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Séminaire : Retour ou permanence de la question des confréries sur les deux rives du Sahara. Afrique du Nord, Afrique de l’Ouest // Séance du 9 juin 2015, Oissila Saaidia, Université de Lyon II, « Les confréries musulmanes dans l’Algérie coloniale (1830-1914) : du surveiller sans punir au « surveiller et punir » » (Paris, IISMM)

lundi 8 juin 2015, par Dominique Taurisson-Mouret

  • Séminaire dirigé par Pierre Vermeren, professeur à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et de Odile Moreau, maître de conférences à l’Université Paul-Valéry (Montpellier III)
  • Périodicité : 3e mardi du mois de 16 h à 18 h
  • Localisation : Site Raspail / IISMM, salle de réunion, 1er étage, 96 bd Raspail
  • Calendrier : Du 18 novembre 2014 au 19 mai 2015

Séance du 9 juin 2015, 16h à 18h : Site Raspail / IISMM, salle de réunion, 1er étage, 96 bd Raspail

  • Oissila Saaidia, Université de Lyon II, « Les confréries musulmanes dans l’Algérie coloniale (1830-1914) : du surveiller sans punir au « surveiller et punir » »

Présentation du séminaire :

« L’objectif de ce séminaire est de questionner les dynamiques confrériques transnationales à l’œuvre au Sahara, en Afrique du Nord et en Afrique de l’Ouest en ce début de XXIe siècle. Pour éclairer cette dynamique très mal connue en France, et en partie oubliée depuis la fin de la période coloniale, on s’attachera à présenter, à partir d’exemples localisés dans le temps et dans l’espace, des trajectoires et des modes de transmission du confrérisme de l’époque coloniale au temps présent. Un renouveau confrérique s’est opéré aux XIXe et XXe siècles, en résistance à la pénétration et à la domination coloniale. L’État colonial a tenté de contrôler cette dynamique sociale et religieuse au service de son entreprise. Après les indépendances, les Etats nations ont marché dans les pas de l’État colonial, et ont parfois tenté, notamment au nord du Sahara, de briser les confréries perçues comme une menace pour la construction nationale en devenir. Par une approche pluridisciplinaire à dominante historienne et anthropologique, nous proposerons d’analyser le devenir de ce phénomène à travers les espaces transsahariens. Le maraboutisme, les confréries (Rahmaniya, Sânussiya, Qâdiriya, Tidjâniya, Shâdhiliya, Kattaniya, Mouridiya …) et le culte des saints seront abordés dans leur dynamique de pouvoir (économique, sociale, religieuse politique…). Alors que les récents conflits au Mali, au Sahara et en Libye ont démontré la vivacité de ce phénomène complexe, on tentera de présenter ses interactions avec le fondamentalisme et le wahhabisme, avec la rivalité algéro-marocaine dans l’espace sahélien, avec l’héritage en déshérence du kadhafisme au Sahara et au Sahel, et avec les dynamiques culturelles qui unissent et opposent les cultures arabe, berbère (touarègue) et sahélienne dans cette région. »

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