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Conférence internationale : « Traces et mémoires de l’esclavage - Traces and memories of Slavery dans l’espace atlantique - in the Atlantic World (Université Paul Valéry, Montpellier, 1er-2/12/2016)

vendredi 25 novembre 2016, par Dominique Taurisson-Mouret

Conférencières plénières

  • Ana Lucia Araujo (Howard University)
  • Christine Chivallon (Directrice de recherche LAM-CNRS)

Voir l’Appel à communication

PDF - 3.8 Mo
Programme

« La conférence Traces et Mémoires de l’Esclavage dans l’Espace Atlantique comporte un beau programme, avec quelque 45 chercheurs en provenance de plusieurs continents et de plusieurs pays.
Elle se propose d’interroger la façon dont les descendants reconstruisent l’histoire de leurs ancêtres dès lors que l’esclavage pratiqué dans le cadre de la traite transatlantique figure parmi les paramètres du processus mémoriel. Elle entend également analyser comment, par un processus de collectivisation de mémoires et d’histoires personnelles ou familiales, les acteurs sociaux du présent contribuent non seulement à générer et à consolider des identités de groupes mais également à favoriser « l’émergence de la mémoire de l’esclavage dans l’espace public » (Christine Chivallon). Outre la redistribution culturelle et symbolique que peuvent suggérer des phénomènes de commémoration, de muséification et de patrimonialisation de la mémoire de l’esclavage, cette conférence souhaite également observer les contraintes que suppose son insertion dans l’espace public en analysant combien la demande sociale, notamment dans le cadre de revendications de devoirs de mémoire, influence la production de la connaissance historique et donne parfois lieu à des conflits de mémoires.
Cette conférence internationale et pluridisciplinaire invite des communications en forme d’études de cas précis, d’analyses visant à dégager des constantes générales et des travaux comparatifs. Le champ géographique retenu englobe la totalité de l’espace atlantique, non pas pour privilégier des travaux sur les interactions entre servitude et capitalisme mais dans le sens où cette modernité-là, modernité mémorielle, transcende les individus, les « races », les nations, l’espace et le temps. Le champ géographique est donc large à dessein. Parce que la mémoire de faits remontant à plusieurs générations ne peut être que parcellaire, transmise et reconstruite, les lignes de force signifiantes du processus mémoriel feront l’objet d’une attention particulière. »

Comité d’organisation :

  • Lawrence Aje (Université Paul-Valéry, Montpellier - EMMA)
  • Nicolas Gachon (Université Paul-Valéry, Montpellier - EMMA)

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