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Vient de paraître : Marcel Dorigny, Dir., Guillaume Thomas Raynal : les colonies, la Révolution française et l’esclavage, Ed. de la SFHOM, 2015

jeudi 15 octobre 2015, par Dominique Taurisson-Mouret

« L’année 2013 fut celle des tricentenaires de deux des grands auteurs du 18e siècle, Diderot et Raynal. Le premier cité fut à l’honneur en de nombreuses occasions : expositions, colloques, publications. Raynal ne fut pas oublié puisqu’une belle exposition lui a été consacrée à la Bibliothèque Mazarine, accompagnée d’un catalogue luxueux (Éditions des Cendres et bibliothèque Mazarine, 189 p.), couplée à un colloque à l’Assemblée nationale, à la BNF et à la Mazarine elle-même. Il y eut également des manifestations scientifiques en province et dans plusieurs pays européens consacrées à tel ou tel aspect de son œuvre immense : Montpellier, Marseille, Saint-Geniez d’Olt, Millau, Berlin, Postdam, Genève...
Pourtant, et c’est la justification de cette publication qui reprend l’essentiel de la journée d’étude de mars 2014 en Sorbonne qui venait en quelque sorte clore l’année Raynal, il nous a semblé que, malgré cette pluralité de manifestations « raynaldiennes », tout n’avait pas été abordé, du moins situé au cœur des débats. En effet, si le « regard vers l’Amérique » a été un moment fort de l’année 2013 (La Mazarine) tout comme le rappel de la place de Raynal dans le mouvement intellectuel des académies de province (Montpellier), le thème retenu ici a été en grande partie relégué au second plan des débats de 2013 : la place des colonies, occidentales et orientales, le regard sur la traite négrière et l’esclavage colonial alors à leurs apogées, ainsi que les débats sur « comment sortir » de cette logique esclavagiste : réformes ou insurrections armées ? Enfin, un point capital devait être revisité : l’attitude de Raynal face au fait majeur de la fin du siècle, la Révolution française. Alors que bien des lecteurs de son œuvre avaient cru y voir la « prophétie » de cette Révolution, Raynal renia 1789 et ses principes avec virulence par une lettre fameuse adressée à l’Assemblée constituante le 31 mai 1791. Le tumulte déclenché par ce « reniement » mérite une attention particulière.
Tels sont les grands axes de cette publication qui se veut un apport spécifique de notre Association, consacrée depuis bientôt un quart de siècle à l’étude des mondes coloniaux à la charnière des 18e et 19e siècles. »

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