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Archéologie de l’esclavage colonial (Paris, 9-11/05/2012)

vendredi 30 mars 2012, par Dominique Taurisson-Mouret

Archéologie de l’esclavage colonial

Colloque international organisé par le musée du quai Branly, le Comité pour l’histoire et la mémoire de l’esclavage, le ministère de la Culture et de la Communication et l’Inrap dans le cadre de la journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leur abolition

Mercredi 9 mai 2012 toute la journée, jeudi 10 mai 2012 après-midi, vendredi 11 mai 2012 toute la journée

Entrée libre dans la limite des places disponibles

Consultez le programme du colloque ici

L’histoire de l’esclavage a connu ces dernières années un développement important. Mais, les apports de l’archéologie de la période coloniale à la connaissance du système esclavagiste sont encore mal connus. Pourtant, l’archéologie joue un rôle décisif pour documenter les conditions de vie des esclaves, leurs habitats, les établissements où ils furent asservis – souvent détruits mais dont subsistent les fondations –, les enclaves du marronnage, les rites d’inhumation, l’état sanitaire des défunts, leur âge, leur sexe, etc. Les archives du sol apportent des informations sans équivalent dans les archives écrites qui, lorsqu’elles existent, sont pour la plupart univoques – émanant de l’État, des négriers ou des propriétaires. En étudiant la culture matérielle des esclaves, l’archéologie – et en particulier l’archéologie préventive depuis une vingtaine d’années – contribue de façon décisive aux recherches sur l’esclavage colonial. La traite, l’habitat, la vie quotidienne, le marronnage ou les pratiques funéraires bénéficient ainsi d’une documentation nouvelle.

Des fouilles récentes au Brésil, en Afrique de l’Est, en Afrique du Sud et au Ghana, ainsi que des recherches sous-marines livrent des données importantes sur la traite négrière.
Si les quartiers d’esclaves – les rues « cases-nègres » – ont presque tous disparu, ils « survivent » dans le sol à l’état de structures archéologiques dont l’étude est d’un grand intérêt historique. Des travaux en Louisiane, à Cuba, aux Antilles françaises, au Brésil et au Cap-Vert renouvellent la documentation sur l’habitat et la culture matérielle des esclaves.
Plus difficile à appréhender en archéologie, le marronnage est aujourd’hui étudié aux États-Unis, à Cuba, au Brésil, à La Réunion et à l’Île Maurice.
L’étude des « cimetières » aux États-Unis, en Guadeloupe, en Martinique ou à La Réunion fournit des informations remarquables sur les conditions d’inhumation des esclaves et sur les pathologies caractéristiques de populations asservies (carences, dégradations de la dentition, infections, maladies dégénératives…).

Confrontant études de cas et synthèses sur l’archéologie de l’esclavage aux États-Unis, à la Barbade, à Cuba, au Brésil, aux Antilles françaises, au Cap-Vert, en Afrique de l’Est, du Sud et de l’Ouest, à La Réunion et à l’Île Maurice, ce colloque fera le point sur les avancées récentes de la connaissance de la traite, de l’esclavage et du marronnage et proposera une meilleure prise en compte du patrimoine archéologique du système esclavagiste, de sa conservation et de mise en valeur.

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