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Vient de paraître : Julie d’Andurain, Colonialisme ou impérialisme ? Le Parti colonial en pensée et en action, Zellige, 2017

lundi 10 avril 2017, par Dominique Taurisson-Mouret

  • 439 p. ISBN : 978-2-914773-79-9 Prix : 28 €

Présentation :

« Dans ses fondements intellectuels comme dans son action, le projet expansionniste français a toujours été plus colonial qu’impérial. S’il en fallait une preuve, il suffirait d’observer avec quelles difficultés le ministre des Colonies Georges Mandel et le général Bührer, chef d’état-major général des Colonies, ont tenté de forger vainement un concept « d’empire français » entre 1938 et 1940, peu avant l’entrée en guerre.
Pour comprendre la résistance à l’idée impériale et au contraire une adhésion à une idée coloniale, il faut revenir aux origines, c’est-à-dire aux principes définis par les principaux responsables du « parti colonial ». Par ses écrits, ce groupe de pression composé pour l’essentiel d’hommes politiques et de publicistes a en effet posé les bases intellectuelles d’un colonialisme français originellement sous-tendu par un tropisme algérien. Ainsi, en dépit d’une expansion en Asie, en Océanie ou en Afrique au cours des XIXe et XXe siècles, la colonisation française a commencé et s’est achevée au même endroit : en Algérie. Cet ouvrage se propose donc de souligner le cœur du projet du second empire colonial français à travers le parcours et les écrits de ses principaux penseurs. Aux figures notoires (Jules Ferry, Théophile Delcassé, Félix Faure) s’ajoutent celles beaucoup moins connues de personnes qui ont été, par leur pensée ou leur action, les principaux acteurs du « parti colonial » : Paul Dislère, Auguste Terrier, Robert de Caix, Eugène Étienne, Paul Leroy-Beaulieu, Jean-Marie de Lanessan, Charles Le Myre de Vilers, Joseph Chailley-Bert, Jules Harmand. Le poids relatif des uns et des autres, leur action personnelle puis collective, la manière enfin dont ils ont su associer le monde militaire, montrent combien le projet algérien a toujours été au cœur des problématiques du lobby colonial français. »

Julie d’Andurain, agrégée et docteur en histoire, chercheur rattachée au centre Roland-Mousnier à la Sorbonne, est actuellement chargée de cours à Paris-Sorbonne. Membre du bureau de la Sfhom et du comité de rédaction de la revue Outre-Mers. Revue d’Histoire, elle a notamment co-dirigé avec Colette Zytnicki le dossier n° 390-391 : Les empires dans la Grande Guerre, juin 2016.
Ses travaux portent sur les interactions entre le monde militaire et le monde politique au sein du système républicain, sur les pratiques de lobbying et de propagande coloniales. Elle a déjà publié La Capture de Samory (1898), L’achèvement de la conquête de l’Afrique de l’Ouest, Soteca, 2012 ; Henri Gouraud. Photographies d’Afrique et d’Orient : trésors des archives du Quai d’Orsay, Éditions Pierre de Taillac, 2016.

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Vient de paraître : Julie d’Andurain, Colonialisme ou impérialisme ? Le Parti colonial en pensée et en action, Zellige, 2017
Vendredi 28 avril

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