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Séminaire : « Les hommes de la décolonisation. Mémoires et itinéraires » (CHJ, Lille ; IHTP, Paris, 2012)

mercredi 2 mai 2012, par Dominique Taurisson-Mouret

Séminaire : « Les hommes de la décolonisation. Mémoires et itinéraires »

organisé par le Centre d’Histoire Judiciaire (UMR 8025, Lille), l’IHTP (CNRS, Paris), Colonialcorpus (http://colonialcorpus.hypotheses.org/) et le réseau RICODE (http://ricode.hypotheses.org/), avec le soutien de la MESHS de Lille

Ce séminaire, s’attachera, autour de la thématique générale des décolonisations, à mener une étude d’ensemble des acteurs des années de transition.

Il s’agira tout d’abord de s’intéresser aux itinéraires individuels et collectifs hérités de la période coloniale, qu’il s’agisse de diplomates, de « conseillers », de fonctionnaires, de juristes, de techniciens, d’enseignants ou de médecins. On s’intéressera à la présence et aux motivations d’acteurs qui jouent sur le terrain des rôles parfois différents : assurer la continuité de la présence de l’ancien pays colonisateur ; être au service de la transition ; œuvrer à l’indépendance de leur propre pays ou d’autres pays, etc.

Ces parcours seront saisis dans une dimension résolument internationale et comparatiste, ce qui signifie que les interventions pourront porter sur des territoires en Méditerranée, en Afrique ou en Asie qui dépendaient de l’ancien Empire français, mais également d’autres empires européens, voire plus généralement occidentaux. Un tel déplacement du regard permettra de mettre en évidence les points de ressemblance ou de divergence avec des systèmes coloniaux qui paraissent parfois extrêmement différents. L’approche comparée permet aussi la diversification des regards portés sur ces itinéraires personnels ou collectifs, en faisant appel à la fois à l’histoire politique, à l’étude du rôle des institutions et à l’analyse des comportements. La restitution de ces diverses dimensions permettra de comprendre plus finement la complexité des rapports, souvent marqués par le poids des représentations, entre les anciennes métropoles européennes et les « nouveaux » Etats.

Enfin, nous reviendrons sur les sources qui permettent d’étudier la place et l’œuvre des acteurs de la décolonisation. C’est sans doute la richesse de ces différentes sources qui explique qu’une attention particulière sera portée à l’apport de la parole des acteurs à la compréhension de l’événement et des évolutions. Un certain nombre d’acteurs de cette période sont encore en vie et leurs témoignages pourraient fournir des indications essentielles en l’absence d’archives écrites. Le recours aux témoignages place de plus en plus les questions de mémoire au cœur des préoccupations de l’historien et du chercheur en sciences humaines, qui veulent mieux comprendre les continuités ou les discontinuités post-coloniales, compléter ou mesurer le rapport au réel des archives « officielles ». L’objectif est donc de confronter l’histoire et la mémoire, en débattant notamment de la « fabrication » et de l’exploitation de l’archive orale.

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