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Vient de paraître : P. Singaravélou, « Professer l’Empire. Les ’sciences coloniales’ en France sous la IIIe République »

jeudi 22 décembre 2011, par Dominique Taurisson-Mouret

Vient de paraître : P. Singaravélou, « Professer l’Empire. Les ’sciences coloniales’ en France sous la IIIe République », Préface de Chr. Charle Paris, Publications de la Sorbonne, décembre 2011, 409 p.

ISBN:978-2-85944-678-9 / ISSN:2105-5505, 35€

Présentation

À partir des années 1880, la conjonction du scientisme et du renouveau de l’expansion ultramarine se traduit par l’institutionnalisation des savoirs sur les colonies et les populations colonisées, qui prennent la forme de nouvelles disciplines, les « sciences coloniales » (« histoire et géographie coloniales », « législation et économie coloniales », « psychologie indigène »), enseignées dans les universités et les grandes écoles françaises. Les enseignants, universitaires et experts coloniaux, promeuvent une formation, tantôt pratique tantôt théorique, qui instruit les étudiants sur les colonies et justifie le projet impérial. Ces nouveaux spécialistes de la colonisation animent la « République des lettres coloniales », une nébuleuse d’associations, de sociétés savantes, de musées et de maisons d’éditions, spécialisés dans les questions coloniales. Toutefois cette adhésion du monde savant à la colonisation prend des formes très diverses, parfois contradictoires, irréductibles à un seul et même « discours colonial ». L’objet colonial et le terrain ultramarin induisent un décentrement épistémologique conduisant les savants à élaborer de nouvelles méthodes et catégories d’analyse. La marginalité des savants coloniaux et leur polyvalence professionnelle les incitent à franchir les frontières disciplinaires en défrichant des domaines inédits – histoire orale, « colonisation comparée », science de l’aménagement, anthropologie juridique.

Sommaire

Préface de Christophe Charle

Introduction. La construction historiographie d’un objet non identifié de l’histoire des Sciences sociales

  • L’histoire présentiste et internaliste de la « science coloniale »
  • Les études post-coloniales ou la décolonisation des sciences sociales
  • Les sciences sociales en situation coloniale : pour une histoire sociale et intellectuelle des savoirs coloniaux
  • Les « sciences coloniales » dans l’enseignement supérieur français sous la IIIe République

Première partie . L’institutionnalisation des « sciences coloniales »

  • Chapitre 1. Naissance des « sciences coloniales » dans l’Enseignement supérieur français (1870-1914)
  • Chap. 2. Professionnalisation de la carrière coloniale : le parcours impérial des professeurs
  • Chap. 3. La république des Lettres coloniales
  • Chap. 4. La crise de l’« Enseignement supérieur colonial » dans l’Entre-deux-Guerres

Deuxième partie. « L’Empire des Sciences » : la mise en discipline des savoirs coloniaux

  • Chap. 1. L’Empire des Géographes. L’enseignement dez la « Géographie coloniale »
  • Chap. 2. Des Historiens sans Histoire ? La construction de l’historiographie coloniale en France sous la IIIe République
  • Chap. 3. Les sciences du Gouvernement colonial : « Législation et Économie coloniales »
  • Chap. 4. La Psychologie coloniale : itinéraire d’une science éphémère Entre-deux-Guerre

Conclusion

L’unité des « sciences coloniales »

Les « sciences coloniales » comme laboratoire de la modernité ?

Pour une histoire de l’enseignement des « sciences coloniales » en Europe
Un paradigme colonial des « sciences sociales » ?

Source : http://www.univ-paris1.fr/fileadmin...

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