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Colloque : « Les missions allemandes. Leur liquidation et leur résilience 1914-1939 » (Neuendettelsau (Bavière), Centre missionnaire Mission EineWelt, 31/08-4/09/2015) — Neuendettelsau (Bavière), Centre missionnaire Mission EineWelt — Du 31 août 2015 au 4 septembre 2015

vendredi 28 août 2015, par Dominique Taurisson-Mouret

Ce 36e colloque du CREDIC s’inscrit dans le cycle des commémorations de la « Grande Guerre ». Quel a été son impact sur les missions chrétiennes allemandes, catholiques et protestantes, et sur les Églises et les œuvres locales suscitées par leur action ? Dès le déclenchement des hostilités les personnels missionnaires de nationalité allemande ont dû cesser leurs activités et quitter leurs postes. Leurs possessions et leurs instruments de travail ont été séquestrés ou réquisitionnés. La liquidation des missions allemandes n’a pas empêché l’héritage allemand de se faire sentir et parfois même d’être reconnu par les nouveaux maîtres des territoires. De plus, les sciences missionnaires allemandes déjà très avancées avant la guerre ont continué à se développer ; elles ont été entendues dans le débat international sur la mission à travers les grandes conférences missionnaires mondiales (Jérusalem 1928, Tambaram 1938) et dans le développement de la pensée missionnaire catholique. On peut parler de résilience des missions allemandes au-delà et à travers leurs tribulations.

Colloque
Colloque : « Les missions allemandes. Leur liquidation et leur résilience 1914-1939 »
Du 31 août 2015 au 4 septembre 2015
Lire / Écouter / Voir
Gilles Vidal, Marc Spindler et Annie Lenoble-Bart, dir., L’Allemagne missionnaire d’une guerre à l’autre (1914-1939). Effondrement et résilience, Karthala, 2017
Dimanche 1er octobre

Présentation éditeur :

« Les commémorations de la Première Guerre mondiale ont réveillé l’intérêt pour des pans négligés de l’histoire du XXe siècle. C’est ainsi que l’Allemagne missionnaire entre 1914 et 1939 a été redécouverte, comme cet ouvrage en témoigne. L’empire colonial allemand détruit, les missionnaires allemands qui y étaient installés durent céder la place à d’autres. Globalement, les deux tiers du personnel furent « éloignés ». Mais l’effondrement des missions allemandes facilita l’émergence d’Églises autochtones enracinées dans leurs terroirs et leurs cultures. Ces communautés locales gardent non seulement le souvenir mais encore les héritages matériels et spirituels des missions allemandes. En passant par de profondes réorganisations, les relations internationales entre Églises du Sud et Églises allemandes se sont maintenues.
Quelques exemples sont étudiés ici par des universitaires du Togo, du Cameroun et du Congo. Des chercheurs européens apportent un complément pour le Rwanda-Burundi, l’Afrique de l’Est, la Papouasie Nouvelle-Guinée, la Chine ainsi que l’Australie. Un épilogue synthétique démontre la résilience des missions et des sciences missionnaires allemandes.
Quinze auteurs de nationalités différentes ont participé à ce projet, représentant leurs universités ou leurs organisations de rattachement à Paris, Rome, Kara et Lomé (Togo), Douala (Cameroun), Jinan (Chine), Londres, Montpellier, Greifswald (Allemagne), Brisbane (Australie), Utrecht (Pays-Bas), Bordeaux. »

  • Gilles Vidal, maître de conférences en histoire du christianisme à l’époque contemporaine, est codirecteur du Centre Maurice-Leenhardt de recherche en missiologie à l’Institut Protestant de Théologie, Faculté de Montpellier, et membre du Laboratoire Crises de l’Université Paul-Valéry Montpellier III.
  • Marc Spindler est professeur émérite de recherches missiologiques et oecuméniques aux universités de Leyde et d’Utrecht (Pays-Bas).
  • Annie Lenoble-Bart est professeur émérite en sciences de l’information et de la communication de l’Université Bordeaux-Montaigne.

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