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Rencontre-débat le 14/06/2016, MMSH, Aix-en-Provence : Irene González González, Spanish Education in Morocco, 1912–1956. Cultural Interactions in a Colonial Context, Sussex Academic Press, 2015

jeudi 9 juin 2016, par Dominique Taurisson-Mouret

Rencontre-Débat le mardi 14 juin 2016 autour du livre d’Irene González González, Spanish Education in Morocco, 1912-1956. Cultural Interactions in a Colonial Context — 14h30, Aix-en-Provence, MMSH, Salle Georges Duby

Séance animée par Iris Seri-Hersch

  • Collection Studies in Spanish History

Présentation éditeur :

« After establishing the Spanish Protectorate in Northern Morocco (1912–1956), Spain needed to create a system of colonial policies for the territory it was now to govern. Education became one instrument among many at the service of colonization. Spain created its own colonial educational model based on Spanish schools, Spanish-Arab schools and Spanish-Jewish schools, which coexisted with Koranic madrasas and Talmudic, Alliance Israélite Universelle and nationalist schools. The institutions created for Moroccans by the Spaniards united tradition –the Arabic and Hebrew languages and Muslim and Jewish religions– with the models and principles of the schools in Spain at the time. The end goal was to instruct the population according to a pro-Spanish, colonizer-friendly ideology in order to control the society and territory in a way that complemented military policies.

The coup d’état led by General Franco in Spain in 1936 brought about a change in policy in the Spanish Protectorate in Morocco. The Franco government’s innovation was to Moroccanize the teaching paradigm, which transformed the Spanish-Arab educational model into a Moroccan model. The Spanish-Arab concept gave way to a Moroccan concept, which entailed the recognition of a national identity based on linguistic and religious precepts on the part of Spain. This process of Moroccanization did not develop under the same terms in other parts of the country, which gave the Spanish Protectorate its distinctive traits. Spain developed a policy that combined educational and cultural aspects through a discourse of Spanish-Arab brotherhood. The establishment of cultural institutions was a sign of this symbiosis and the policy became an important part of how the regime presented itself abroad. »

« Durant le Protectorat espagnol au Nord du Maroc (1912-1956), l’éducation fut utilisée par l’administrateur espagnol comme un instrument au service de la colonisation. Eduquer les jeunes marocains au sein d’un système scolaire favorable aux intérêts espagnols était considéré comme un moyen de contrôler la population et de prévenir toute opposition à la puissance coloniale. Cette politique éducative se traduisit notamment par la création d’une école dite « hispano-arabe » inspirée du modèle mis en œuvre par la France en Algérie avec les écoles « franco-arabes ». Cette école connut un processus de « marocanisation » plus théorique que réel, la législation censée favoriser ce processus étant sans arrêt contrecarrée par la pratique effective. La politique éducative espagnole au Maroc s’est également traduite par la création d’une structure administrative destinée à intervenir indirectement au sein des autres modèles éducatifs tels que les écoles coraniques et les écoles nationalistes. »

Irene González González, Historienne, spécialiste du Maroc colonial, ses travaux ont porté sur la politique éducative de l’Espagne au Nord du Maroc pendant le Protectorat, sujet auquel elle a consacré de nombreuses publications. Entre 2011 et 2013, elle a été accueillie en tant que post-doctorante au sein de l’IREMAM. Sa participation aux travaux de l’équipe d’histoire, les échanges d’idées avec ses membres et l’accès à de nouvelles sources lui ont permis de repenser et reformuler sa thèse. L’un des résultats de cette collaboration a été la publication de l’ouvrage Spanish Education in Morocco, 1912-1956. Cultural Interactions in a Colonial Context (Sussex Academic Press).
Actuellement, Irene González est chercheuse dans le Groupe d’Etudes sur Sociétés Arabes et Musulmanes (GRESAM) de l’Université de Castilla-La Mancha (Espagne) et chercheuse associée à l’IREMAM. Ses recherches récentes portent sur la politique religieuse de l’administration coloniale espagnole au Maroc à travers l’étude du champ éducatif.

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