Navigation

AccueilHDC à MontpellierNews du groupe HDC de Montpellier

Vient de paraître : F. A. Razafindratsima, Entre droit français et coutumes malgaches : les magistrats de la Cour d’appel de Madagascar (1896-1960), Fond. Varenne, 2011

lundi 2 janvier 2012, par Dominique Taurisson-Mouret

Vient de parître, F. A. Razafindratsima, Entre droit français et coutumes malgaches : les magistrats de la Cour d’appel de Madagascar (1896-1960), Préf. B. Durand et L. Rabearimanana, Fondation Varenne, 2011 (Collection des Thèses)

351 p., ISBN:978-2-916606-47-7 / EAN:9782916606477, 45€

Présentation

S’inscrivant dans les études qui se développent aujourd’hui en histoire du droit des colonies, cette recherche met en exergue le rôle primordial du magistrat au sein de la Cour d’appel de Madagascar, une juridiction « originale », durant toute la période de la présence française sur l’île.
De 1896 à 1960, la France assure l’administration de la justice. Cependant, dès le départ, les particularismes géographiques et sociologiques propres aux territoires ultramarins l’obligent à adapter le droit en vigueur dans sa nouvelle colonie. Plus précisément, l’application de deux droits s’impose au juge : le droit français et les coutumes malgaches. Pour la société française établie à Madagascar, le juge applique le droit français, encore qu’il s’agit d’une législation « spéciale », puisque les lois à l’usage des justiciables en métropole ne sont pas exécutoires de plein droit outre-mer.
Pour la population indigène, déjà pourvue d’un système juridique fondé sur les coutumes, le juge respecte le droit local, tant il n’a pas été possible de soumettre la société malgache au droit élaboré pour la France. En même temps, la réussite de l’entreprise coloniale exige d’admettre la supériorité du droit occidental sur le droit traditionnel. Partant de là, il incombe également au juge de faire pénétrer les principes français pour aller dans le sens de la politique assimilatrice ou « civilisatrice » qui demeure, en l’occurrence, le but principal de la colonisation.
Dès lors, le magistrat qui « débarque » sur le territoire malgache pour y dire le droit a une mission à triple facette. Le tout est de savoir comment ce juge, doté d’un statut particulier et formé au mieux, certes, mais finalement jamais réellement préparé pour ses nouvelles fonctions ultramarines, s’en sort pour mener à bien la délicate tâche qui lui est confiée. Cette interrogation trouve sa réponse ici.

Auteure :

Fara Aina Razafindratsima est docteur de l’Université Montpellier 1.

Sommaire

1)-LE JUGE A LE POUVOIR DE CHOISIR SA LOI

  • Le juge en exil : compétences et carences
  • Le juge en solitude : liberté et initiatives
  • Le juge en action : justice et stratégie

2-LE JUGE A LE DEVOIR DE RESPECTER LA COUTUME

  • Un respect difficile
  • Un respect assumé

3)-LE JUGE A LA POSSIBILITE D’IMPOSER SON DROIT

  • Le droit métropolitain pris comme raison écrite ou loi supplétive
  • Le droit métropolitain comme tempérament au maintien des institutions indigènes
  • L’application du droit métropolitain en matière répressive

Source : http://www.decitre.fr/livres/Entre-...

Tout l’agenda

Dans la même rubrique

Dernières brèves