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« Ethno-géopolitique des Empires. 1. Antiquité et Moyen Âge »

Cycle de journées d’études organisé par Annick PETERS-CUSTOT, Professeure d’histoire médiévale au CRHIA (Université de Nantes), Yann LIGNEREUX, Professeur d’histoire moderne au CRHIA (Université de Nantes) et Jérôme WILGAUX, MCF d’histoire ancienne au CRHIA (Université de Nantes), dans le cadre du LabEx EHNE, axe « L’Europe, les Européens et le monde »

Contact : Annick Peters-Custot annick chez peters-custot.fr

Programme

« Ce cycle de journées d’études entend explorer toutes les relations entretenues par les empires à l’égard des peuples, communautés, groupes, que ces derniers leur soient extérieurs ou non – avec cette précaution, valable pour les époques pré-modernes au moins, que l’Empire ne se pensait pas forcément en termes de dedans/dehors, mais en fonction de gradients d’appartenance . On entend ici les empires comme constructions politiques spécifiques, mais évolutives, sur le temps long de l’histoire, de l’Empire perse à l’ « Empire américain », en passant par les Empires byzantin, napoléonien et coloniaux, et les pseudo-empires (royaumes et États munis d’une idéologie impériale, monarchie pontificale comprise). L’approche consisterait donc en partie à interroger la notion d’empire et ses évolutions, par le biais du traitement des communautés.

Il s’agirait en effet d’examiner, sur le temps long, l’évolution de la description et de la perception des peuples, dans le cadre impérial ou pseudo-impérial, depuis les premiers écrits ethnographiques antiques jusqu’aux descriptions missionnaires et coloniales des époques moderne et contemporaine, en passant par les traités militaires romains adaptant la stratégie à employer en fonction d’une psychologie collective des peuples, par les récits de voyages des pèlerins et missionnaires latins dans l’Orient byzantin et en Terre sainte, par la conception de l’altérité dans l’Empire germanique, par la naissance de l’ethnographie scientifique…, afin de déterminer les conditions d’émergence d’une sincère curiosité et d’un savoir vrai (dans quelle mesure se défait-il des cadres traditionnels imposés par les normes antérieures ?) mais aussi les usages politiques des discours sur les autres comme peuples, cités, communautés religieuses.

Dans la mesure où nous souhaitons mettre en avant les évolutions et éventuelles ruptures dans l’ethno-géopolitique des « Empires », en relation avec les constructions institutionnelles et politiques sur lesquelles repose la considération de l’altérité (bouleversements ecclésiologiques liés à la réforme grégorienne, transfert de l’universel aux individus dans le mouvement libéral…) l’approche doit suivre les marques du temps : l’idée est donc de constituer des journées chronologiques « doubles » sur ce thème (une journée Antiquité-Moyen Âge, une journée Moyen Âge-époque moderne, une journée époque moderne- époque contemporaine) afin de considérer ce qui fait passer d’un modèle ethnographique à l’autre, en se maintenant dans un cadre impérial, impérialisant, ou impérialiste. On se penchera plus particulièrement sur les catégories, leur mode de constitution (remploi de catégories ethniques désuètes chargées d’un sens nouveau, ou invention de nouvelles catégories) et de manière générale sur toutes les trames des discours fixés sur l’altérité collective, qui sont les miroirs de la construction politique qui les fait émerger, sur la carte comme sur le territoire. »


Page créée le mercredi 18 avril 2018, par Dominique Taurisson-Mouret.


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