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Tourisme, patrimoine et autochtonie dans le Maghreb contemporain (XIXe-XXIe siècle), (Madrid, Casa de Velázquez, 20-30/11/2012

vendredi 9 novembre 2012, par Dominique Taurisson-Mouret

Tourisme, patrimoine et autochtonie dans le Maghreb contemporain (XIXe-XXIe siècle), 20-30/11/2012)

Organisé par l’École des hautes études hispaniques et ibériques (Casa de Velázquez, Madrid), UMR 5136 (FRAMESPA, Toulouse), Institut de Recherche sur le Maghreb Contemporain (Tunis), Centre Jacques-Berque (Rabat), Université de la Manouba (Tunis)

Salle Pierre Paris - Casa de Velázquez, C/ de Paul Guinard, 3, Madrid, Espagne (28040)

Résumé

Comment définir l’autochtonie et les autochtones ? Il ne s’agit évidemment pas de donner une réponse unique à cette interrogation mais de comprendre comment ces notions ont pu être mobilisées par les acteurs tout au long de cette vaste période qui va de l’ère coloniale à nos jours, de savoir quels sens leur ont été donnés, et de cerner les enjeux à l’œuvre. En tenant compte de la complexité des sociétés coloniales et contemporaines, on se doit de mettre en évidence non seulement les effets de domination et de résistance, de violence symbolique et de rejet, mais également ceux d’appropriation et d’acccommodement d’une culture et d’un passé.

Présentation

La question de l’autochtonie dans la mise en tourisme et la patrimonialisation acquiert une singulière résonance dans les sociétés coloniales et contemporaines du Maghreb. Dans le premier cas, il ne s’agit pas de sauvegarder, rénover, classer et faire visiter les hauts lieux d’une nation, en activant une mémoire historique partagée, comme ce fut le cas en France ou en Grande-Bretagne. La patrimonialisation à l’œuvre dès le milieu du XIXe siècle concerne des monuments et des artefacts appartenant à d’autres peuples, ceux que la nation colonisatrice a dominés. Ce sont bien les éléments du passé d’un « Autre » qui sont alors patrimonialisés et soumis au regard des touristes. Dans les sociétés du Maghreb contemporain, c’est au contraire son passé, celui du peuple dans ses différentes composantes culturelles qui est conservé et donné à voir.

Comment définir l’autochtonie et les autochtones ? Il ne s’agit évidemment pas de donner une réponse unique à cette interrogation mais de comprendre comment ces notions ont pu être mobilisées par les acteurs tout au long de cette vaste période qui va de l’ère coloniale à nos jours, de savoir quels sens leur ont été donnés, et de cerner les enjeux à l’œuvre. En tenant compte de la complexité des sociétés coloniales et contemporaines, on se doit de mettre en évidence non seulement les effets de domination et de résistance, de violence symbolique et de rejet, mais également ceux d’appropriation et d’acccommodement d’une culture et d’un passé.

Coordination : Colette Zytnicki (Université Toulouse II)

PROGRAMME

Jeudi 29 novembre

9h30-10h30

  • Ouverture : Jean-Pierre Étienvre, Directeur de la Casa de Velázquez
  • Introduction : Colette Zytnicki, Université Toulouse II
  • Conférence inaugurale : Imed Melliti, Université Tunis El Manar : L’autochtonie et ses enjeux dans le discours des sciences sociales

10h30-14h

Patrimoine, arts et acteurs « indigènes » et tourisme à la période coloniale

  • Lassaad Dendani, Faculté des sciences humaines et sociales de Tunis : Itinéraire des premiers acteurs locaux du tourisme en Tunisie au temps du protectorat français. Accompagnateurs, Guides et « animateurs touristiques »

Pause

  • Charlotte Jelidi, Institut de recherche sur le Maghreb contemporain : Le rôle des Tunisiens dans la mise en tourisme d’un centre urbain dit « arabe » sous le Protectorat français, le cas de Sidi Bou Saïd
  • Colette Zytnicki, Université Toulouse II : La part des autochtones dans la mise en tourisme en Algérie : notables, randonneurs, et guides
  • Barkahoum Ferhati, Centre national de recherche préhistoriques, anthropologiques et historiques Alger : Bou-Saâda et son syndicat d’initiative ou la folklorisation des pratiques locales (1845-1962)

16h-19h

  • Clara Alvarez Ilhem Topico, École des hautes études hispaniques et ibériques : L’atelier de plâtre sculpté du Musée Alaoui, une attraction touristique
  • Yassine Karamti, Université de Tunis : Notes sur le patrimoine maraboutique dans la Régence de Tunis, étude d’un corpus de cartes postales photographiques anciennes

Vendredi 30 novembre

10h-14h

La question de l’autochtonie dans la mise en tourisme actuelle

  • Neila Saadi, Faculté des sciences humaines et sociales de Tunis : Les Berbère en Tunisie : une autochtonie en construction
  • Clémentine Gutron, Université de Louvain : La vie quotidienne dans les ruines maghrébines au temps du Patrimoine de l’humanité : autochtones, vous avez dit autochtones ?

Pause

  • Francesca Di Micheli, Université Paris-Descartes : Le mirage d’un patrimoine authentique : le ksar Ait Ben Haddou au Maroc
  • Hamid Ait Saïd, Centre Jacques-Berque : L’authentique, tourisme et mise en valeur de patrimoine bâti au Maroc : le cas des greniers collectifs de l’Anti-Atlas (Grenier INNOUMMAR, sud du Maroc)

16h-19h

  • Cyril Isnard, Universidade de Évora : Sacra Rhodus. Catholicisme autochtone, patrimoine colonial et tourisme à Rhodes
  • Pierre-Noël Denieuil, Institut de recherche sur le Maghreb contemporain : Tourisme et développement local : enjeux de l’autochtonie et modes de participation communautaire

Discussion générale

Contacts : Ana María Molero Lozano : courriel : ana-maria [dot] molero [at] cvz [dot] es

Annonce from http://calenda.org/226245

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