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Séminaire : Construction des savoirs et enjeux symboliques dans les arts visuels des pays de l’islam méditerranéen (XIXe-XXIe siècle) (Paris, EHESS, 2013-2014)

mardi 27 août 2013, par Dominique Taurisson-Mouret

Construction des savoirs et enjeux symboliques dans les arts visuels des pays de l’islam méditerranéen (XIXe-XXIe siècle) / The construction of knowledge and symbolic issues in the visual arts in Mediterranean Islamic countries

EHESS, Paris, France (75) : Séminaire bimensuel de 2 heures (1h15 d’intervention et 45 min de discussion) ; 12 séances dans l’année, 1er et 3e vendredi du mois, de 11h à 13h. Le séminaire « Supports et circulations des savoirs et des arts en Afrique et au-delà », aura lieu au même horaire les 2e et 4evendredi du mois.

Organisation : Annabelle Boissier, docteure en anthropologie, EHESS, Fanny Gillet, doctorante en anthropologie, CHSIM-EHESS, Alain Messaoudi, professeur agrégé d’histoire, CHSIM-EHESS

Résumé

L’atelier entend envisager ensemble les périodes coloniale et post-coloniale, trop souvent arbitrairement distinguées dans les recherches préexistantes, et répondre à la faiblesse des recherches historiques sur la période post-coloniale. On y abordera la question des difficultés matérielles qui se présentent aux chercheurs (disponibilité et fiabilité des sources qui ne permettent que rarement de dater précisément les œuvres ou de les localiser, et plus généralement de répondre aux critères de l’histoire de l’art.). On y discutera aussi des méthodes et des cadres théoriques qui mettent en œuvre les chercheurs travaillant sur les arts visuels, ainsi que la question des échelles les plus appropriées pour saisir des mutations qui s’inscrivent dans un espace multidimensionnel (Méditerranée, monde arabe du Golfe à l’Océan, monde islamique).

Argumentaire

Les arts visuels ont connu un développement particulier dans l’espace arabe depuis le XIXe siècle, en lien avec la colonisation. Dans les espaces turc et persan, le processus de modernisation s’est accompagné d’une imposition de valeurs esthétiques développées dans les centres européens. Or, beaucoup reste à savoir sur les modalités de ces développements, faute de cadres de recherche structurés[1].

Arts des élites, les arts visuels permettent pourtant d’interroger à nouveaux frais les relations de pouvoir qui se sont instaurées entre l’Orient et l’Occident. Ils donnent également l’occasion de réfléchir à la façon dont les sciences sociales ont contribué à la production et à la diffusion des objets culturels, en particulier depuis les lendemains de la Première Guerre mondiale. La production des artistes témoigne ainsi de l’impact du marxisme puis des études post-coloniales, dans une mesure qui mériterait d’être mieux connue.

L’atelier entend envisager ensemble les périodes coloniale et post-coloniale, trop souvent arbitrairement distinguées dans les recherches préexistantes, et répondre à la faiblesse des recherches historiques sur la période post-coloniale[2]. On y abordera la question des difficultés matérielles qui se présentent aux chercheurs (disponibilité et fiabilité des sources qui ne permettent que rarement de dater précisément les œuvres ou de les localiser, et plus généralement de répondre aux critères de l’histoire de l’art.). On y discutera aussi des méthodes et des cadres théoriques qui mettent en œuvre les chercheurs travaillant sur les arts visuels, ainsi que la question des échelles les plus appropriées pour saisir des mutations qui s’inscrivent dans un espace multidimensionnel (Méditerranée, monde arabe du Golfe à l’Océan, monde islamique).

[1] Malgré les programmes dirigés par J. Dakhlia à l’IISMM (Des arts en tension : la création artistique contemporaine en pays d’Islam, Paris, Kimé, collection « Esthétiques », 2006) et par S. Naef, I. Maffi et W. Shaw (Other Modernities. Patrimony and Practices of Visual Expression Outside the West).

[2] C’est le bilan établi par Pierre Vermeren pour le cas du Maghreb (P. Vermeren, Misère de l’historiographie du Maghreb « post-colonial » (1962-2012), Paris, Publications de la Sorbonne, 2012).

PROGRAMME

  • 15/11/13 : Annabelle Boissier, Fanny Gillet et Alain Messaoudi, Cadre général : bilan historiographique, perspectives générales.
  • 06/12/13 : Laurent Cazes, doctorant (Université Paris 1), Présence des artistes musulmans aux Salons.
  • 20/12/13 : Adrien Eudeline, Sociétés et expositions artistiques en Algérie, 1830-1914.
  • 17/01/14 : Jae Yeon Park, doctorante (Université Paris 1), La constitution des collections du musée des beaux-arts d’Alger.
  • 07/02/14 : Habiba Aoudia, doctorante (IRIS-EHESS), Le patrimoine nord-africain dans les collections françaises : l’exemple du fonds Prosper Ricard, directeur du service des Arts indigènes au Maroc (1920-1935).
  • 21/02/14 : Alice Bombardier, docteure (CADIS-EHESS), La vogue de l’art persan en France dans les années 1930. L’influence internationale de la Société Iranienne de l’Héritage National.
  • 07/03/14 : Nadia Radwan, docteure (Université de Genève), D’une révolution à l’autre (1919-2011) : l’ambivalence comme prisme d’analyse d’une modernité artistique en Egypte.
  • 21/03/14 : Tzvetomira Tocheva, docteure (Université de Strasbourg),, Le conflit comme genèse de l’art contemporain marocain. L’émergence d’un art marocain au service d’une nation moderne (1956 - années 1970)
  • 04/04/14 : Emma Chubb, doctorante (Northwestern University), Modern and Contemporary Art in Morocco
  • 16/05/14 : Corinne Cauvin-Verner, docteure (CHSIM-EHESS), Le retour au Maroc des artistes marocains ayant séjourné à l’étranger : analyse d’un phénomène (2000-2013).
  • 06/06/14 : Laetitia Deloustal, doctorante (Université de Perpignan), Artistes femmes contemporaines en Tunisie.
  • 20/06/14 : Jean-Gabriel Leturcq, doctorant (CHSIM-EHESS), Intitulé à préciser

Contacts : Annabelle Boissier ; courriel : annabelle [dot] boissier [at] gmail [dot] com

Annonce from : http://calenda.org/255520

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