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La question de la main-d’œuvre coloniale dans les revues « colonialistes », par Martine Fabre (Article HDC)

La question de la main-d’œuvre coloniale dans les revues « colonialistes » L’exemple de la Tunisie

Martine Fabre

A PARAÎTRE : Conférence donnée au Colloque sur Les discours sur le droit dans les protectorats tunisien et marocain (1881-1956)

Lille, Centre d’Histoire judiciaire (UMR 8025)

25-26 septembre 2008

« Delenda Carthago est » c’est ainsi que Caton finissait tous ses discours. Cette expression est devenue, depuis synonyme d’idée fixe, que l’on poursuit avec acharnement. Si les membres de l’Union coloniale n’ont jamais eu l’intention de détruire Carthage, encore moins Tunis, la question de la main-d’œuvre fait partie des ces préoccupations récurrentes qui donnent lieu à des discours lors des fameux banquets organisés très régulièrement par l’Union coloniale et où l’on rencontre ministres et gouverneurs.

L’Union coloniale est la plus importante des associations formant le lobby colonial. Fondée en 1893 par Théodore Mante, un négociant marseillais, pour être « une chambre syndicale du commerce colonial », elle regroupe les principales maisons françaises ayant des intérêts aux colonies. Son plus illustre animateur est Joseph Challey-Bert qui organise cette association comme une structure administrative, en faisant ainsi une vraie puissance, le général Archimard disait d’elle qu’elle était « le véritable ministère des colonies ». Sept ans après sa création, cette seule association avait un budget annuel de 120 000 francs or. La Revue des deux mondes de 1896 disait dans ses colonnes à propos de l’Union Coloniale Française : « n’est-ce pas d’ailleurs au fond une constatation officielle de l’impuissance de ces bureaux ( en parlant du ministère des colonies) et dont eux-mêmes devraient ressentir la honte, que la création et le développement, parallèlement au ministère de l’Etat d’une union coloniale française, sorte de ministère privé destiné à venir en aide à l’autorité défaillante, à suppléer à l’initiative discréditée, à assurer le service débordé, anarchique de l’autorité gouvernementale. » . C’est sur la période allant de 1890 à 1905 que le parti colonial, lobby formé de plusieurs associations et de différents comités, atteindra sa pleine puissance.

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Fabre, Martine, « La question de la main-d’oeuvre coloniale dans les revues « colonialistes » », Collloque Lille 2008

Page créée le jeudi 17 juin 2010, par Dominique Taurisson-Mouret.


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