le passé en adoptant une perspective environnementale permet aussi aux historien-ne-s d’arrimer plus étroitement leurs travaux et questionnements au présent, ce qui renforce la pertinence de la discipline historique pour une meilleure compréhension des préoccupations contemporaines.

Voici une liste non exhaustive de thèmes qui pourraient être abordés dans les contributions :

  • Espaces et lieux (urbain, rural, appropriation de lieux, production de lieux, partage d’espaces, exclusion)
  • Consommation
  • Pollution
  • Territoire et ressources
  • Mobilité et transports
  • Déchets (impact, recyclage, etc.)
  • Parcs, espaces verts, zoos, jardins botaniques
  • Animaux (de compagnie, de travail, bétail, loisirs, abattoirs, boucheries, etc.)
  • Espèces (exploitation, disparition, introduction, indigènes, etc.)
  • Marchés (agricoles, urbains, publics, etc.)
  • Rapports et relations à l’environnement (nature/culture, humains/animaux, genre, etc.)
  • Cours d’eau
  • Populations, frontières, Autochtones
  • Politiques de l’environnement (local, municipal, provincial, national, international, transnational)
  • Perspectives nouvelles sur un sujet connu (p.e. qui se dégagent d’un point de vue anthropocentrique)
  • Réflexions théoriques et/ou méthodologiques (interdisciplinarité, GIS)

Les co-directrices de ce numéro souhaitent mettre à l’avant plan l’interdisciplinarité et la diversité des sources utilisées en histoire environnementale. Les propositions d’articles qui proviennent de tous les horizons sont les bienvenues. Toutes les personnes intéressées peuvent soumettre une proposition peu importe leur champ de spécialisation spatio-temporel, de même que leur domaine d’étude en sciences humaines et sociales (histoire, anthropologie, archéologie, sociologie, etc.), en autant que leur travail comporte une dimension diachronique. Les réflexions sur la méthodologie et les théories utilisées en histoire environnementale sont également encouragées.

Modalités de soumission

Si vous êtes intéressé-e-s par la thématique, nous vous invitons à soumettre un texte d’environ 500 mots qui présente l’article que vous envisagez rédiger. N’oubliez pas de mentionner les sources et références qui vous seront utiles, ainsi que d’expliquer votre apport à la discipline.
Les propositions doivent être soumises au plus tard le 15 novembre 2016.

Les articles terminés ne devront pas dépasser 8000 mots incluant les notes de bas de page, et devront être reçus par l’équipe au plus tard le 15 mai 2017 pour ensuite être soumis au processus d’évaluation de la revue. Les textes peuvent être rédigés en français ou en anglais. N’hésitez pas à inclure des images dans votre texte si celles-ci sont pertinentes à votre recherche ou étude.

Les Cahiers d’Histoire s’attend à ce que les articles suivent des règles de présentation précises, qui sont disponibles en ligne à l’adresse http://www.cahiershistoire.org/dire.... Vous pouvez faire parvenir vos propositions et/ou demandes d’information par courriel à l’adresse publication chez cahiershistoire.org

(Quelques recensions, de 700 à 800 mots incluant les notes de bas de page, sur des ouvrages liés à la thématique de ce numéro seront également acceptées. Écrivez-nous à l’adresse recensions chez cahiershistoire.org avec votre proposition de recension, ou si vous souhaitez contribuer !)

Comité scientifique responsable de l’évaluation des propositions de contribution

  • Michèle Dagenais, Professeure titulaire au département d’histoire, Codirectrice de l’ouvrage, Université de Montréal
  • Catherine Paulin, Étudiante à la maîtrise au département d’histoire, Codirectrice de l’ouvrage, Corédactrice en chef des Cahiers d’histoire, Université de Montréal
  • Vincent Houle, Doctorant au département d’histoire, Corédacteur en chef des Cahiers d’histoire, Université de Montréal

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