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Colloque international : « L’entreprise maritime. Essai de définition XVIe-XXIe siècles » (Boulogne-sur-Mer, 10-12/03/2016)

lundi 7 mars 2016, par Dominique Taurisson-Mouret

  • Responsables scientifiques : Christian Borde et Éric Roulet
  • Colloque organisé par le CRHAEL (Centre de Recherche en Histoire Atlantique Et Littorale) de l’Université du Littoral Côte d’Opale (Boulogne-sur-Mer)
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    Programme

    Après avoir désigné une « résolution hardie de faire quelque chose » (Furetière, 1690) mais aussi un dessein de conquête militaire ou politique, le mot « entreprise » a recouvert par métonymie au XIXe siècle (Académie française, 1832) une réalité bien plus ancienne, une structure économique. Ces différents sens ouvrent de larges perspectives dans le monde maritime, compris comme les sociétés, les économies et les cultures en rapport avec la mer. En prenant comme hypothèse que certaines caractéristiques de l’entreprise maritime ˗ quelle que soit sa taille ou sa destination ˗ se distinguent de celle de l’entreprise terrestre, il reste à définir plus complètement cette différence. Dans quelle mesure les conditions de chargement, les avaries et les fortunes de mer échappent-elles à la logique des transports terrestres et aux besoins de sécurité des terriens ? Les changements dans l’organisation maritime ˗ qu’ils soient techniques (tanker), économico-politiques (pavillons de complaisance) ou sociaux (emploi de main d’œuvre sous qualifiée) ˗ doivent-ils être compris comme des transgressions des normes utilisées à terre ? C’est en complexifiant le questionnaire (J. C. Daumas, 2012), que l’on peut espérer trouver ces caractères originaux de l’entreprise maritime, au lieu de les réduire à de simples déterminants géographiques ou spatiaux (mer, port, littoral, hinterland, îles). Ces éléments conservent en revanche toute leur pertinence pour analyser la stratégie d’entreprise (Suárez-Bosa, 2004).

Les problèmes des entreprises d’armement se posent le plus souvent en termes internationaux. Nous privilégierons les travaux qui proposent des synthèses, des comparaisons ou des études de cas, qui montrent comment les réalités se rapprochent ou s’écartent d’un « idéal type » de l’entreprise maritime ; on peut en dessiner les contours grâce aux trois axes de réflexion suivants :

I) La variété des entreprises maritimes
2) La part du risque
3) L’entreprise maritime et l’État

L’étude de l’entreprise maritime nécessite le décloisonnement chronologique et thématique, toujours souhaité et trop rarement pratiqué. Le dialogue entre modernistes et contemporanéistes permettra de mieux mettre en évidence ruptures et constantes. Les apports et le croisement des sciences historiques, juridiques et économiques, notamment, gagneront à éclairer cet essai de définition de l’entreprise maritime, point de départ obligé pour un futur programme de recherche fondé sur la dimension comparative, proclamée comme base de l’Histoire maritime dès 1989.

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