Navigation

AccueilActualitésNews de l’histoire (du droit) des colonies

« Gaston Doumergue face à la question coloniale », Colloque Gaston Doumergue, itinéraire d’un radical modéré 1863-1937 (Paris, 14/02/2014)

jeudi 6 février 2014, par Dominique Taurisson-Mouret

Colloque « Gaston Doumergue, itinéraire d’un radical modéré 1863-1937 », vendredi 14 février 2014, salle Médicis, Palais du Luxembourg

Sous le Haut Patronage de Monsieur Jean-Pierre Bel, Président du Sénat.

Avec le soutien du Comité d’histoire parlementaire et politique et de l’équipe du programme ANR Identités et cultures en Méditerranée (ICEM)

Sénat, salle Médicis - 15, ter rue de Vaugirard, Paris 6e

Au Panthéon de notre histoire, Gaston Doumergue peut apparaître comme un illustre inconnu, un de ceux que Jean-Louis Debré a baptisé « les oubliés de la République ».

Et pourtant, à l’exception de Raymond Poincaré, nul homme politique n’a occupé autant de fonctions au sommet du régime républicain ; député (1893-1906) puis sénateur (1910-1924) du Gard , plusieurs fois ministre, deux fois président du Conseil, président du Sénat et président de la République (1924-1931), il n’aura rien manqué à la carrière politique de Gaston Doumergue.

On peut se demander s’il n’y avait pas une contradiction entre cette réussite exceptionnelle et la personnalité de Gaston Doumergue, familièrement surnommé « Gastounet ». Il ne fait pas partie des ténors de son époque, les Jaurès, Clemenceau, Poincaré, puis Tardieu, Herriot, Laval. On pense aussitôt à la remarque de René Viviani, qui lui confia néanmoins le portefeuille des Affaires étrangères dans le gouvernement à l’aube de la Grande Guerre : « Dans une démocratie bien organisée, Doumergue serait juge de paix en province ! ».

Il y aurait donc une sorte d’énigme Doumergue : pourquoi ce politique sans brio a-t-il accédé aux fonctions suprêmes, et notamment, plus qu’à la présidence de la République, à la présidence du Conseil ? Pourquoi et comment ce républicain bon teint, issu du terroir profond du Sud radical, s’est-il retrouvé en février 1934 dans la posture d’un homme providentiel, seul capable d’éviter les malheurs d’une guerre civile ? Pourquoi cet homme de la Troisième République a-t-il entrepris une réforme de l’Etat républicain qui annonçait par bien des aspects la révolution gaullienne de 1958 ?

Pour résoudre cette énigme, il faut s’intéresser à toutes les étapes de son cursus, en suivant le fil conducteur d’une problématique qui semble éclairer cet itinéraire exceptionnel. Ce fil conducteur nous conduirait à identifier un paradoxe : d’un côté, Gaston Doumergue nous apparaît comme un enfant de son siècle, comme une figure quasi-archétypique de cette « république radicale » qui s’est imposée en France à la Belle Epoque ; d’autre part, il apparaît à bien des égards comme tourné vers la modernité du XXe siècle, anticipant sur les évolutions culturelles, politiques et institutionnelles de l’après Seconde Guerre mondiale. Ce paradoxe est fascinant, il s’agit de l’illustrer, et, si possible de l’expliquer, en remontant le fil de son éducation, de sa formation et de son itinéraire politique.

PROGRAMME :

9 h 45 Introduction : Jean GARRIGUES, Président du Comité d’histoire parlementaire et politique.

Session 1

10h Le protestant (Patrick CABANEL, Université de Toulouse)

10h30 Le franc-maçon (Pierre-Yves BEAUREPAIRE, Université de Nice).

11h Le parlementaire. (Christophe BELLON, Université catholique de Lille)

11h 30. Face aux enjeux viticoles (Philippe LACOMBRADE, Université de Montpellier)

Déjeuner

Session 2

Modérateur : Gilles LE BEGUEC (Université Paris-Ouest)

14h Face à la question coloniale (Philippe LACOMBRADE, Université de Montpellier)

14h30. Face à la guerre (Fabienne BOCK, Université de Marne-la-Vallée)

15h Le Président de la République (Nicolas ROUSSELLIER, IEP de Paris)

15h30. « L’homme providentiel » de 1934 (Jean GARRIGUES, Université d’Orléans)

Discussion

Conclusions : Jean-Noël JEANNENEY, ancien ministre

Informations : CODA (Comité d’Organisation Doumergue Anniversaire) - tél. (33) 04.66.93.54.20)

Tout l’agenda

Dans la même rubrique

Dernières brèves