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Titre
« L’Algérie de Gustave Guillaumet (1840-1887) »
Date
Du 9 mars au 2 juin 2019
Descriptif

Une exposition à découvrir au musée d’Art et d’Industrie André-Diligent / La Piscine de Roubaix du 8 mars au 2 juin 2019

Les musées des Beaux-Arts de Limoges et de La Rochelle et le musée d’Art et d’Industrie André-Diligent / La Piscine de Roubaix se sont associés pour réaliser « L’Algérie de Gustave Guillaumet (1840 - 1887) », première exposition monographique du peintre Gustave Guillaumet depuis la rétrospective organisée en 1899.

« L’Algérie de Gustave Guillaumet rassemble des œuvres de collections publiques méconnues et de l’important fonds des descendants de l’artiste. Elle revisite le versant algérien de l’orientalisme français, dans une perspective à la fois esthétique, historienne, politique et culturelle. Une cinquantaine de tableaux, des toiles inédites et des cabinets de dessins évoquent le contexte historique de la colonisation et surtout l’attrait du désert et la vie quotidienne. L’artiste propose une autre vision de l’Algérie et renouvelle profondément, à travers sa vision du pays, les thèmes de la peinture orientaliste (paysages typiques, déserts, oasis, villes orientales, ...).
Né le 25 mars 1840, Gustave Guillaumet découvre l’Algérie par hasard alors qu’il doit s’embarquer pour l’Italie. Fasciné par le pays, il lui consacrera sa vie, allant jusqu’à vivre comme les algériens. Au fil de ses séjours prolongés, il établit une familiarité avec cet espace, ce qu’éclaire la tonalité particulière de La Famine en Algérie, une toile dictée par les événements des années 1865 - 1868, à la fois exigeante, sensible et grave, restaurée grâce à une exceptionnelle levée de fonds. »
Entretien radiophonique avec Marie Gautheron, historienne d’art et commissaire de l’exposition (Le Réveil culturel par Tewfik Hakem, France culture, 16 octobre 2018)


Titre
« Océanie »
Date
Du 12 mars au 7 juillet 2019
Descriptif

« Voici trente-cinq ans qu’aucune exposition à travers le monde n’avait abordé les cultures océaniennes dans leur ensemble. Océanie rend hommage, deux cent cinquante ans après le premier voyage de James Cook dans le Pacifique, aux créations artistiques du continent aux 25 000 îles. Rassemblant 170 pièces provenant de collections publiques et privées, parmi lesquelles plusieurs chefs-d’œuvre inconnus du grand public, l’exposition brosse, de l’Antiquité à la période contemporaine, l’histoire d’un art gardien de traditions et d’identités bousculées à maintes reprises par le commerce, la colonisation ou l’évangélisation forcée.
Sur ce vaste territoire éclaté où chaque archipel, îlot, terre a su conserver ses particularités, les artistes partagent néanmoins des questionnements, des problématiques, des réflexions universelles.
Des pirogues soigneusement sculptées aux ornements en jade, des figures rituelles aux vidéos et installations contemporaines, Océanie raconte comment tradition et mémoire ancestrale coexistent avec le regard visionnaire, parfois critique, que portent les artistes sur leur société et le reste du monde. »

Exposition organisée par la Royal Academy of Arts, Londres, en collaboration avec le musée du quai Branly - Jacques Chirac, Paris, et avec la participation du musée d’Archéologie et d’Anthropologie de Cambridge.


Titre
Exposition : « Le modèle noir. De Géricault à Matisse » Musée de l’orangerie, 26 mars-21 juillet 2019
Date
Du 26 mars au 21 juillet 2019
Descriptif

Présentation de l’exposition :

« En adoptant une approche multidisciplinaire, entre histoire de l’art et histoire des idées, cette exposition se penche sur des problématiques esthétiques, politiques, sociales et raciales ainsi que sur l’imaginaire que révèle la représentation des figures noires dans les arts visuels, de l’abolition de l’esclavage en France (1794) à nos jours. Tout en proposant une perspective continue, elle s’arrête plus particulièrement sur trois périodes clé : l’ère de l’abolition (1794-1848), la période de la Nouvelle peinture jusqu’à la découverte par Matisse de la Renaissance de Harlem et les débuts de l’avant-garde du XXe siècle et les générations successives d’artistes post-guerre et contemporains.
L’exposition s’intéresse principalement à la question du modèle, et donc du dialogue entre l’artiste qui peint, sculpte, grave ou photographie et le modèle qui pose. Elle explore notamment la manière dont la représentation des sujets noirs dans les oeuvres majeures de Théodore Géricault, Charles Cordier, Jean-Baptiste Carpeaux, Edouard Manet, Paul Cézanne et Henri Matisse, ainsi que des photographes Nadar et Carjat, évolue. »

Commissariat

  • Cécile Debray, conservateur en chef du patrimoine, directrice du musée de l’Orangerie
  • Stéphane Guégan, conseiller scientifique auprès de la présidente des musées d’Orsay et de l’Orangerie
  • Denise Murrell, Ford Foundation Postdoctoral Research Scholar at the Wallach Art Gallery
  • Isolde Pludermacher, conservatrice en chef au musée d’Orsay

Première étape : Wallach Art Gallery of Columbia University in the City of New York, du 24 octobre 2018 au 10 février 2019. Dernière étape au Mémorial ACTe, Pointe-à-Pitre, du 13 septembre au 29 décembre 2019.

Exposition organisée par les musées d’Orsay et de l’Orangerie, Paris, The Miriam and Ira D. Wallach Art Gallery, Université de Columbia, New York, et le Mémorial ACTe, Pointe-à-Pitre, avec le concours exceptionnel de la Bibliothèque nationale de France


Titre
Moi(s) Montaigne 2019 : « Montaigne et l’empire portugais » — Pessac et Bordeaux
Date
Du 2 au 31 mai 2019
Descriptif

L’université Bordeaux Montaigne invite à aller à la rencontre de Michel de Montaigne et de son œuvre à travers le regard d’un chercheur invité pour un mois de résidence. Cette année, le Moi(s) Montaigne accueille Sanjay Subrahmanyam (Collège de France-université de Californie à L. A.). Cet historien spécialiste de la première mondialisation, celle du temps de Montaigne, se propose de dépasser les récits nationaux au profit d’« histoires en conversation » ou « histoires connectées ».

  • Comment Montaigne a-t-il vu l’expansion portugaise ?
  • Quelles leçons tirer, pour lui, des explorations et des conquêtes, « au quartier par où les Portugalois escornèrent les Indes » ?
  • Quelles relations tisser avec les États et les cultures rencontrées ?

Autour de ce thème et de Sanjay Subrahmanyam, Plusieurs invités offriront leur point de vue de philosophes, de littéraires, d’historiens ou d’historiens de l’art.

Programme

  • Du 2 au 31 mai - « Venans de loigntains voyages » : Rencontres artistiques sur la route des Indes au temps de Montaigne. Exposition-dossier au Musée des Arts Décoratifs et du Design. Œuvres de la collection Mario Roque (Lisbonne).
  • 4 mai - 10h30-12h30 - Aux sources des ‘Cannibales’ : Cosmographies et récits de voyages du XVIe siècle Présentation de livres rares par Matthieu Gerbaut (conservateur) à la Bibliothèque Mériadeck. Réservation obligatoire 05 56 10 30 00
  • 6 mai - 18h - L’empire portugais et Montaigne : Conférence inaugurale de Sanjay Subrahmanyam Université Bordeaux Montaigne, Maison de la Recherche
  • 7 mai - 18h30 - Montaigne et la nation portugaloise : Conférence lecture de Bertrand Rui Romão (Université de Porto) avec Françoise Sliwka (comédienne) à la Bibliothèque Mériadeck, Auditorium.
  • 9 mai - 17h30 - Des histoires qui bougent : Trois continents, un historien, entretien entre Sanjay Subrahmanyam et Florence Buttay (Université Bordeaux Montaigne) à la Bibliothèque Mériadeck, Auditorium.
  • 15 mai - 17h - Christianiser les « Cannibales » : Les stratégies missionnaires au Brésil au temps de Montaigne. Conférence de Charlotte de Castelnau-L’Estoile (Université Paris-Diderot) à l’Académie des Sciences Belles Lettres et Arts.
  • 16 mai - 18h - L’historien et ses ancêtres : Dialogue entre Sanjay Subrahmanyam et Carlo Ginzburg (UCLA) à la Librairie Mollat, Station Ausone.
  • 18 mai - Nuit des Musées : Médiation des étudiants de Bordeaux Montaigne autour de l’exposition « Venans de loingtains voyages » au Musée des Arts Décoratifs et du Design.
  • 23 mai - 19h - Présentation de l’exposition-dossier : Conférence visite par Philippe Mendes (historien de l’art) et Hugo Crespo (Université de Lisbonne) au Musée des Arts Décoratifs et du Design.
  • 24 mai - Lecture du chapitre des « Cannibales » : Lecture d’extraits des Essais par Françoise Sliwkaau, Musée des Arts Décoratifs et du Design, cour de l’hôtel Lalande.
  • 29 mai - 14h-17h - Autour de l’histoire connectée : Atelier doctoral par Sanjay Subrahmanyam à l’Université Bordeaux Montaigne, Maison de la Recherche.(dans la limite des places disponibles, réservation LeMoisMontaigne @ u-bordeaux-montai...
  • 29 mai - 18h - Naissance de l’histoire et du mythe de l’empire portugais : L’épisode de l’« île aux Amours » dans les Lusiades de Camões. Conférence d’Ana Maria Binet (Université Bordeaux Montaigne) au Consulat général du Portugal.

Et aussi…

  • 10 mai - 18h30 - Représenter/se représenter Montaigne :Discussion autour du portrait de Montaigne sculpté par Nicolas Milhé. Table ronde avec l’artiste, Géraldine Cazals (Université de Rouen-IUF), et Olivier Christin (Université de Neuchâtel-CEDRE), animée par Nathalie Szczech (Université Bordeaux Montaigne), une proposition du Centre Montaigne (Université Bordeaux Montaigne) à la Cour d’appel de Bordeaux, salle des pas perdus.
  • 15 mai - 18h30 - Peindre la vie (et la mort). L’onde et le diagramme : Conférence de Carlo Ginzburg. Une proposition de la Société Dante Alighieri Bordeaux à l’Institut Cervantes. Entrée 5 euros (gratuit pour les étudiants).
  • 17 mai - 18h - Páscoa et ses deux maris : Vie d’une esclave entre Angola, Brésil et Portugal de Charlotte de Castelnau-L’Estoile. Présentation de l’ouvrage par l’auteur, dans le cadre de la Semaine de la Mémoire de l’esclavage à la Librairie Mollat, Station Ausone.

Les lieux du Moi(s) Montaigne

  • Pessac : Université Bordeaux Montaigne - Domaine universitaire - Esplanade des Antilles - Tram B arrêt Montaigne Montesquieu
  • Bordeaux :
    Académie des Sciences Belles Lettres et Arts de Bordeaux : 1, place Bardineau - Tram C Jardin public
    Bibliothèque Mériadeck : 85, cours du Maréchal Juin - Tram A arrêt Hôtel de police
    Instituto Cervantes : 57, cours de l’Intendance - Tram B Gambetta
    Librairie Mollat : 15, rue Vital Carles - Tram B arrêt Gambetta
    Musée des Arts décoratifs et du design : 39, rue Bouffard - Tram B arrêt Gambetta
    Cour d’appel de Bordeaux : place de la République - Tram A arrêt Palais de Justice
    Consulat général du Portugal : 11 rue Henri Rodel - Tram C arrêt Paul Doumer
  • En collaboration avec la Société des Bibliophiles de Guyenne.
  • En partenariat avec la Bibliothèque Mériadeck, le Musée des Arts Décoratifs et du Design, l’Institut Camões.

Le Moi(s) Montaigne remercie les Domaines Barons de Rothschild pour leur soutien.

  • Contact : Florence Buttay (florence [dot] buttay [at] u-bordeaux-montaigne [dot] fr)

Titre
« Produire la carte. Représentations transfrontalières et interculturelles de l’Antiquité à nos jours » — Université de Haute-Alsace, Mulhouse
Date
Du 20 au 22 mai 2019
Titre
Les Rencontres Gallica - « Ethnologie française. Premières expéditions en Afrique subsaharienne » — BnF | François Mitterrand
Date
Mardi 21 mai 2019
Descriptif
  • Caroline Tourette, service Sciences sociales, département Philosophie, Histoire et Sciences de l’homme
  • Anaïs Wion, chargée de recherche au CNRS et spécialiste de l’histoire éthiopienne.

L’entre-deux-guerres a vu la naissance de l’ethnologie comme discipline scientifique avec ses premières missions. Parmi celles-ci, les expéditions en Afrique subsaharienne ont marqué non seulement la recherche mais aussi les esprits de l’époque.
Marcel Griaule fut l’instigateur de grandes missions ethnologiques en Afrique subsaharienne entre 1928 et 1937. Cinq d’entre elles sont répertoriées dans la sélection Gallica présentée ici.
Ces expéditions ont renforcé la professionnalisation des chercheurs par une expérience longue du terrain et la définition de méthodes de travail. Elles se caractérisent également par le recours à d’autres disciplines. Certains ethnologues ont utilisé d’autres compétences, comme la linguistique, tandis que d’autres spécialistes (archéologues, naturalistes etc.) furent associés aux travaux. Leur médiatisation dûment orchestrée a provoqué un grand retentissement dans l’opinion publique de l’époque.
Différents types de documents témoignent de ces recherches : articles scientifiques, articles de presse, livres et manuscrits. Une attention particulière sera portée à quelques-uns des manuscrits éthiopiens achetés à cette période, grâce à la présence d’Anaïs Wion, spécialiste de l’histoire éthiopienne.

  • Mardi 21 mai 2019 17h30 - 18h30
  • Information : 01 53 79 49 49 ou visites chez bnf.fr
  • Entrée libre
  • BnF | François Mitterrand, Salle 70

Titre
Autour de l’ouvrage d’Isabelle Merle et Adrian Muckle : L’Indigénat. Genèses dans l’Empire français. Pratiques en Nouvelle Calédonie, CNRS, 2019 — Université Paris Nanterre
Date
Mercredi 22 mai 2019
Descriptif

10h00 : Table ronde en présence d’Isabelle Merle, CNRS, CREDO et d’Adrian Muckle, Victoria University of Wellington autour de leur ouvrage L’indigénat. Genèses dans l’empire français. Pratiques en Nouvelle-Calédonie, Paris, ed. CNRS, 2019

Discutant·es :

  • Claire Fredj, Université Paris Nanterre, IDHE.S
  • Jean-Louis Halpérin, Université Paris Nanterre, Centre de théorie et d’analyse du droit
  • Annick Lacroix, Université Paris Nanterre, IDHE.S
  • Sylvie Thénault, CNRS, Centre d’histoire sociale des mondes contemporains
  • Lionel Zevounou, Université Paris Nanterre, Centre de théorie et d’analyse du droit


Titre
« Italy and the Suez Canal. A global history, from the mid-19th century to the present » — Turin
Date
23-24 mai 2019
Descriptif
Texte Appel
Programme

Titre
« Administrer les marges urbaines de l’empire espagnol (XVIe-XIXe siècle) » — Université Paris Nanterre
Date
23-24 mai 2019
Descriptif

Cette rencontre organisée par Mondes Américains et FRAMESPA envisage d’explorer le monde des faubourgs à partir de trois thématiques :

  • La morphologie urbaine, les limites physiques et juridictionnelles des faubourgs et leur évolution dans le temps long (XVI-XIXe siècle).
  • Policier les marges renvoie aux formes de contrôle social et policière des faubourgs.
  • Administrer les périphéries urbaines se centre sur la gestion quotidienne, parfois heurtée entre plusieurs juridictions, des espaces et des populations dans une dimension de gestion administrative.
Programme

Les historiens semblent parfois partager le regard des institutions urbaines de l’Ancien Régime et du XIXe siècle sur l’espace qui s’étend au-delà des murs et des portes des villes : le monde des faubourgs demeure une terra incognita et lorsqu’ils sont abordés, les faubourgs sont la plupart du temps envisagés comme l’envers de la ville. Ils sont souvent considérés comme des espaces de relégation mal ordonnés, sales et mal lotis, espace d’illégalismes où prospèrent les activités interlopes (trafics divers, prostitution, contrebande) et le crime organisé, réservoirs à fantasmes (les bas-fonds) pour les plaisirs noctambules.

L’intention de cette rencontre est de s’éloigner de cette vision réductrice de ces espaces en suivant la piste de leur administration et leur gouvernance. Nous envisageons les faubourgs non comme de simples exutoires pour les activités polluantes et les populations indésirables mais comme des espaces de vie proprement administrés avec leurs spécificités juridiques, démographiques et économiques, ce qui pose en premier lieu le problème des termes de leur définition.

Raisonner à l’échelle de l’empire espagnol permet de travailler sur les déclinaisons variées du rapport à l’espace urbain au sein d’un même ensemble politique où les logiques du pouvoir impérial jouent selon divers modes avec l’autonomie des corporations locales et avec les différents rapports au territoire. A la diversité urbaine des royaumes péninsulaires répond celle des terres américaines, enrichie des rapports contrastés avec les villes précolombiennes (Mexico, Tlaxcala) ou l’absence de ville (Río de la Plata), et avec les circuits économiques atlantiques (Potosí, La Havane, Buenos Aires). Les nouveaux faubourgs qui éclosent aux quatre coins de l’Amérique espagnole, jusqu’aux Philippines sont distincts des barrios périphériques des villes de la péninsule. Le rapport même des villes à l’espace américain où se projette la monarchie catholique y diffère de la situation en Péninsule.

D’une part, la séparation physique avec les parties centrales matérialisée par des murs percés de portes n’existe pas dans le Nouveau Monde (à l’exception notable des ports) : comment une ville pouvait-elle se définir par rapport à son environnement rural sans muraille ? Sur quelles limites se fondait alors la distinction entre faubourgs et ville principale ?

D’autre part, le gouvernement des espaces et des habitants vivant dans les faubourgs diverge franchement de part et d’autre de l’Atlantique. Au moment où, au début du XVIIe siècle, les morisques étaient expulsés des villes péninsulaires après avoir été confinés dans des morerias, à Séville, Tolède, ou à Valence, dans les Indes occidentales, les indigènes des périphéries gagnaient progressivement le cœur des villes du Nouveau Monde, intégrant la domesticité des Palais de la traza. Dans le même temps, de petits blancs et des métis s’installaient dans les quartiers périphériques alors que les populations noires serviles ou libres fraîchement débarquées, ainsi que les nouveaux métissages auxquels ils donnaient lieu venaient compliquer le caléidoscope social. Or, ni la fiction juridique d’une séparation entre les républiques des Espagnols et des Indiens, ni la segmentation sociale de ces sociétés urbaines n’avaient « de traduction spatiale » simple et évidente : le déploiement spatial des configurations sociales et juridiques américaines constitua une des dimensions importantes du problème de l’administration des marges urbaines dans la monarchie.

Cette distinction entre péninsules européennes et terres ultramarines doit cependant être conjuguée avec l’évolution commune des logiques du gouvernement impérial qui marque parfois fortement la problématique de l’administration des marges urbaines. En premier lieu, les développements du XVIIIe siècle, de la perception aiguisée des dangers urbains après les émeutes d’Esquilache aux réformes des Bourbons, tant celle des intendants que celle des municipalités, en passant par le développement des nouvelles figures des alcaldes de barrio et des alcaldes et capitanes pedáneos dessinent une évolution du regard administratif et de la problématique du gouvernement des villes qui se construit à travers une série d’aller-retours entre les terres américaines et péninsulaires. En second lieu, les bouleversements politiques du début du XIXe devront être abordés, à défaut d’être étudiés systématiquement, sous l’angle par exemple de l’autonomisation croissante du pouvoir administratif par rapport au pouvoir judiciaire et de la traduction de cette évolution sur le gouvernement de ces espaces.

Contact : Arnaud Exbalin (aexbalin [at] parisnanterre [dot] fr)


Titre
« Domestiques et domesticité dans les pays de langues romanes hier et aujourd’hui : Employé(e)s ou esclaves ? » — Paris
Date
Du 23 au 25 mai 2019
Descriptif

Colloque organisé du 23 au 25 mai 2019 dans le cadre des Commémorations du centenaire de l’enseignement de la langue portugaise en Sorbonne (1919-2019) à l’Université Paris Nanterre, Centre de Recherches Interdisciplinaires sur le Monde Lusophone (CRILUS - EA 369 Études Romanes)

Partenaires :
L’université Paris Nanterre (EA Etudes Romanes 369 / CRILUS, CRIX, Chaire Lindley Cintra) et Lectorat de Camões, I.P. de l’université Paris 8, dans le cadre du projet UPL « Les espaces-temps de la contestation en Péninsule Ibérique » et Les « non lus » de la contestation en Péninsule Ibérique (Espagne, Portugal 1926- 2011), en collaboration avec The Colour of Labour, ERCAdG 2015 695573 PI Cristiana Bastos, ICS-ULisboa , le CRIMIC (Université Paris 4 Sorbonne), le CREPAL (Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle), le CIRESC (Centre International de Recherche sur les Esclavages), le CRHIA (Centre de Recherche en Histoire Internationale et atlantique), en partenariat avec la Fondation Gulbenkian – Délégation en France , et la Maison du Portugal – André de Gouveia (CIUP) et le Festival Parfums de Lisbonne.

Comité d’organisation :
Graça Dos Santos, José Manuel Esteves, Gonçalo Cordeiro, Caroline Savi,Sandra Assunção, Ingrid Peruchi, Fernando Curopos, Maria Araújo da Silva, Eurydice da Silva, Ana Isabel Freitas, António de Almeida Mendes.

Comité scientifique :
Graça Dos Santos, José Manuel Esteves, Gonçalo Cordeiro, Zoraida Carandell, Silvia Contarini, Catherine Heymann, Fernando Curopos, Maria Araújo da Silva, António de Almeida Mendes, Ana Paixão, Margarida Calafate Ribeiro, Colette Le Petitcorps, Cristiana Bastos, Olinda Kleyman

Lieux :

  • Fondation Calouste Gulbenkian – Délégation en France, 39 Boulevard de la Tour-Maubourg, 75007 Paris
  • Maison du Portugal – André de Gouveia, 7 P Boulevard Jourdan, 75014 Paris

Contact : colloque.domesticites2019 chez gmail.com


Titre
« Networks Across Time and Space : 13. Workshop Historical Network Analysis. Methodological Challenges and Theoretical Concerns of Network Research in the Humanities » — Mayence
Date
27-28 mai 2019
Titre
« Le Sahara occidental- Actualités d’une question ancienne »
Date
27-28 mai 2019
Descriptif

Colloque international organisé par Marjorie Beulay les 27 et 28 mai 2019

Programme


Titre
« Marges impériales en dialogue. Échanges, transferts, interactions et influences croisés entre les espaces post-coloniaux francophones et la périphérie soviétique européenne dans la seconde moitié du XXe siècle » — Université de Pécs, Hongrie
Date
30-31 mai 2019
Titre
« Trajectoires militaires à travers les décolonisations. Moyen-Orient, Asie, Afrique XXe siècle » — Université de Pécs, Hongrie
Date
Samedi 1er juin 2019
Descriptif
Texte Appel

D’Alger au Cap, de Rabat à Saïgon, nombreux sont les militaires dont la trajectoire s’inscrit dans une longue séquence historique englobant période coloniale et postcoloniale. Ces hommes connaissent des carrières qui dépassent les décolonisations. Certains s’engagent dans les armées coloniales puis intègrent soit l’armée de libération nationale, soit directement l’armée indépendante y gravissant les échelons, parfois jusqu’au sommet. D’autres sont formés dans les dernières années de la décennie 1950 dans les grandes écoles militaires françaises et constituent les premiers cadres des armées nationales qui en manquaient gravement.
Les trajectoires de militaires qui traversent les décolonisations sont nombreuses mais parfois discrètes, à l’image par exemple du colonel Ahmed Benchérif. Il combat en Indochine puis déserte l’armée française en 1957 ; à l’indépendance, il devient le chef de la gendarmerie algérienne jusqu’en 1977. Le commandant mauritanien Harouna Samba Boye, quant à lui, s’engage dans l’armée coloniale française, et sert de l’insurrection malgache de 1947 jusqu’à la guerre du Sahara qui voit s’affronter l’armée nationale mauritanienne et l’armée du Front Polisario entre 1975 et 1978. D’autres parcours sont plus visibles, comme celui du général Mohamed Oufkir qui, après avoir combattu lors de la Seconde guerre mondiale et la guerre d’Indochine, rejoint les forces armées marocaines et termine sa carrière ministre de la Défense du roi Hassan II. Du côté de l’Empire britannique, on peut penser à Muhammad Ayub Khan, qui fait carrière dans l’armée indienne britannique où il combat sur le front birman durant la Seconde guerre mondiale avant d’occuper plusieurs postes au sein de l’armée du Pakistan jusqu’à accéder à la magistrature suprême à la suite d’un coup d’État en 1958.
Ces exemples parmi beaucoup d’autres nous invitent à considérer les trajectoires de ces hommes sur un temps long, dépassant ainsi la théorique rupture des indépendances.
Outre ces carrières d’officiers ayant connu les plus hautes sphères du pouvoir, qui sont souvent les plus étudiées, les trajectoires de militaires du rang, d’officiers subalternes ou de sous-officiers montrent sous un autre jour les reconfigurations à l’oeuvre dans le processus de décolonisation – que celle-ci passe par une guerre de libération ou non – puis de construction de l’État postcolonial. De plus, si ces exemples concernent des militaires issus des colonies, l’analyse des trajectoires de coloniaux qui seraient ensuite restés sur place comme conseillers militaires (W. Bruyere-Ostells 2014 ; C. Evrard 2012 ; R. Tiquet 2013), ou encore de métis qui auraient choisi les armées nationales, est également à même d’affiner les connaissances sur la reconfiguration des liens entre métropoles et anciennes colonies au cours des années suivant les indépendances.
Cette journée d’étude souhaite s’ouvrir aux Empires coloniaux de la fin des mandats britannique en Irak (1932) et français en Syrie et au Liban (1946) à l’indépendance des anciennes colonies portugaises (1975). Cette large séquence historique permet d’englober les trajectoires militaires d’hommes issus des colonies aussi bien françaises, que britanniques ou encore portugaises, italiennes, espagnoles, belges ou néerlandaises. Il s’agira d’examiner les circulations de ces hommes tant au sein des empires que des États indépendants. L’étude de ces trajectoires offre un
angle d’approche original pour saisir les processus de construction des armées et des États postcoloniaux qui sont bien souvent indissociables.
Comme le note Mathieu Rey dans le cas irakien, pour les régimes aux commandes de nombre de ces États, l’armée est considérée comme un vecteur de construction étatique et un creuset représentatif de la diversité de la population. Plusieurs exemples montrent toutefois un décalage entre les discours et la réalité de ces institutions, taxées, a posteriori, de nombreux maux : corruption, violence, soif de pouvoir, incurie, incompétence... L’objet de cette proposition est d’utiliser les trajectoires individuelles de militaires pour étudier plus finement ces institutions et
leur place dans les reconfigurations postcoloniales.

Nous souhaitons d’une part nous interroger sur les points suivants : comment ces trajectoires s’inscrivent-elles dans les processus de décolonisation ? En quoi l’analyse des trajectoires de ces hommes nous permet-elle de repenser la construction des États postcoloniaux ? Qu’apporte-elle à la réflexion sur les rapports nouveaux entre sphère militaire et sphère politique, ainsi que sur les relations militaires entre les anciennes métropoles et leurs colonies après les indépendances ?

D’autre part, il s’agit de renforcer la réflexion méthodologique sur l’étude des trajectoires, en tenant compte non seulement des éléments de carrière, mais aussi de formation, les opportunités relationnelles (ou au contraire les rapports de force) que les différentes affectations fournissent et qui orientent parfois les destinées. L’accent sera donc mis sur l’exploration des différentes sources permettant de traiter des trajectoires militaires (archives d’État, mémoires, sources orales, biographies, etc.) ainsi que sur les possibilités de réaliser des études prosopographiques.

L’objectif de cette journée est de faire discuter des chercheurs travaillant sur des aires différentes afin de faire émerger des points de convergence ou de contraste et d’élargir les horizons, tout en restant attaché à l’ancrage de la réflexion dans des réalités locales complexes.

Les propositions de communication portant sur des aspects méthodologiques de la recherche et/ou sur des espaces hors de l’Empire français seront donc particulièrement appréciées.

Les propositions de communication sont à adresser sous la forme d’un bref résumé (entre 300 et 500 mots) et d’une courte biographie avant le 1er juin 2019 à evrardcamille1 chez gmail.com et saphia.arezki chez wanadoo.fr


Titre
« Regards mexicains sur la France et les États-Unis (1821-1950) / Miradas mexicanas sobre Francia y Estados Unidos (1821-1950) » — Instituto Mora Mexico, Mexique
Date
3-4 juin 2019

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