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Colloque : « Le moment 1816 des sciences et des arts. Regards croisés franco-brésiliens. Autour du bicentenaire du voyage au Brésil d’Auguste de Saint-Hilaire (1816-1822) et de Ferdinand Denis (1816-1819) » (Paris, 25-26/11/2016)

dimanche 20 novembre 2016, par Dominique Taurisson-Mouret

Ce colloque est organisé par : Mondes américains, le Centre de recherches sur le Brésil colonial et contemporain (CRBC), le Centre de recherches sur les mondes américains (CERMA), en partenariat avec le Centre Roland Mounier (CRM), Paris Sorbonne Université, le Centre Alexandre Koyré (CAK), John Carter Brown Library, la Bibliothèque Nationale de France (BNF), la Maison de l’Amérique Latine (MAL), le Muséum National d’Histoire Naturelle (MNHN), le CNRS, l’EHESS, l’Université de Poitiers et la Région Ile-de-France

  • Vendredi 25 novembre 2016, de 9h30 à 18h : Bibliothèque Nationale de France, Paris 13e
  • Samedi 26 novembre 2016, de 9h30 à 17h30 : Maison de l’Amérique Latine, 217, boulevard Saint-Germain, Paris 7e
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Programme

Cette manifestation s’insère dans le cadre du bicentenaire du voyage au Brésil du botaniste Auguste de Saint-Hilaire (1816-1822) et de l’écrivain Ferdinand Denis (1816-1819), ainsi que de l’arrivée, dans la cour de Jean V à Rio de Janeiro, d’un groupe d’artistes et architectes français (la dite « Mission Artistique Française »), pour proposer une réflexion interdisciplinaire sur les logiques de la mobilité transocéanique et interrégionale du point de vue des hommes, des objets, des images et des concepts. Horizon rêvé de la France depuis le XVIe siècle, l’ouverture du territoire brésilien aux étrangers a provoqué un intérêt renouvelé de la part des politiques comme des scientifiques de toute l’Europe et l’intensification des échanges et des débats. Les voyages d’exploration des premières décennies du XIXe siècle ont pris des formes différentes, les uns ayant l’envergure d’expéditions collectives regroupant de multiples compétences sous le patronage des Etats ou des grandes compagnies marchandes, les autres reposant encore sur des initiatives plus ou moins individuelles ; les circulations qui en ont découlé ont profondément contribué à la construction réciproque des savoirs entre les espaces ainsi connectés. Ces voyages s’effectuent sur fond de mutations profondes : l’apparition des États-Nations est parallèle à l’affirmation d’une nouvelle philosophie de l’histoire et d’un redécoupage entre arts, littérature et sciences qui n’est plus celui du XVIIIe siècle, mais n’est pas non plus encore le nôtre. En ce moment « post-buffonien », les savoirs naturalistes sont eux aussi l’objet de reconfigurations fondamentales (théories de l’évolution, taxinomie, recensement et classification des espèces...), et s’inscrivent dans des formes d’organisation et d’administration en évolution (jardins botaniques, musées naturalistes, académies, écoles de formation spécialisées...).

Le « moment 1816 » qui constitue le cœur de cette rencontre scientifique ne prétend pas seulement réparer des oublis mémoriels et mettre à profit le renouveau des connaissances sur A. de Saint-Hilaire, sur F. Denis et sur les artistes français ; il sera considéré comme le carrefour qui a permis un brassage scientifique et politique fécond, par la mise en dialogue de spécialistes de tous horizons : ethnologues, historiens, spécialistes de la littérature et de l’art, botanistes et historiens des sciences, du Brésil, de France et d’ailleurs.

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