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Colloque international : « Décentrements. Les Suds et les défis épistémologiques d’un monde commun » (Paris, 26-28/11/2015)

lundi 23 novembre 2015, par Dominique Taurisson-Mouret

Coordination :

  • Rémy Bazenguissa Ganga, EHESS - IMAF
  • Rada Iveković
  • Kadya Tall, IRD - IMAF
  • Allison Sanders, EHESS - IMAF

Le 26 novembre 2015 :

Centre Calouste Gulbenkian
39 Boulevard de la Tour-Maubourg, 75007 Paris
Metro : La Tour-Maubourg (ligne 8)

Les 27 et 28 novembre 2015 :

Reid Hall, Columbia University, Paris
4 Rue de Chevreuse, 75006 Paris
Metro : Vavin (ligne 4)

PDF - 783.8 ko
Programme
  • Voir aussi le programme complet ici

La notion de décentrements renvoie à une démarche qui invite à appréhender différents lieux subsumés par le concept de Suds où sont mises à l’épreuve, en théorie et en pratique, les sciences humaines et sociales organisées dans le cadre d’une épistémè hégémonique imposée par l’Occident. Cette tension entre l’Ouest, posé comme instance de régulation des rapports entre différentes formes de savoirs à un moment de l’histoire humaine, et les Suds illustre bien ce pas de côté. Dans cette mesure, Décentrer revient à interroger la reconfiguration cognitive et politique du monde depuis les années 1980 en particulier depuis la fin de la Guerre froide, afin de comprendre les potentialités de nouvelles approches épistémologiques. En effet, les Suds émergent à la fois hors de l’Occident en tentant de faire reconnaître les épistémès venues d’autres continents, et en son sein dans des reconfigurations du dispositif de recherche universitaire, dans la critique tout à la fois des catégories de la domination par l’universel que de celles qui hypostasient inversement le particulier, dans la revendication d’une nouvelle répartition disciplinaire reconnaissant la juste place aux « Humanités », et enfin, dans de nouvelles méthodes d’organisation des savoirs sur l’humain dépassant la répartition en aires culturelles. Ce colloque appréhende donc les Suds à travers les interstices, les espaces alternatifs, les lignes de fuite résistantes où émergent des épistémès alternatives.
Ce colloque transdisciplinaire tente de dépasser les logiques nationales d’organisation des savoirs. Il offre un espace de débats où seront mis à l’honneur les savoirs venus d’Asie, d’Amérique latine, d’Afrique ou d’ailleurs, d’une part, et, de l’autre, ceux construits à partir des revendications pour la reconnaissance de leur humanité que portent divers groupes sociaux exclus de quelque manière que ce soit en Occident et ailleurs, en termes de race, de genre, de classe, etc. Les différentes interventions délimiteront, en même temps, un plurivers. Elles tiendront compte des généalogies différentes des appareils conceptuels épistémologiques non hégémoniques ainsi que des concepts correspondants, et présenteront aussi diverses approches sur la construction, la transmission et la réception des savoirs, avec l’objectif de les investir dans le penser et le dire d’un monde commun.

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