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Journée d’étude de l’Association française pour l’histoire des mondes du travail : « Décentrer l’histoire du travail (mondes asiatiques et maghrébins) » (Paris, Centre Malher, 1er/10/2016)

vendredi 2 septembre 2016, par Dominique Taurisson-Mouret

  • Centre Malher, 9 rue Malher, 75004 Paris (Métro : Saint-Paul)
  • Inscription auprès de Nicolas Hatzfeld nicolas.hatzfeld chez gmail.com jusqu’au 23 septembre

Dès sa création en 2013, l’Association française pour l’histoire des mondes du travail a inscrit une ouverture globale dans ses orientations de recherches. Elle a ainsi vocation à promouvoir des études sur le travail et les travailleurs à toutes les époques et sous toutes les latitudes.
Le thème choisi pour sa deuxième journée d’études invite à décentrer l’histoire du travail en s’intéressant à d’autres espaces que ceux largement balisés par une historiographie centrée sur le monde occidental (Europe et Amérique du Nord) et sur les formes de mobilisation contrainte de la main d’œuvre instituées dans les territoires coloniaux.
À l’heure de l’histoire globale, décentrer l’histoire du travail ne consiste pas à satisfaire à une mode scientifique, en déplaçant à d’autres aires géographiques des questionnements mûris dans le creuset de l’historiographie occidentale. Quitter les rivages de l’Europe et de l’Amérique du Nord, c’est non seulement envisager des traditions historiographiques singulières, mais aussi étudier des chronologies différentes, des formes alternatives de production et d’organisation du travail, d’autres rapports de subordination, d’action et de lutte, impliquant des mains d’œuvre aux statuts divers. C’est surtout permettre de penser à nouveaux frais des notions qui ont été élaborées dans le cadre des historiographies occidentales ou des processus explicatifs (comme celui cherchant à rendre compte des dynamiques capitalistes) qui leur sont associés.
Dans cette perspective, il s’agit d’abord d’envisager des historiographies, des temporalités et des contextes généralement mal connus par les historiens non spécialistes de ces terrains, et susceptibles de proposer de nouveaux éclairages sur les dynamiques historiques du travail. Le propos se veut aussi plus ambitieux : le décentrement invite à considérer à nouveaux frais les territoires et les histoires plus familiers, à intégrer d’autres récits pour composer des histoires plus vastes, à inventer des chronologies plus ambitieuses. Une telle démarche doit permettre également de dénaturaliser quelques évidences et de questionner quelques certitudes : l’Europe occupe-t-elle nécessairement une position centrale ? L’Occident incarne-t-il nécessairement la modernité ?
En invitant ainsi quelques-uns des meilleurs spécialistes d’histoires du travail non-occidentales, l’AFHMT fait le pari qu’il y a beaucoup à apprendre de telles approches comparées.

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Programme

9 h 30 – 12 h 30 : Amphithéâtre Dupuis (discutant : Philippe MINARD, Paris 8 et EHESS) :

  • Vanessa CARU (CNRS, CEIAS), Du paradigme de la « modernisation » à l’histoire sociale, les renouvellements de l’historiographie du travail en Inde au XXe siècle.
  • Annick LACROIX (Paris-Ouest), Etudier le travail dans l’Algérie et le Maghreb au XXe siècle.
  • Claude CHEVALEYRE (EHESS, CECMC), Histoire du travail et de la servitude en Chine impériale. Problèmes conceptuels et historiographiques.

12 h 30 – 13 h 30 : déjeuner (inscription préalable nécessaire : 20 € environ, mais à moitié prix pour les adhérent-e-s)

13 h 30 – 15 h : Assemblée générale (adhérent-e-s de l’AFHMT)

15 h – 17 h : Amphithéâtre Dupuis (discutant : Alessandro STANZIANI, EHESS, CRH)

  • Aditya SARKAR (Université de Warwick), Arrears Due : Wage-Payments and Mill Politics in Late 19th Century Bombay.
  • Bernard THOMANN (INALCO, ESOPP), Les mineurs dans l’histoire du travail au Japon.

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