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Séminaire : « Les usages politiques des confréries soufies dans le monde arabo-berbère méditerranéen et en Afrique de l’Ouest »(Paris, IISMM) // Séance du 18/10/2016 : C. Hames, EHESS, « Shaykh Hamahullah, la Tijâniya et les autorités coloniales (première moitié 20e siècle) »

samedi 15 octobre 2016, par Dominique Taurisson-Mouret

  • IISMM, salle de réunion, 1er étage, 96 bd Raspail, 75006 Paris
  • Du 18 octobre 2016 au 18 avril 2017 (3e mardi du mois de 15 h à 17 h)
  • Séminaire organisé par Odile Moreau, maître de conférences à l’Université Paul-Valéry Montpellier 3 / IMAF et Pierre Vermeren, professeur à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne / IMAF

Séance du 18 octobre 2016, de 15h à 17h
Constant Hames, EHESS : « Shaykh Hamahullah, la Tijâniya et les autorités coloniales (première moitié 20e siècle) »

« Pendant deux ans, nous avons animé un séminaire intitulé « Retour ou permanence des confréries en Méditerranée et dans l’ouest de l’Afrique ». Après avoir accueilli une douzaine d’invités, du doctorant au chercheur senior, de France, d’Europe, du Maghreb et d’Afrique, il est clairement apparu que la problématique des confréries soufies est une thématique vivante, qui connaît un regain de recherches et d’activité, notamment hors de France. Cette situation tient à la réactivation du confrérisme tant au Maghreb qu’en Turquie, alors qu’il a acquis une puissance politique considérable dans certains pays d’Afrique de l’Ouest. Cette réactivation tient notamment à l’instrumentalisation des confréries, qui est faite par les pays de la région face au salafisme dans ses différentes obédiences. Cet usage politique contemporain n’est pas nouveau. Déjà les sultans, les pouvoirs coloniaux ou les nationalismes avaient utilisé, récupéré ou instrumentalisé à leur profit les confréries, ou selon des objectifs politiques divers. Il n’est donc plus temps de s’interroger sur la pertinence de cette question, mais sur ses usages et les formes qui sont mises en œuvre et déployées, à l’initiative des États, des acteurs confrériques et politiques de la région. C’est dans cette direction que nous travaillerons cette année, avec une nouvelle pléiade d’intervenants invités à présenter leurs travaux dans ce sens. Pour mettre à profit ces séances, il est donc recommandé aux étudiants de lire et de travailler au préalable la question du confrérisme ou du soufisme dans la région, car dans ses grandes lignes, cette forme particulière de l’islam sera supposée connue, ou du moins défrichée. »

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