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Appel à contributions (<10/12/2015) : « ’Esclavage interne’, XVe-XIXe siècles. Sources, comparaisons et définitions , (Paris, EHESS, Paris, 24-25 mars 2016)

lundi 7 décembre 2015, par Dominique Taurisson-Mouret

  • Financé par Paris Nouveau Mundi
  • Coordinateur : Alessandro Stanziani (EHESS)
  • Comité scientifique : Odile Journet (EPHE), Lionel Kesztenbaum (INED), Catarina Madeira Santos (EHESS, IMAF), Karine Marazyan (Paris 1), Alessandro Stanziani (EHESS, CNRS – coordinateur), Thomas Vernet (Paris 1), Claude Chevaleyre (EHESS)

Au cours des dernières décennies, le monde académique a été amené à se poser la question de la définition de l’« esclavage » dans divers cadres : avec le renouveau des débats sur l’esclavage antique, puis sous l’influence des travaux menés par les anthropologues de l’Afrique, de l’Asie et des Amériques, et plus récemment à la faveur des nouvelles orientations suivies par l’historiographie du travail. Si les spécialistes ne s’accordent pas sur une définition commune de ce qu’est l’« esclavage », celui-ci fait toujours office de référent essentiel à partir duquel sont évaluées la plupart des formes de la servitude, du travail contraint et de la « non-liberté ».
Nombre d’historiens ont été amenés à souligner le fait que les expériences à partir desquelles est défini l’esclavage ont pu être atypiques dans la longue histoire de la servitude. Partant de ce constat, ce workshop se propose d’aborder l’esclavage et la servitude à partir de leurs formes endogènes en réunissant autour d’une même table des spécialistes des formes internes de la servitude, qu’elles occupent une place importante dans l’historiographie (par exemple les sociétés européennes et islamisées) ou qu’elles soient plus méconnues (comme les expériences asiatiques).
Dans une optique de comparaison réciproque, les participants seront appelés à mettre en exergue les critères qui leur semblent essentiels dans la caractérisation de la forme de servitude présentée en la contextualisant et en s’appuyant, si possible, à la fois sur les aspects normatifs (qu’ils soient juridiques, coutumiers ou d’ordre religieux) et sur les pratiques (à travers les archives judiciaires, des contrats, des témoignages, etc.). Cette approche commune permettra de confronter des expériences diverses, de questionner les méthodologies et de tester la validité (et les limites) des critères de définition hérités des différentes approches et conceptions de l’esclavage.

La participation à ce workshop n’est pas soumise à des frais d’inscription. Toutefois, les participants, en particulier les chercheurs confirmés, devront assurer leurs frais de déplacement et de séjour à Paris. Des allocations spéciales peuvent être envisagées dans le cas des doctorants et post-doctorants.

  • Les propositions de communications, accompagnées d’un court CV d’une page sont à envoyer à tralibre-traforce chez ehess.fr avant le 10 décembre 2015.

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