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Sonja Malzner, Anne D. Peiter, dir., Der Träger. Zu einer « tragenden » Figur der Kolonialgeschichte, Transcript, Kulturwissenschaft, 2018

Présentation éditeur :

"Die Geschichte der europäischen Expansion und Kolonialisierung kann ohne den Rückgriff auf Lastenträger nicht vorgestellt werden : Sie waren es, die das räumliche Vordringen europäischer Entdecker überhaupt ermöglichten. Alle Kontinente waren vom Trägerwesen betroffen, doch über das Schicksal der Träger_innen selbst ist bisher wenig bekannt.
Die internationale Beiträgerschaft des Bandes verschränkt kultur-, medien- und sozialgeschichtliche Fragestellungen und dokumentiert erstmals die zentrale Rolle, die den Träger_innen in ökonomischer, politischer und gesellschaftlicher Hinsicht zukam."

  • Sonja Malzner (Dr. phil.) lehrt Deutsche Sprache und Kultur an der Universität Rouen (Frankreich).
  • Anne D. Peiter (Dr. phil.) lehrt Deutsche Literatur und Geschichte an der Universität von La Réunion (Frankreich).

Voir aussi l’exposition virtuelle « Les porteurs - Träger » réalisée par Sonja Malzner et Anne Peiter pour l’Iconothèque historique de l’océan Indien

« Dans toutes les régions du monde et à toutes les époques de l’Histoire, il y a eu des porteurs. Le portage des matières nécessaires au quotidien (l’eau, les combustibles, les matériaux de construction, les récoltes) ou le portage d’hommes (d’enfants, de malades ou des plus âgés) appartiennent aux fondements de toute société et de toute économie.
Cette exposition présente des cas de portage d’hommes ou de matériaux principalement dans le contexte africain du colonialisme. Ces porteurs ne travaillaient donc pas pour leurs propres besoins, certains y étaient forcés, d’autres en faisaient leur métier et étaient plus ou moins bien rémunérés.
Sans porteur recruté localement, les colons européens étaient incapables d’acheminer les charges des côtes africaines vers les terres intérieures. Avoir des porteurs à disposition était une condition indispensable pour le succès de la colonisation. Les images de cette exposition témoignent d’un aspect important mais volontiers oublié de cette histoire de conquête et de violence.
Une nouvelle dimension s’est ouverte au portage avec les débuts du tourisme au 20e siècle. Plusieurs formes de tourisme nécessitaient l’emploi de porteurs : l’exploration et la chasse en Afrique, les cures de santé à Cilaos et à Salazie à La Réunion, ainsi que l’ascension des sommets qui trouve dans l’Himalaya sa forme la plus aboutie. Jusqu’à aujourd’hui encore, les touristes font appel à des porteurs qui en ont fait leur métier.
L’exposition ne suit pas un ordre chronologique qui place la vérité historique au premier plan. Elle amène au contraire à réfléchir, à travers différentes thématiques, sur la façon des Européens de mettre en scène le portage. Car, bien que les photographies puissent paraître objectives, elles sont bien des fenêtres qui bornent les limites de notre perception vers les positions idéologiques des auteurs. Ainsi, il s’agit le plus souvent d’une mise en scène de supériorité, souvent à des fins propagandistes, au service de la colonisation. D’ailleurs, les légendes qui accompagnent les illustrations dans les livres nous amènent à une lecture de l’image en dirigeant notre regard sur certains aspects au détriment d’autres éléments pourtant importants pour la compréhension de l’Histoire. »


Page créée le mercredi 27 juin 2018, par Dominique Taurisson-Mouret.


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