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Vient de paraître Jean-Luc Vellut, Congo. Ambitions et désenchantements, 1880-1960, Karthala, 2017

lundi 20 mars 2017, par Dominique Taurisson-Mouret

Présentation éditeur :

« Congo. Ambitions et désenchantements est un livre consacré au déroulement d’une étape, à la fois courte et décisive, dans le long passé de cette région. Au point de départ, les années 1880. Elles virent la concrétisation de vieux rêves de découpage de l’Afrique en grands ensembles transcontinentaux. Rien n’annonçait toutefois que le fleuve Congo devienne un marqueur géopolitique. Ce coup de crayon sur la carte porte la griffe de Léopold II, personnalité hors normes, grand rêveur et maître-manœuvrier au sein de différents mondes, ceux de la diplomatie, du capital et des « affaires », mais qui fut aussi porté par les grandes inspirations de l’époque, le mouvement scientifique, le réveil chrétien, la vague antiesclavagiste tout comme par les recompositions alors en cours en Afrique même. Sans lui, il n’y aurait eu ni « Congo belge », ni page congolaise dans l’histoire de Belgique.
Le livre rassemble un bouquet d’essais et de questions. Quels furent les grands seuils de la période ? Quelles ambitions économiques, technocratiques, scientifiques, morales, mais aussi quels itinéraires, plus humbles ? Quelle place de la région sur l’échiquier mondial des puissances et du mouvement des idées ? Quid de l’insubmersible Afrique, de son économie de production et de trafics, mais aussi de sa pauvreté ? Quid de sa vie spirituelle toujours renouvelée mais jamais contrôlée, de sa vie artistique, elle aussi toujours novatrice ? Autant de coups de projecteur portés sur trois générations, avec d’occasionnelles excursions dans leurs passés et dans les représentations portées par le présent.
En 1960, au sortir de l’épisode colonial, une semaine d’indépendance confirma que le « Congo belge » avait été conquis mais non soumis.
On ne trouvera ici ni complaisances ni ressentiments, mais le sillage d’une génération d’historiens dont l’engagement fut d’inscrire le passé de l’Afrique dans les grands chapitres de l’histoire universelle. De nouveaux chantiers s’ouvrent désormais, ceux des sensibilités, des mémoires. Le défi reste de repérer les ruptures, mais aussi le long fil des généalogies qui, en Afrique comme ailleurs, relient le présent au passé. »

Jean-Luc Vellut a enseigné dans les universités de Kinshasa et de Lubumbashi en République démocratique du Congo. En Belgique, il est professeur émérite de l’Université catholique de Louvain-la-Neuve et membre de l’Académie royale des Sciences d’Outre-Mer.

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