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Vient de paraître : Bruno Saura, Histoire et mémoire des temps coloniaux en Polynésie française , Tahiti, Au vent des îles, 2015

samedi 13 février 2016, par Dominique Taurisson-Mouret

  • Collection Culture océanienne, 376 p. ISBN : 978-2-36734-081-4 Prix : 28 €

Présentation éditeur :

« Cet ouvrage tente de combler un certain vide existant dans les études anthropologiques et historiques relatives au passé récent de la Polynésie française, et plus précisément, à la mémoire de ce passé.
Parce qu’il a pour l’essentiel trait à des sujets douloureux, embarrassants et conflictuels, j’aurais aimé ne pas écrire le présent ouvrage. Il m’a pourtant semblé qu’il convenait de le faire, pour des raisons à la fois morales et ‘’scientifiques’’. Il s’adresse à tous les acteurs engagés dans l’histoire contemporaine de la Polynésie française, au premier rang desquels ses habitants désireux de mieux connaître les sources relatives à la colonisation de leurs îles et les résistances que celle-ci provoqua. C’est d’abord pour eux que j’ai écrit ce livre. J’espère qu’ils y trouveront matière à l’approfondissement de leurs connaissances et de leurs réflexions. Je le destine aussi aux lecteurs français métropolitains, et notamment aux représentants de l’État en Polynésie française ainsi qu’aux tenants des autorités parisiennes en charge du ‘’dossier polynésien’’, notamment dans ses aspects nucléaires. Enfin, dans le domaine ‘‘scientifique’’ – ou de la recherche – cet ouvrage tente de combler un certain vide existant dans les études anthropologiques et historiques relatives au passé récent de la Polynésie française, et plus précisément, à la mémoire de ce passé. Mon ambition est de rendre compte de façon synthétique de la mémoire ou peut-être des mémoires que les habitants de la Polynésie française d’aujourd’hui gardent ou nourrissent des ‘’temps coloniaux’’ ». »

Bruno Saura est né à Metz (France) le 5 août 1965. Cet universitaire est l’auteur de travaux scientifiques et d’essais consacrés à la Polynésie. S’il fallait trouver un thème commun à ses œuvres, ce serait l’homme polynésien, avec sa sensibilité et ses habitudes, ses misères et ses travers. Bruno Saura est avant toute chose observateur attentif de la réalité polynésienne. Il met à nu les souffrances d’une population autochtone qui habite poétiquement et violemment une Polynésie en perpétuelle mutation, sans cesse en quête de son identité originelle. « Là, en ces premières années de la colonisation française, le gendarme, représentant de l’administration de l’archipel, remplissait les fonctions d’instituteur. Ce n’est qu’au fil des ans que furent envoyés plus régulièrement, depuis Papeete, des instituteurs métropolitains ou tahitiens. La pirogue étant le seul moyen de déplacement, et les routes limitées à quelques kilomètres de pistes, une minorité d’enfants fréquentaient l’école française. Les autres enfants se contentaient des cours de l’école du dimanche, c’est-à-dire, de l’enseignement biblique dispensé en langue tahitienne dans les paroisses protestantes. » (Pouvanaa a Oopa). Bruno Saura est professeur en Civilisation polynésienne à l’université de la Polynésie française. Titulaire d’un doctorat en Science politique et d’une habilitation à diriger des recherches en Anthropologie de l’université d’Aix-Marseille III, il réside de longue date en Polynésie française. Ses principaux travaux portent sur la tradition orale des îles Sous-le-Vent (La lignée royale des Tamatoa de Raiatea, 2003 ; Huahine aux temps anciens, 2005), ainsi que sur les questions ethniques, politiques et religieuses dans le Tahiti d’aujourd’hui (Des Tahitiens, des Français – leurs représentations réciproques aujourd’hui, 1998 ; Tinito, la communauté chinoise de Tahiti, 2003.

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