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Journées organisées par le GREHDIOM et le CAGI-CRPLC (UMR 8053) « Les résistances politiques à l’esclavage dans l’espace colonial français : essai de théorisation » (Guadeloupe, 3-8/02/2014)

jeudi 23 janvier 2014, par Dominique Taurisson-Mouret

Dans le cadre du Grand Séminaire d’Histoire des Outre Mers français (GSHOM) : « Résistances, rébellions, révoltes et révolutions. Océan Indien, Antilles-Guyane, France (1750-1850) » dirigé par l’ IHRF (Université Panthéon-Sorbonne/Paris I), le CRESOI (Université de La Réunion), le GREHDIOM, et le CAGI-CRPLC (Université des Antilles et de la Guyane)

Deuxièmes Journées organisées par le GREHDIOM et le CAGI-CRPLC (UMR 8053) sur : « Les résistances politiques à l’esclavage dans l’espace colonial français : essai de théorisation (définitions, typologies, comparaisons) »

Guadeloupe, 3 - 8 février 2014

Dans le prolongement du thème général du Séminaire et des apports de sa première Journée, tenue le 12 novembre 2012 à l’Université de La Réunion, il s’agira cette fois-ci de centrer l’analyse sur la dimension proprement politique des résistances à l’esclavage, à travers des études de cas et des comparaisons, effectuées au sein de l’espace colonial français entre 1750 et 1850[1], en proposant des modélisations théoriques (essais de définitions, de typologies), à partir des éléments de réflexion suivants. On partira en effet d’une acception plus restrictive du terme de « résistance », qui avait jusqu’alors acquis un sens conceptuel et paradigmatique excessif dans l’historiographie de l’esclavage colonial - c’est-à-dire en le réservant précisément à des actes réfléchis et organisés d’opposition au principe et au système esclavagistes en tant que tels -, mais en mettant systématiquement ce mot au pluriel pour en souligner la polyvalence des formes. Dans cette perspective de recherche, les réflexions s’orienteront donc simultanément dans deux directions :

1°. A partir de quel moment la dimension politique d’un acte ou d’un mouvement de résistance à l’esclavage prend-t-elle naissance ? Comment en rendre compte de manière à la fois objective et subjective, à travers le niveau de conscience et de signification qu’en ont ou qu’en projettent les acteurs, entendus au sens large, c’est-à-dire non seulement ceux qui mènent la résistance et ceux qui y participent, mais aussi ceux envers qui elle s’exprime (les colons, les administrateurs locaux et le pouvoir central), ainsi que ceux qui en exercent la répression (notamment militaire et judiciaire) ? Il convient également, dans ce cadre, de s’interroger sur la complexité des motivations et des objectifs poursuivis par les différents acteurs de ces résistances politiques à l’esclavage, incluant non seulement l’appréhension des stratégies à la fois individuelles et collectives qu’ils mettent en place, mais aussi l’analyse des effets de concurrence ou au contraire de synergie qui peuvent en découler, renforçant ou au contraire affaiblissant le mouvement de résistance concerné.

2°. Quelles ont été les différentes formes de ces résistances politiques à l’esclavage ? Créations de communautés marronnes (comme celles de La Réunion ou celle des Boni en Guyane), révoltes serviles (comme celle de Saint-Leu en 1811), rébellions contre le gouvernement central et ses forces armées (comme en Guadeloupe en 1801-1802), ou carrément révolutions, c’est-dire, en quelque sorte, des révoltes et rébellions victorieuses (comme finalement à Saint-Domingue, conduisant à l’indépendance de la colonie en 1804), mais aussi organisation de « partis » plus ou moins officiels, utilisation de la presse, militantisme politique, présentation aux élections… Dans ce cadre, quelles ont été les stratégies, les discours, les valeurs mises en avant lors de ces mouvements ? Quelle a été l’influence des idéaux et principes révolutionnaires issus de la philosophie politique des Lumières sur ces mouvements, notamment dans le cadre général des droits de l’Homme et du citoyen et des libertés publiques qui en découlent, et plus particulièrement du droit de citoyenneté, du droit de résistance à l’oppression (1789) et de son corollaire, le droit à l’insurrection (1793) ?

Coordinateur : Jean-François NIORT, Maître de conférences à l’Université des Antilles et de la Guyane, Faculté des Sciences juridiques et économiques de la Guadeloupe, Responsable du département Histoire du CAGI, Fondateur et animateur du GREHDIOM, Membre du CRPLC (UMR 8053)

0690 35 16 29 et jfniort chez univ-ag.fr ; jfn971 chez live.fr http://jfniort.e-monsite.com

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