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Dernière séance du séminaire Perspectives comparatives sur les peuples autochtones  : La place des autochtones et de leurs propositions dans la réflexion et la gestion locale / globale de l’environnement : Guyane, Equateur, Viet Nam/Pérou (Paris, 11/04/2013)

mercredi 10 avril 2013, par Dominique Taurisson-Mouret

Dernière séance du séminaire Perspectives comparatives sur les peuples autochtones  : La place des autochtones et de leurs propositions dans la réflexion et la gestion locale / globale de l’environnement : Guyane, Equateur, Viet Nam/Pérou

Le séminaire aura lieu jeudi 11 avril 2013 de 9h à 13h en salle du conseil A, R -1, bâtiment Le France, 190-198 avenue de France 75013 Paris

Dans la continuité de la séance de février sur la relation entre « peuples autochtones » et « environnement », nous réfléchissons aux conditions de possibilité d’un agencement approprié entre institutions autochtones et gestion locale de l’environnement. Comment les expériences de gestion locale environnementale sont-elles connues, comprises ? Comment la participation des autochtones à la gestion des ressources, naturelles et culturelles, d’un territoire est-elle discutée, organisée ? Que peut-on tirer de certaines expériences de gestion environnementale par des peuples autochtones sous forme d’administration de parcs nationaux ou d’aires protégées ? Quel est l’impact de ces expériences au niveau régional ou international, et tout simplement dans la vie des populations concernées ?

  • Peter Bille Larsen (University of Oxford/ University of Lucerne) - La conservation communautaire et les droits autochtones : quelques pistes anthropologiques

Que peut-on tirer de certaines expériences d’administration autochtone de parcs nationaux ou d’aires protégées ? Les questions d’équité sociale dans le domaine de la conservation constitueront le centre de notre réflexion. Celle-ci reposera sur deux études de cas qui seront appréhendées dans une perspective comparative : un projet de co-gestion mené au Viet Nam dans les années 1990 et une enquête anthropologique réalisée plus récemment dans une réserve communale de l’Amazonie Péruvienne. À première vue, ces deux expériences reposent sur des catégories et des approches de gouvernance différentes, voire opposées. Cette communication propose une lecture anthropologique alternative pour entamer une lecture critique de la normativité récente dans le domaine de la conservation.

  • Stéphanie Guyon (SOGIP-LAIOS) & Gérard Collomb (IIAC/LAIOS) - Enjeux environnementaux et chefs coutumiers : Appropriation et gestion des zones de droits d’usage sur le littoral guyanais

A travers l’analyse de deux cas emblématiques (la controverse sur la protection des tortues marines et l’appropriation des zones de droit d’usage), cette intervention croisée portera sur les enjeux identitaires sous-jacents aux revendications amérindiennes sur l’environnement en Guyane. La Réserve naturelle de l’Amana a été créée en Guyane pour protéger les tortues marines que les biologistes estiment aujourd’hui menacées, notamment par le prélèvement des œufs par les villageois kali’na. L’interdiction de ce prélèvement a suscité la revendication d’un droit au libre ramassage des œufs, appuyée sur la référence à des pratiques ancestrales. Mais, derrière cet enjeu, Amérindiens et conservationnistes s’efforcent avant tout d’imposer un « point de vue » : les uns, pour interdire toute prédation humaine sur un animal au fort potentiel symbolique, selon une lecture occidentale/globale de la nature, les autres pour faire reconnaître une identité et une territorialité. A travers cette controverse, prétexte plus qu’enjeu véritable, chaque partie s’efforce d’installer sa lecture du monde dans un champ de légitimité (Gérard Collomb). Dans le cadre du décret d’avril 1987, les Amérindiens de Guyane française ont dans certaines conditions pu obtenir des Zones de Droits d’Usage Collectifs. Initialement prévues par leurs concepteurs pour favoriser les activités de subsistance et d’auto-alimentation des Amérindiens (pêche, chasse et cueillette), les ZDUC, dans le contexte du littoral guyanais, n’ont pas nécessairement une importance économique majeure pour leurs bénéficiaires dont beaucoup ont une activité salariée. En revanche, l’appropriation des ZDUC s’inscrit dans les stratégies de reconnaissance des collectifs autochtones. A travers l’exemple de la gestion et de la mise en valeur de la ZDUC du village lokono de Balaté, nous verrons que la référence à une « terre » collective et les sociabilités familiales entretenues sur la zone constituent un enjeu majeur dans la stratégie d’affirmation d’une identité lokono. (Stéphanie Guyon).

  • Irène Bellier (IIAC/LAIOS) - Retour sur Rio+20
  • Commentaires par Martin Préaud (SOGIP-LAIOS)

Pour plus d’informations : www.sogip.ehess.fr rubrique Activités/publications

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