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Colloque : « Les sciences devant la question de la race » (Paris, 6/12/2016- 14h-16h)

lundi 21 novembre 2016, par Dominique Taurisson-Mouret

  • Collège des Bernardins, 20 rue de Poissy, 75005 Paris
  • Inscription : secretariat.iuf chez recherche.gouv.fr

PROGRAMME

14h : Ouverture des travaux : Présidence : Alain David

  • Introduction, Marie-Anne Matard-Bonucci, historienne, Université Paris 8, IHTP- IUF.
  • L’apport de la paléogénétique par Eva-Maria Geigl, CNRS, Institut Jacques Monod.
  • Une philosophie de la race ? Magali Bessone, Université Rennes 1, IUF

15h : questions –discussion

15h15 : reprise des travaux : Présidence : Dominique Schapper.

  • Le regard des sociologues, Audrey Célestine, Université de Lille, IUF.
  • Quelle approche pour les juristes, Gwenaëlle Calves, Professeure de droit public, Cergy

16h15 : pause-café

  • 16h45- 19heures : Table ronde finale avec Élisabeth Cunin (IRD- URMIS), Pap n’Diaye (Sciences-Po, Marie-Laurence Haack (Université de Picardie, IUF), Centre d’Histoire), Christian Ingrao (CNRS-IHTP), François Noudelman (Paris 8, IUF) Emmanuelle Sibeud (Paris 8-IDHE).

Depuis les célèbres déclarations de l’UNESCO, la certitude selon laquelle la notion de « race » est un « non-sens » au regard des Sciences du vivant s’est imposée et n’a cessé d’être confortée par des découvertes successives. Toutefois, il semblerait que le rejet du déterminisme biologique comme moteur d’explication de l’évolution des sociétés humaines ne s’impose pas de la même manière de part et d’autre de l’Atlantique. Il en va de même des usages du vocable « race », largement diffusé aux États-Unis quand il apparaît plus controversé en Europe et notamment en France. Cependant, il est également établi que pour imaginaires qu’elles soient, les « races » sont un marqueur qui se retrouve dans des discriminations bien réelles et la notion reste au cœur de multiples lectures du monde contemporain. Paradoxalement, alors que les sciences du vivant établissent plus que jamais le caractère de « fiction » de la notion de race, certains chercheurs des sciences sociales du contemporain considèrent la race et les processus de « racialisation » comme un principe majeur d’explication du monde actuel, relayés en cela, bien souvent, par certains courants de la lutte antiraciste, explicitement non universalistes.

Comment penser la question de la « race » à la lumière des récentes avancées de la recherche en sciences de la vie ? Que nous apprennent les usages diversifiés qu’en font les sciences sociales ? Faut-il conserver une valeur heuristique à un vocable dont l’emploi et la diffusion participent, peut-être, à la pérennisation des conceptions raciales ?

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