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Colloque international : « Vestiges du Proche-Orient et de la Méditerranée : traces, passages, réécritures (XVIIIe-XXIe siècles) » : Littérature et arts visuels, domaines anglophone et francophone (Univ. Grenoble 3, 29-31/01/2014)

lundi 4 mars 2013, par Dominique Taurisson-Mouret

Colloque international : « Vestiges du Proche-Orient et de la Méditerranée : traces, passages, réécritures (XVIIIe-XXIe siècles) » : Littérature et arts visuels, domaines anglophone et francophone. 29-31 janvier 2014, Université Stendhal-Grenoble 3

CEMRA (EA 3016) et TRAVERSES 19/21 (EA 3748) Organisateurs : Catherine Delmas, Daniel Lançon

Les vestiges, témoins d’une histoire et de civilisations passées, sont ce que l’usure du temps et du climat laissent à l’homme qui habite les lieux et au voyageur qui les découvre et se les approprie par le regard et l’écriture. Ils sont à la fois la ruine ou le fragment qui signifie une disparition, une absence, le silence et la perte, l’empreinte du passé, et la marque d’un patrimoine culturel, parfois devenu emblème du présent.

Par la diversité des cultures et des civilisations qui se sont entrecroisées au Proche-Orient et en Méditerranée, terres et mer de passages et d’échanges, les vestiges ne sont pas seulement signes d’un effacement, mais constituent un palimpseste. Cet affleurement de traces entremêle différentes époques et apporte le témoignage d’influences parfois ressenties comme contradictoires entre elles et donc sources de conflits mémoriels dans l’histoire et pour les hommes des temps présents. Objet de « représentance », tenant lieu d’un passé, présence d’une absence (Ricœur), documents et archives (Foucault), mémoire de lieux autrefois habités, les vestiges sont également tournés vers l’avenir dans le sens où ils transmettent un héritage, des cultures et des langues, aux générations qui se succèdent (J. Hassoun).

Résurgences, survivances (Didi-Huberman), ils prennent vie sous le regard du photographe ou du peintre, ou la plume de l’écrivain voyageur. Les traces sont donc également textuelles, ou mises en images, elles se disséminent dans un réseau de figures, se transforment sous le regard culturel qui les découvre, se les approprie, les réinvente, les imprime. Objets de découvertes faites par les archéologues et les voyageurs, objets scientifiques ou esthétiques, les vestiges acquièrent ainsi une dimension mythopoiétique. L’hybridité qui émerge de la diversité des traces, des langues et des cultures se retrouve sans doute également dans la déterritorialisation d’écritures et de réécritures devenant « nomades » (Deleuze et Guattari).

Ce colloque international et interdisciplinaire en Etudes anglophones et francophones organisé par le CEMRA EA 3016 (Catherine Delmas) et Traverses 19/21 EA 3748 (Daniel Lançon) de l’université Stendhal Grenoble 3, invite donc les chercheurs à se pencher sur les notions de vestige, de trace, d‘empreinte, d’échange et de passage, sur le palimpseste et la réécriture, l’hybridité et le nomadisme de l’écriture, et leurs modes de représentation dans la fiction, les récits autobiographiques, les lettres et les essais, la littérature de voyage, la photographie et la peinture du XVIIIe au XXIe siècle.

Les propositions de communication, de 300 mots environ, en anglais ou en français, sont à envoyer avant le 15 juin 2013 à :

frais d’inscription : 45 euros

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