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Journées d’étude : « De la transmission des savoir-faire au traitement des affaires. Le forgeron, le juge et l’ethnologue »(Aix-en-Provence, 21-22/05/2015)

vendredi 20 mars 2015, par Dominique Taurisson-Mouret

  • Salle G. Duby | salle Paul-Albert Février - 5 rue du château de l’horloge, Aix-en-Provence, France (13094)
  • Coorganisé par l’IMAF et l’ANR EINsa (L’Etat et les institutions face à la sorcellerie dans l’Afrique contemporaine)

Ces journées seront consacrées à l’évocation de l’œuvre transversale de Bruno Martinelli, autour de collègues, enseignants, jeunes chercheurs invités à venir présenter les aspects de leurs travaux réalisés en collaboration avec Bruno, soit qu’il les a inspirés, soit qu’il les a accompagnés. L’ethnographie rigoureuse et classique, au meilleur sens du terme, que pratiquait Bruno Martinelli alliait fortement l’épreuve du terrain, la maîtrise des langues vernaculaires, clé incontournable de la compréhension des autres, mais aussi le savoir pratique et technique des matériaux et des outils de l’agriculture aussi bien que les techniques de coiffure (des chaînes opératoires) ou la compréhension des règles de l’amitié et du pardon. C’est aussi en termes de procédures judiciaires, d’enchaînement d’actes ou de système de places qu’il aborda les enjeux des procès de sorcellerie.

Bruno Martinelli, professeur d’anthropologie à l’université d’Aix-Marseille et chercheur à l’IMAf, nous a quittés le 12 octobre 2014, la maladie mettant subitement un terme à la présence et à l’œuvre de notre collègue. Bruno Martinelli était un chercheur entrepreneur qui connaissait remarquablement chacun des terrains qu’il a investis et les chantiers de formation qu’il a ouverts (Togo, Burkina Faso, Mali, et plus tard, Centrafrique et Tchad). Refusant de s’enfermer dans l’alternative entre la monographie ethnologique et une anthropologie comparative de survol, il s’efforçait de pratiquer un comparatisme de proximité qui allie le sens aigu de la singularité des sociétés locales et la recherche de ce qui fait la typicité des techniques, des rapports sociaux et des manières de faire. Son entreprise d’investissement de l’étude de la circulation des techniques de la métallurgie du fer en Afrique s’ouvre sur une approche cognitive des voies de la mémorisation visuelle des « yeux curieux » de l’apprenti, des procédés du travail artisanal, d’une mémoire incorporée et de la transmission des savoir-faire, et introduit logiquement à une politique du patrimoine immatériel. L’ethnographie rigoureuse et classique, au meilleur sens du terme, que pratiquait Bruno Martinelli alliait fortement l’épreuve du terrain, la maîtrise des langues vernaculaires, clé incontournable de la compréhension des autres, mais aussi le savoir pratique et technique des matériaux et des outils de l’agriculture aussi bien que les techniques de coiffure (des chaînes opératoires) ou la compréhension des règles de l’amitié et du pardon. C’est aussi en termes de procédures judiciaires, d’enchaînement d’actes ou de système de places qu’il aborda les enjeux des procès de sorcellerie.

PROGRAMME

Jeudi 21 mai 9h30-17h30, Salle G. Duby

9h : Introduction : Sandra Fancello

9h30-10h30 : Ouverture avec Henri Médard (IMAf), Christian Bromberger (Département d’anthropologie), Jacky Bouju (IMAf), Jean-Bruno Ngouflo (Département d’anthropologie de l’Université de Bangui), Séli Djimet (Département d’anthropologie de l’Université de N’Djamena)

10h30-12h30 : Communications (Modération : Sarah Andrieu)

  • Caroline Robion-Brunner (Univ. Toulouse), Sous le regard de l’anthropologue : apport de Bruno Martinelli aux archéo-métallurgistes ouest-africains.
  • Pascale Maîzi (Univ. Montpellier), Théories des apprentissages et de la reconnaissance au cœur de la Technologie Culturelle défendue par Bruno Martinelli.
  • Tatiana Fougal (MNHN, Paris), Bruno Martinelli ethno-technologue : entre l’Université d’Aix-Marseille et le Musée de l’Homme.

14h30-17h30 Communications (Modération : Henri Médard)

  • Fabio Viti (Università di Modena e Reggio Emilia), Sous le regard de l’ethnologue : les rapports sociaux d’apprentissage (Sénégal, Côte d’Ivoire, Togo).
  • Sarah Andrieu (Univ. Nice) et Anaïs Leblon (Univ. Paris 8), Ethnographier les espaces du patrimoine en Afrique de l’ouest (Mali, Burkina Faso)
  • Gaetano Ciarcia (Univ. Montpellier), En attendant l’Unesco, dans la forêt sacrée de Savi (Sud-Bénin)
  • André Mary (EHESS, Paris), Institutions du pardon et politiques de la délivrance.

Vendredi 22 mai, Salle Paul-Albert Février

9h30-13h (Modération : André Mary)

  • Sandra Fancello (CNRS-IMAf), Présentation de l’ouvrage Penser la sorcellerie en Afrique (2015)
  • Andrea Ceriana Mayneri (IMAf), Retour sur dix ans de recherches sur la sorcellerie en Centrafrique (2005-2015) : engagement professionnel, bilan et perspectives futures.
  • Gervais Ngovon (Bangui), Les procès de sorcellerie en Centrafrique.

Conclusion des journées

Contact : Sandra Fancello : courriel : sandra [dot] fancello [at] mmsh [dot] univ-aix [dot] fr

Annonce from http://calenda.org/319581

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