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Appel à contributions Colloque international : « Centre et Périphérie » (Lyon, Université Jean Moulin-Lyon 3, CLHDPP, 2-3 déc. 2015)

mardi 13 janvier 2015, par Dominique Taurisson-Mouret

Colloque organisé par l’Université Jean Moulin-Lyon 3 et le Centre Lyonnais d’Histoire du Droit et de la Pensée Politique (limite : 15 mars 2015)

La métaphore géométrique du centre et de la périphérie est fréquemment utilisée en géographie pour décrire l’opposition entre les deux types fondamentaux de lieux dans un système : celui qui le commande et en tire profit, le centre, et ceux qui le subissent, en position périphérique, donc inférieure. Le concept est ainsi orienté dans le sens des rapports entre lieux dominants et lieux dominés, à la fois pour décrire l’opposition, mais également afin de suggérer un modèle explicatif du déséquilibre et donc de la hiérarchie de ces relations (ville / quartiers extérieurs, ville / campagne, pouvoir central / collectivités locales, ...).

« Dans les travaux de Fernand Braudel, le concept de centre et périphérie est particulièrement efficace. Dépassant le cadre trop strict des États, l’historien se saisit de nouveaux objets historiques – par exemple l’économie capitaliste – et propose une définition de leurs centres. Puis, ses interrogations sur l’espace le mènent presque naturellement à traiter de la périphérie et surtout des rapports qui s’établissent entre les deux. Le meilleur exemple étant fourni par La Méditerranée et le monde méditerranéen à l’époque de Philippe II » (Georges Saunier, Quelques réflexions sur le concept de Centre et Périphérie, Hypothèses, 2000/1 (3), Publications de la Sorbonne, p. 175-180).

Mais le rapport centre et périphérie apparaît souvent bien plus subtil que le seul rapport de domination de l’un sur l’autre. Dans son article « Le centre et la périphérie », paru dans Les lieux de mémoire (P. Nora, dir., vol. 2, Paris, 1997, p. 2889 et suiv.), Maurice Agulhon mettait en évidence la très grande complexité du processus de centralisation de l’État français – jacobin, le centre – qui s’effectue alors même que les régions – la périphérie – demeurent très vivaces, avec leurs cultures et leurs langues propres. La périphérie apparaît alors dans toute sa diversité aussi bien que dans sa dynamique historique propre.

Notre propos se veut large. Un des objectifs de ce colloque est d’engager une réflexion sur les interactions entre les lieux de l’action administrative et de mettre en lumière les liens de dépendance réciproque, inégaux par définition, d’un centre vis-à-vis d’une/des périphérie(s).

Dans le cadre de l’histoire de l’administration, le questionnement pourrait être le suivant : la hiérarchie des relations de pouvoir est-elle stable ou mouvante ? Ceci en fonction de quel(s) critère(s) ? Peut-on faire des comparaisons dans le temps ? Dans l’espace ? En fonction des régimes politiques ? Des missions assignées à l’administration ? Des systèmes administratifs eux-mêmes ? Du type de relation (s) entretenue(s) entre les lieux (direction, contrôle) ? De la nature des échanges (financier, économique, humain, juridique…) ?

Les relations d’inégalités et de hiérarchie ont des causes multiples qui varient dans le temps et dans l’espace. De l’Antiquité à nos jours, vu de France et d’ailleurs, le concept de Centre et Périphérie est un instrument qui doit nous permettre d’apporter un éclairage sur la dynamique de l’évolution de notre système administratif.

Les propositions de contributions sont à adresser avant le 15 mars 2015 à : philippe.delaigue chez gmail.com

Les propositions comporteront un résumé de 500 mots (maximum) de la communication et seront accompagnées d’un CV.

Comité scientifique

  • J.-L. Mestre
  • M. Mathieu
  • Y.-A. Durelle-Marc
  • C. Lauranson-Rosaz
  • C. Gazeau
  • Ph. Delaigue

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