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Séminaire « les décolonisations au XXe siècle » (IHTP, Paris, 30/03/2012)

vendredi 2 mars 2012, par Dominique Taurisson-Mouret

Séminaire de recherche sur « les décolonisations au XXe siècle »

Réseau de recherche interdisciplinaire « Colonisations et décolonisations », Institut d’histoire du temps présent –CNRS & Centre d’histoire judiciaire – CNRS- Lille 2

Programme de la séance du 30 mars 2012 à l’IHTP

Salle 124

9h30-12h

Cette séance à deux voix dédiée à l’Algérie s’inscrit dans le cadre du cinquantenaire de l’indépendance de cet Etat.

  • Jean-Pierre PEYROULOU : « Hocine Aït Ahmed, une pensée politique en action (1945-1963) »

Depuis les premiers travaux de M. Harbi, l’historiographie récente du FLN souligne la nature polymorphe du FLN, instrument de libération anti-coloniale mais aussi de coercition. Après quelques décennies de sacralisation tiers-mondiste et à la lumière de la décennie de guerre civile, les études récentes montrent que la violence, largement imputable à la colonisation, était aussi constitutive de la culture politique du FLN, les hommes du Premier novembre l’ayant souvent intégré, non seulement contre le colonisateur, mais aussi dans les rapports avec leur propre peuple. Cette observation générale peut être nuancée en fonction des hommes.
En effet, sur le rapport à la violence comme moyen de relation au peuple, Hocine Aït Ahmed occupe une place singulière. La vie militante du dernier “chef historique” vivant du FLN avec Ben Bella, est relativement connue, même si aucune biographie ne lui a été consacrée, à la différence des autres grands acteurs du nationalisme algérien comme Abbas, Messali , Ben Bella , Boudiaf…. Sa pensée n’a jamais fait l’objet de véritable étude, alors qu’elle est sans doute l’une des plus singulières et des plus constantes parmi celles des dirigeants nationalistes algériens. C’est sur cette dernière que nous voudrions nous arrêter pour la période qui correspond au combat nationaliste entre 1945 et 1963, date à laquelle il démissionna de l’Assemblée constituante algérienne, écran de fumée devant le tout puissant Bureau politique du FLN auquel il refusa de participer. Cette position le conduisit à passer en 1963 dans l’opposition et dans la clandestinité en Kabylie.

  • Samia El MECHAT : « Les pays arabes et la question algérienne 1945-1962 »

L’analyse de la relation entre l’indépendance algérienne et l’action d’hommes de pouvoir dans les pays arabes reste une question délicate. Ce point revêt pourtant un intérêt scientifique particulier. L’action internationale et la « solidarité » des « Frères » arabes pendant la guerre d’indépendance et au-delà font en effet l’objet d’interprétations divergentes. Des mouvements complexes et contradictoires ont caractérisé les politiques algériennes des dirigeants arabes du Maghreb et du Machrek. Cette approche, qui s’inscrit dans une histoire globale du rôle des forces internationales dans les processus de décolonisation et d’affirmation des souverainetés nationales, vise à mieux repérer les enjeux, à saisir les interactions et les dynamiques à l’œuvre.

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