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Les territoires du patrimoine en Afrique subsaharienne : enjeux politiques et scientifiques (Séminaire Paris, Avril-mai 2012)

jeudi 24 mai 2012, par Dominique Taurisson-Mouret

Les territoires du patrimoine en Afrique subsaharienne : enjeux politiques et scientifiques

Dates

  • mercredi 11 avril 2012
  • jeudi 12 avril 2012
  • mercredi 30 mai 2012

Lieu : Paris (75013) (190-197 avenue de France (salle 638, bat. Le France))

Territoires du patrimoine, 2012

Le programme intitulé « Les territoires du patrimoine en Afrique sub-saharienne : enjeux politiques et scientifiques » présente un ensemble d’initiatives visant à élaborer un observatoire du patrimoine en Afrique subsaharienne. Ces initiatives comprennent un séminaire régulier de recherche et de valorisation de la recherche, un atelier fonctionnant à la demande, des journées d’études faisant le point sur une question, un blog scientifique. Le séminaire de valorisation de la recherche sur le patrimoine en Afrique sub-saharienne se veut un lieu d’hébergement des chercheurs travaillant sur les territoires du patrimoine en Afrique subsaharienne. Il vise à sensibiliser un public non chercheur (décideurs, bailleurs de fonds, journalistes) aux différentes facettes de cette notion dans le monde de la recherche en SHS. Le séminaire rassemble en un même espace l’ensemble des recherches menées sur le thème du patrimoine en Afrique Sub-saharienne. Il s’agit de dresser un état de l’art en prenant en compte les multiples déclinaisons du patrimoine des recherches menées en Afrique sub-saharienne. Il permet à des chercheurs associés du programme, en particulier des chercheurs africains travaillant dans ce domaine, de confronter et de faire connaître leurs travaux.

Programme des séances

11 avril 2012 (15H00-17h00)

  • AMALIA DRAGANI (post doctorante, CEMAF & FMSH) : Les Touaregs (Algérie, Mali, Niger) face à la mise en musée de leurs cultures matérielles et immatérielles.

Les expressions artistiques immatérielles (verbales, musicales et chorégraphiques) constituent certainement les formes d’art les plus développées et adaptées aux cultures pastorales nomades. Ces sociétés nécessitent de faire l’économie des objets superflus en raison de leurs transhumances et valorisent, par exemple parmi les Kel Tamacheq (Touaregs) la notion de « légèreté », en lui rattachant des connotations à la fois esthétiques et morales. Rien d’étonnant donc qu’aucun propos concernant la restitution d’objets ne soit encore parvenu- du côté des associations touarègues- aux musées européens qui en conservent les collections.

Au contraire, un processus convaincu de patrimonialisation de leur tradition poétique est visible au niveau des associations, autant celles qui agissent en partenariat avec des ONG européennes que celles financés directement par des Touaregs en ayant les capacités économiques. C’est le cas du groupe musical Tinariwen, bien connu sur la scène internationale, à la fois innovateur et débiteur du répertoire musicale et poétique « traditionnel », qui subventionne la collecte de poésie orale et violon monocorde imzad. La poésie est un enjeu important dans une société où la parole poétique et la maitrise du langage métaphorique est un indice de distinction sociale dans une société fortement hiérarchisée. En deuxième lieu, non seulement la poésie constitue un enjeu important dans la relation « horizontal » entre les hommes mais aussi dans la relation « verticale » entre les hommes et les âmes des défunts (les esprits ou Kel Essouf « ceux du vide, de la solitude ») qui sont censés, dans certains cas particulières, inspirer directement les poètes, qui sont investis d’un rôle de médiateur entre les mondes des vivants et des morts.

Les nouvelles collectes des poésies témoignent d’un attachement très fort à cette tradition et vont à accroître une tradition d’anthropologisation de cette patrimoine immatériel, commencée par Charles de Foucauld dans le Hoggar (extrême sud de l’actuelle Algérie) et poursuivi par des anthropologues et linguistes français (D. Casajus), italiens (G.C. Castelli Gattinara) et danois (K. Prasse).

12 avril 2012 (15H30-18H30) Salle 638, bat. Le France, 190 ave de France, 75013, Paris

  • BENOIT HAZARD (Resp. du programme « patrimoine en Afrique », FMSH) : les cadres de la recherche sur le patrimoine en Afrique.

La séance sera consacrée à l’introduction du domaine anglo-saxon des « heritage studies » et à une mise en perspective de ce domaine à partir du regard de chercheurs spécialisé dans la réflexion et la pratique patrimoniale.

  • GERMAIN LOUMPET (Directeur d’études associé, FMSH) : ethnicité et processus de patrimonialisation en Afrique subsaharienne.

À travers la question de l’ethnicité, il s’agit d’envisager les différentes échelles des processus de patrimonialisation et leur confrontation pour dégager des questions plus générales sur la transposition d’une notion : le patrimoine.

17H00 : discussion générale & échanges

30 mai 2012 (14h00-17h00)

  • Alexandra Loumpet-Galitzine (Réseau Asie-Pacifique –FMSH, Paris) : Patrimonialisations coloniales dans l’ouest cameroun / Colonial heritagization in west Cameroun
  • Bertrand Royer (Centre de Recherches et d’Etudes Anthropologiques, Université Lyon II) : Historicité du regard sur la statuaire lobi (Burkina Faso) Historicity of european views on statuary of Lobi (Burkina Faso).
  • Gonbyanne Rose Rouzoune (Chargée des sites et monument au Musée National Tchadien) : Le patrimoine Sao vu à travers la réappropriation du site de Gaoui (Tchad) / Sao heritage seen through the reappropriation of the site Gaoui (Chad)

Contact

Benoit Hazard

courriel : bhazard (at) ehess [point] fr

Centre Edgar Morin

22 rue d’athène

75009 Paris

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