Navigation

AccueilActualitésNews de l’histoire (du droit) des colonies

Journée d’étude : Enquête sur la construction des Lumières. Autodéfinitions, généalogies, usages, 1. Les interprétations des Lumières au 20e s (Montpellier, IRRACL, 30/05/2013)

dimanche 26 mai 2013, par Dominique Taurisson-Mouret

Journée d’étude : Enquête sur la construction des Lumières. Autodéfinitions, généalogies, usages, 1. Les interprétations des Lumières au 20e s

Organisée par Franck Salaün (U. Montpellier 3) et Jean-Pierre Schandeler (CNRS)

Montpellier, 30 mai 2013, 9h-17h, site Saint-Charles, salle 007

Séminaire 2013-2014 de l’Institut de Recherches sur la Renaissance, l’Âge classique et les Lumières (IRRACL, UMR 5186-CNRS), Université Paul-Valéry, Montpellier 3

Les interprétations des Lumières au 20e siècle  : P. PELLERIN, P. HORAK, D. DIOP, M. DORIGNY

Présentation

La nécessité d’adopter des définitions opératoires ne dispense pas de réinterroger constamment les modèles d’après lesquels nous étudions le passé et comprenons le présent. Le syntagme « les Lumières », employé sans discernement, finit par perdre de sa signification et se trouve parfois instrumentalisé. Mais affirmer que la signification du terme peut se transformer ou se diluer dans ses usages est déjà une prise de position qui revient à postuler un sens originel toujours susceptible d’être reconstitué ou retrouvé. Et si toute délimitation d’objet constitue déjà une interprétation, peut-on définir précisément « l’objet Lumières » ? Peut-on parler, en quels termes et avec quelles précautions, de littérature, de philosophie, de science des Lumières ? Comment s’entendre sur des contenus, un périmètre, une période ? Et sinon, de quoi parle-t-on et quelles sont les réalités ainsi désignées ?

L’hypothèse qui sera prioritairement explorée est que le phénomène correspond à une élaboration, voire dans certains discours, à une énonciation performative. L’enquête proposée portera donc sur la construction des Lumières abordée comme un ensemble de processus. Il s’agira d’analyser les éléments conceptuels, les enjeux politiques et idéologiques, les contextes historiques et sociologiques qui contribuent à construire les Lumières. Pour baliser le champ de cette enquête, nous proposons de distinguer provisoirement les autodéfinitions, les généalogies et les usages.

• « Autodéfinitions » : le terme désigne les définitions, plus ou moins explicites,proposées par les contemporains (acteurs, observateurs et adversaires, voire acteurs et adversaires à la fois, selon les perspectives adoptées).

• « Généalogies » : plutôt que de qualifier les divers courants de pensée traditionnellement reconnus comme ayant historiquement abouti aux Lumières, le terme désigne ici les voies conceptuelles (linguistiques, historiques, politiques) suivies, explicitement ou non, dans les définitions et autodéfinitions.

• « Usages » : renvoie aux appropriations, aux négations, aux manipulations ou instrumentalisations du mot « Lumières », ainsi qu’aux logiques politiques ou idéologiques qui les sous-tendent.

  • 9h. - Franck SALAÜN, Introduction
  • 9h30. - Pascale PELLERIN (CNRS), Un enjeu idéologique pendant la guerre d’Algérie
  • 11h. - Petr HORAK (Université de Pardubice), Les Lumières dans la pensée de Jan Patocka
  • 14h. - David DIOP (Université de Pau), Les Lumières et l’Afrique
  • 15h30. - Marcel DORIGNY (Université Paris-8), À propos du débat sur l’esclavage
  • Jean-Pierre SCHANDELER Conclusion

Contacts

Dans la même rubrique

Dernières brèves