Navigation

Accueil ▷ Agenda

0 | 15 | 30 | 45 | 60 | 75 | 90 | 105 | 120

Titre
« Le monde des compagnies 1 : Structure et fonctionnement des grandes compagnies de commerce du premier XVIIe siècle » — Boulogne-sur-Mer
Date
Mercredi 23 septembre 2015
Descriptif

Cette première rencontre sera consacrée à l’organisation structurelle de ces compagnies afin de saisir les structures-type, les originalités régionales, et les influences d’un espace à l’autre. Deux autres rencontres en 2016 et en 2017 s’intéresseront aux actionnaires et aux dirigeants des compagnies, et à leurs rapports avec l’Etat.

Affiche de la Journée

23 septembre 2015, Boulogne-sur-Mer, Centre universitaire du Musée, Salle des actes

9h Eric ROULET (Université du Littoral) : présentation générale du projet sur les premières compagnies de commerce

Séance du matin : Organisation et finalités des compagnies

  • 9h10 Benjamin STEINER (Université d’Erfurt) : La première compagnie du Sénégal à Rouen (1633) : l’institutionnalisation du commerce africain privilégié sous l’administration de Richelieu
  • 9h50 Pieter EMMER (Université de Leyde) : La Compagnie néerlandaise des Indes Occidentales : instrument de guerre ou de l’économie ?
  • 10h45 Elodie PEYROL-KLEIBER (Université de Poitiers) : The Virginia Company of London
  • 11h25 Eric ROULET (Université du Littoral) : D’une compagnie à l’autre. Les statuts des premières compagnies françaises des Antilles (1626-1635)

Séance de l’après-midi : Modèles et influences

  • 14h Élisabeth HEIJMANS (Université de Leyde) : Pâle copie de ses homologues anglaise et hollandaise ? La Compagnie française de Guinée au sein d’un aperçu comparatif des compagnies de commerce européennes actives sur la côte occidentales d’Afrique à la fin XVIIe siècle
  • 14h40 Marion GODFROY (C.H.R.Q, Caen) : La France Equinoctiale et les compagnies sous l’impulsion de Lefevre de La Barre
  • 15h20-15h35 pause
  • 15h35 Helen DEWAR (Boston College) : Une rupture avec le passé ? La Compagnie de la Nouvelle France dans le contexte transatlantique des compagnies de commerce françaises au début du XVIIe siècle
  • 16h15 Amélia POLONIA (Université de Porto) : Construire un empire sans compagnies commerciales : le cas portugais – l’Atlantique versus l’Océan Indien

17h conclusion et fin des travaux

Titre
Appel à communication — Boulogne-sur-Mer
Date
Mardi 8 novembre 2016
Descriptif

Appel à communication

Qu’elles soient le résultat de négligences ou de choix délibérés, les pollutions et les dégradations du milieu perçues comme autant de tributs versés à l’industrialisation ont suscité précocement des protestations, des contestations, des résistances et des conflits (Geneviève Massard-Guilbaud, Charles-François Mathis). Les recherches effectuées depuis une dizaine d’années en histoire environnementale ont en effet contribué à remettre en cause l’idée d’une césure complète dans les années 1960 et 1970 entre une société productiviste, toute entière tournée vers la célébration du progrès indissolublement social, économique et technique, et une société réflexive, consciente de son impact sur l’environnement et désireuse d’en limiter les conséquences négatives (Jean-Baptiste Fressoz, François Jarrige, Thomas Le Roux).

Dans ce domaine, l’histoire du droit de l’environnement constitue comme un écho, parfois à peine audible et parfois détourné de son objectif initial, des mobilisations et des conflits environnementaux propres à chaque période. A titre d’exemples, le décret du 15 octobre 1810 sur les nuisances industrielles répondit aux plaintes des voisins des fabriques urbaines d’acide sulfurique et de soude (Thomas Le Roux, Geneviève Massard-Guilbaud). La loi de 1906 sur la protection des sites et des monuments naturels de caractère artistique fut quant à elle obtenue par la Société pour la protection des paysages constituée en 1901 pour défendre les cascades du Lison menacées par la construction d’une conduite forcée.

Or, malgré l’importance de ces luttes symboliques, de nombreux cas de résistances environnementales restent mal ou peu connus, en particulier quand ces luttes, purement locales, se sont avérées vaines. De fait, certains combats restent en mémoire : la mobilisation du Club Alpin de France pour préserver les cascades de Gimel (Limousin) classées en 1898, les luttes des années 1970 sur le plateau du Larzac ou contre l’énergie nucléaire, etc. Mais beaucoup restent encore à découvrir dans les archives d’associations ou de collectivités territoriales. Dans ce domaine, il n’est pas impossible que l’importance du tournant environnemental des sociétés industrialisées au crépuscule des Trente Glorieuses ait amené de nombreux chercheurs à négliger l’importance des mobilisations antérieures.

Nous comparerons des études de cas en Limousin, en France et à l’étranger pour mieux comprendre le rôle des instances de régulation de ces conflits ou analyser l’efficacité des outils juridiques de leur prévention. Ce colloque entend exhumer et mettre en relation ces résistances locales pour dégager les logiques à l’œuvre. Au-delà de l’inévitable idiosyncrasie de chaque événement, il est nécessaire de s’interroger sur la signification et les finalités de ces conflits et sur ce qu’ils révèlent du rapport des sociétés à l’idéologie du progrès technique, à l’industrialisation et à leur représentation de la nature. Ces conflits peuvent-ils être interprétés comme une forme de résistance à une certaine idée du progrès, comme l’expression d’une dissidence qui s’exprimerait de manière souterraine sur la longue durée - avant de devenir plus visible dans le dernier tiers du XXe siècle - ou comme un appel à plus de démocratie participative dans la définition des choix de société impactant l’environnement ?

Nous chercherons à éclairer l’histoire sociale et culturelle de ces résistances dans le cadre local et/ou régional des sociétés industrialisées. Quatre axes de réflexion structureront ce colloque : les motifs, les acteurs, les formes de l’action et les résultats de ces contestations et résistances.

1. Les motifs

La notion de résistance suppose chez les acteurs la construction d’une attitude critique par rapport aux représentations et aux discours dominants : ceux des industriels, des aménageurs, des autorités politiques mais aussi ceux qui s’imposent parmi les usagers, les travailleurs ou les voisins. Quels sont les motifs qui engagent les acteurs dans des conflits environnementaux ? Quelques pistes peuvent être proposées. La sauvegarde du patrimoine naturel a été engagée dès le XIXe siècle selon des critères esthétiques hérités du Romantisme. La dimension économique fut également souvent primordiale : citons l’enjeu des ressources halieutiques dont dépend la survie des pêcheurs ou encore les conflits d’usage autour du capital touristique d’une région. Beaucoup de mobilisations ont été déclenchées par crainte de risques sanitaires dans les usines, dans les champs ou dans le voisinage de sites dangereux. D’autres se sont cristallisées autour de la défense d’une identité régionale. Dès lors, doit-on réserver le motif de « conscience environnementale » au dernier tiers du XXe ou peut-on décliner plusieurs strates de conscience environnementale ancrées chacune dans un contexte économique, social et culturel différent ?

D’un point de vue juridique, à partir de quel moment la conception nouvelle de l’homme dans ses rapports à la nature va-t-elle faire émerger un nouvel intérêt général à préserver : la protection de l’environnement ?

2. Les acteurs

Un deuxième axe porte sur la connaissance de ces acteurs très hétéroclites : utilisateurs de la nature (agriculteurs, chasseurs, pêcheurs), sociétés savantes, associations de défense du cadre de vie, associations de protection de la nature puis de l’environnement, associations d’éducation populaire, presse locale, organismes de promotion du tourisme, syndicats ouvriers, néo-ruraux… mais aussi administration locale et milieu politique (élus locaux, partis politiques). Comment la nécessité d’une résistance est-elle apparue ? Comment leur résistance s’est-elle structurée ? Comment fut-elle relayée à l’échelle nationale et internationale ? Il sera stimulant de mettre en lumière le maillage local d’organismes nationaux comme le Touring Club de France ou la Société nationale de protection de la nature, et les circulations internationales entre des luttes locales comme les combats antinucléaires.

3. Les formes de l’action

Un troisième axe s’intéressera aux formes prises par les conflits (juridique, syndicale, politique, médiatique) et à leur éventuel recours à la violence et au non-respect du droit.

Quels ont été les processus de ces « politisations par le bas » ? Les territoires de résistance politique traditionnelle, ces hiérarchies contestées (Bourbonnais) et ces démocraties rurales (Limousin rouge, Languedoc, Basse Provence...) du XIXe siècle constituent-ils des terrains privilégiés en ce domaine (P. Barral) ?

Comment le droit a-t-il progressivement répondu à ces demandes locales, en matière notamment d’évolution des outils de démocraties environnementales (information, participation aux décisions publiques et accès à la justice). Comment la place du citoyen a-t-elle été ainsi reconnue dans les processus de décisions locales et dans l’ouverture de son accès à la justice ?

4. Les résultats de ces luttes

Enfin, quels fruits ces mobilisations individuelles ou collectives ont-elles portés ? Dans certains cas, le risque de menace environnementale n’aura pas été reconnu et se sera pourtant réalisé. Dans d’autres, elle aura pris la forme d’une compensation financière ou d’un scandale médiatique. Certains auront poussé la résistance jusqu’à l’expérimentation d’un autre mode de vie (Lebensreform) voire d’une société utopique. Parfois ces lanceurs d’alerte auront été à l’origine du vote d’une loi et auront contribué à renforcer la prise de conscience environnementale et les réseaux internationaux de lutte.

Quelle place aura finalement joué le droit dans la résolution de ces conflits ? Les mécanismes de participation et de concertation (officiels ou non) auront-ils fonctionné ? La justice environnementale a-t-elle été à la hauteur des enjeux ?

Ce colloque est ouvert aux historiens, aux juristes, aux sociologues, aux géographes, aux historiens de l’art et de la littérature…

Les propositions de communication (environ 1500 signes) peuvent être rédigées en français ou en anglais. Accompagnées d’une brève biobibliographie de l’auteur, elles doivent être adressées au plus tard le 28 février 2016, par voie électronique, en format word à :colloque.criham chez gmail.com

Comité d’organisation : Anne-Claude Ambroise-Rendu (CRIHAM, Université de Limoges), Emilie Chevalier (CRIDEAU, Université de Limoges), Antoine Gatet (CRIDEAU, Université de Limoges), Anna Trespeuch-Berthelot (CRIHAM, Université de Limoges), Alexis Vrignon (CRIHAM, Université de Poitiers)

Comité scientifique : Olivier Dard (Paris IV), Stéphane Frioux (Lyon 2), François Jarrige (Univ. Bourgogne), Thomas Le Roux (EHESS-CRH), Jessica Makowiak (CRIDEAU), Geneviève Massard-Guilbaud(EHESS), Charles-François Mathis (Bordeaux 3), Michel Prieur (CRIDEAU).

Titre
« The Black Atlantic : New Perspective » — Paris, Collège d’études mondiales et Nantes
Date
Du 8 au 9 novembre 2016
Titre
Annonce — Paris, Collège d’études mondiales et Nantes
Date
Du 8 au 9 décembre 2016
Descriptif
Programme du colloque

Qu’elles soient le résultat de négligences ou de choix délibérés, les pollutions et les dégradations du milieu perçues comme autant de tributs versés à l’industrialisation ont suscité précocement des protestations, des contestations, des résistances et des conflits (Geneviève Massard-Guilbaud, Charles-François Mathis). Les recherches effectuées depuis une dizaine d’années en histoire environnementale ont en effet contribué à remettre en cause l’idée d’une césure complète dans les années 1960 et 1970 entre une société productiviste, toute entière tournée vers la célébration du progrès indissolublement social, économique et technique, et une société réflexive, consciente de son impact sur l’environnement et désireuse d’en limiter les conséquences négatives (Jean-Baptiste Fressoz, François Jarrige, Thomas Le Roux).

Dans ce domaine, l’histoire du droit de l’environnement constitue comme un écho, parfois à peine audible et parfois détourné de son objectif initial, des mobilisations et des conflits environnementaux propres à chaque période. A titre d’exemples, le décret du 15 octobre 1810 sur les nuisances industrielles répondit aux plaintes des voisins des fabriques urbaines d’acide sulfurique et de soude (Thomas Le Roux, Geneviève Massard-Guilbaud). La loi de 1906 sur la protection des sites et des monuments naturels de caractère artistique fut quant à elle obtenue par la Société pour la protection des paysages constituée en 1901 pour défendre les cascades du Lison menacées par la construction d’une conduite forcée.

Or, malgré l’importance de ces luttes symboliques, de nombreux cas de résistances environnementales restent mal ou peu connus, en particulier quand ces luttes, purement locales, se sont avérées vaines. De fait, certains combats restent en mémoire : la mobilisation du Club Alpin de France pour préserver les cascades de Gimel (Limousin) classées en 1898, les luttes des années 1970 sur le plateau du Larzac ou contre l’énergie nucléaire, etc. Mais beaucoup restent encore à découvrir dans les archives d’associations ou de collectivités territoriales. Dans ce domaine, il n’est pas impossible que l’importance du tournant environnemental des sociétés industrialisées au crépuscule des Trente Glorieuses ait amené de nombreux chercheurs à négliger l’importance des mobilisations antérieures.

Nous comparerons des études de cas en Limousin, en France et à l’étranger pour mieux comprendre le rôle des instances de régulation de ces conflits ou analyser l’efficacité des outils juridiques de leur prévention. Ce colloque entend exhumer et mettre en relation ces résistances locales pour dégager les logiques à l’œuvre. Au-delà de l’inévitable idiosyncrasie de chaque événement, il est nécessaire de s’interroger sur la signification et les finalités de ces conflits et sur ce qu’ils révèlent du rapport des sociétés à l’idéologie du progrès technique, à l’industrialisation et à leur représentation de la nature. Ces conflits peuvent-ils être interprétés comme une forme de résistance à une certaine idée du progrès, comme l’expression d’une dissidence qui s’exprimerait de manière souterraine sur la longue durée - avant de devenir plus visible dans le dernier tiers du XXe siècle - ou comme un appel à plus de démocratie participative dans la définition des choix de société impactant l’environnement ?

Nous chercherons à éclairer l’histoire sociale et culturelle de ces résistances dans le cadre local et/ou régional des sociétés industrialisées. Quatre axes de réflexion structureront ce colloque : les motifs, les acteurs, les formes de l’action et les résultats de ces contestations et résistances.

1. Les motifs

La notion de résistance suppose chez les acteurs la construction d’une attitude critique par rapport aux représentations et aux discours dominants : ceux des industriels, des aménageurs, des autorités politiques mais aussi ceux qui s’imposent parmi les usagers, les travailleurs ou les voisins. Quels sont les motifs qui engagent les acteurs dans des conflits environnementaux ? Quelques pistes peuvent être proposées. La sauvegarde du patrimoine naturel a été engagée dès le XIXe siècle selon des critères esthétiques hérités du Romantisme. La dimension économique fut également souvent primordiale : citons l’enjeu des ressources halieutiques dont dépend la survie des pêcheurs ou encore les conflits d’usage autour du capital touristique d’une région. Beaucoup de mobilisations ont été déclenchées par crainte de risques sanitaires dans les usines, dans les champs ou dans le voisinage de sites dangereux. D’autres se sont cristallisées autour de la défense d’une identité régionale. Dès lors, doit-on réserver le motif de « conscience environnementale » au dernier tiers du XXe ou peut-on décliner plusieurs strates de conscience environnementale ancrées chacune dans un contexte économique, social et culturel différent ?

D’un point de vue juridique, à partir de quel moment la conception nouvelle de l’homme dans ses rapports à la nature va-t-elle faire émerger un nouvel intérêt général à préserver : la protection de l’environnement ?

2. Les acteurs

Un deuxième axe porte sur la connaissance de ces acteurs très hétéroclites : utilisateurs de la nature (agriculteurs, chasseurs, pêcheurs), sociétés savantes, associations de défense du cadre de vie, associations de protection de la nature puis de l’environnement, associations d’éducation populaire, presse locale, organismes de promotion du tourisme, syndicats ouvriers, néo-ruraux… mais aussi administration locale et milieu politique (élus locaux, partis politiques). Comment la nécessité d’une résistance est-elle apparue ? Comment leur résistance s’est-elle structurée ? Comment fut-elle relayée à l’échelle nationale et internationale ? Il sera stimulant de mettre en lumière le maillage local d’organismes nationaux comme le Touring Club de France ou la Société nationale de protection de la nature, et les circulations internationales entre des luttes locales comme les combats antinucléaires.

3. Les formes de l’action

Un troisième axe s’intéressera aux formes prises par les conflits (juridique, syndicale, politique, médiatique) et à leur éventuel recours à la violence et au non-respect du droit.

Quels ont été les processus de ces « politisations par le bas » ? Les territoires de résistance politique traditionnelle, ces hiérarchies contestées (Bourbonnais) et ces démocraties rurales (Limousin rouge, Languedoc, Basse Provence...) du XIXe siècle constituent-ils des terrains privilégiés en ce domaine (P. Barral) ?

Comment le droit a-t-il progressivement répondu à ces demandes locales, en matière notamment d’évolution des outils de démocraties environnementales (information, participation aux décisions publiques et accès à la justice). Comment la place du citoyen a-t-elle été ainsi reconnue dans les processus de décisions locales et dans l’ouverture de son accès à la justice ?

4. Les résultats de ces luttes

Enfin, quels fruits ces mobilisations individuelles ou collectives ont-elles portés ? Dans certains cas, le risque de menace environnementale n’aura pas été reconnu et se sera pourtant réalisé. Dans d’autres, elle aura pris la forme d’une compensation financière ou d’un scandale médiatique. Certains auront poussé la résistance jusqu’à l’expérimentation d’un autre mode de vie (Lebensreform) voire d’une société utopique. Parfois ces lanceurs d’alerte auront été à l’origine du vote d’une loi et auront contribué à renforcer la prise de conscience environnementale et les réseaux internationaux de lutte.

Quelle place aura finalement joué le droit dans la résolution de ces conflits ? Les mécanismes de participation et de concertation (officiels ou non) auront-ils fonctionné ? La justice environnementale a-t-elle été à la hauteur des enjeux ?

Ce colloque est ouvert aux historiens, aux juristes, aux sociologues, aux géographes, aux historiens de l’art et de la littérature…

Les propositions de communication (environ 1500 signes) peuvent être rédigées en français ou en anglais. Accompagnées d’une brève biobibliographie de l’auteur, elles doivent être adressées au plus tard le 28 février 2016, par voie électronique, en format word à :colloque.criham chez gmail.com

Comité d’organisation : Anne-Claude Ambroise-Rendu (CRIHAM, Université de Limoges), Emilie Chevalier (CRIDEAU, Université de Limoges), Antoine Gatet (CRIDEAU, Université de Limoges), Anna Trespeuch-Berthelot (CRIHAM, Université de Limoges), Alexis Vrignon (CRIHAM, Université de Poitiers)

Comité scientifique : Olivier Dard (Paris IV), Stéphane Frioux (Lyon 2), François Jarrige (Univ. Bourgogne), Thomas Le Roux (EHESS-CRH), Jessica Makowiak (CRIDEAU), Geneviève Massard-Guilbaud(EHESS), Charles-François Mathis (Bordeaux 3), Michel Prieur (CRIDEAU).

Titre
Publication — Paris, Collège d’études mondiales et Nantes
Date
Jeudi 15 décembre 2016
Descriptif

Test

Titre
« Justices spécialisées, justices d’exception dans les espaces coloniaux (XVIe-XIXe siècles) » — Faculté de droit de Montpellier/UMR 5815 Dynamiques du droit
Date
Vendredi 16 décembre 2016
Descriptif

Journée d’étude « Thémis Outre-mer II » organisée par Éric Wenzel et Éric de Mari (UMR 5815 Dynamiques du droit – Histoire du droit des colonies) / (Université de Montpellier – Faculté de Droit et de Science politique)

Programme

Cette journée d’étude est le deuxième volet d’une réflexion générale sur Thémis Outre-mer ; voir le programme de la première journée d’étude organisée sur cette problématique : « Adapter le droit et rendre la justice sous le premier empire colonial (XVIe-XIXe siècles) »

Les systèmes judiciaires sont généralement divisés en deux grandes catégories de juridictions, qui peuvent d’ailleurs s’interpénétrer et, évidemment, se compléter : d’un côté les juridictions dites ordinaires, aux compétences élargies à l’ensemble du droit commun, et les juridictions dites spécialisées ou d’exception.
Les colonies modernes et contemporaines n’échappent pas à cette dualité institutionnelle. L’Ancien Régime colonial connaissait, et pour s’en tenir ici à l’exemple français, des institutions judiciaires ordinaires, calquées d’ailleurs peu ou prou sur le modèle métropolitain (conseils souverains puis supérieurs de Québec, en Louisiane et aux Antilles, justices royales de la Vallée du Saint-Laurent, etc.), mais également des justices spécialisées, comme les amirautés ou les justices militaires. Les provinces canadiennes sous domination britannique après 1763 et jusque dans les années 1860 connaissaient aussi leurs « Special courts » (Courts Martial, Prerogative Courts pour la justice ecclésiastique, Court of Vice Admiralty, etc.). Le Second Empire colonial français a également fait coexister, tant en Algérie, en Afrique noire ou en Indochine, des tribunaux de première instance, des cours criminelles, des cours d’appel, des cours d’assises, etc. – les juges de paix pouvant quant à eux être rattachés tant à la justice ordinaire qu’à la justice spécialisée –, à laquelle on peut résolument agréger les tribunaux musulmans réservés aux justiciables indigènes entre eux et les tribunaux israélites. On pourrait sans doute étendre et multiplier les exemples pour les autres espaces coloniaux européens de la période.
Toutefois, le caractère exceptionnel de la justice en terres coloniales peut prendre des formes différentes ou être considéré sur autre plan parce que celle-ci fonctionne avec des tribunaux inconnus en métropole ou bien connaît des situations particulières, proprement coloniales : en Louisiane française, la justice militaire suppléait très largement la justice royale ordinaire, surtout dans le Haut Mississippi où la seconde n’existait que sur le papier ; on sait que dans les colonies américaines voisines, si l’architecture judiciaire était calquée sur le modèle métropolitain, l’organisation et le fonctionnement réels des tribunaux coloniaux anglais y étaient assez différents ; plus marquant encore, la justice criminelle dans l’Inde française du XVIIIe siècle était l’œuvre du tribunal de la Chauderie, instance singulière. Dans le Canada britannique, on l’a déjà précisé, existaient des institutions judiciaires étrangères à la Grande-Bretagne, ainsi les Militia Officers et les Trinity Houses spécialisées dans le traitement des petites infractions fluviales et commerciales dans la vallée du Saint-Laurent. Durant le Raj britannique, coexistaient pratiquement deux justices, l’une blanche, l’autre « coolie », la violence de la première s’exerçant sur la seconde. Les colonies allemandes, tant en Afrique que dans le Pacifique, ont connu une administration judiciaire propre, sans grand lien avec celle présente dans partie européenne du Reich. Ce ne sont là que quelques exemples de rappel.
L’ensemble de ces justices spécialisées ou d’exception, tant d’un point de vue institutionnel que comme réalité pratique, mérite d’être étudié ou réactualisé. Ces justices ont complété le système ordinaire ou bien assuré l’existence d’une justice singulière à caractère politique et c’est bien le double intérêt de cette rencontre scientifique que de vouloir comprendre le système judiciaire colonial dans sa globalité.
On reviendra à ce titre sur la perspective fondatrice posée par le Premier Empire colonial. Ainsi dans un système judiciaire qui repose à l’origine aux colonies sur une volonté de simplification on aboutit bientôt à une multiplication des institutions judiciaires spécifiques. Il convient d’analyser ce phénomène, de recenser les institutions qui s’agrègent au mode d’organisation initial, d’en examiner les justifications et d’en vérifier le fonctionnement. Une typologie doit être esquissée notamment sur la base d’un dyptique : justices complémentaires / justices politiques analogue au phénomène métropolitain qui a, lui, été sensible au XVIIe siècle (avec la pratique des justices par commission).
Dans le même sens on s’efforcera de comprendre comment le Second Empire colonial prolonge, mais aussi dépasse, au moins par son ampleur, ce phénomène qui passe par un débordement des justices ordinaires ou de droit commun. Dans un contexte où la nature de l’organisation judiciaire change et où la notion de justice spéciale se transforme, ainsi que la notion de justice politique, les principes métropolitains sont en porte à faux aux colonies. La conception des « juges naturels » est inadéquate, le poids de l’argumentaire fondé sur les spécificités locales s’accentue jusqu’à remettre en cause les velléités de mise en place d’institutions judiciaires régulières ou à les pervertir.

Cette seconde journée d’étude aura une double vocation : celle de l’histoire institutionnelle (fonctionnement, compétences et prérogatives, personnel de justice, etc.) et celle de l’histoire judiciaire (pratiques de justice, questions de genre, justices spécialisées comme reflet de la culture coloniale, etc.). La complexité des questions abordées mérite une soigneuse préparation. On repensera ici au prisme du contexte colonial les expressions « justices spéciales », « justices d’exception », « justices politiques ».

Titre
Colloque international : « How Do Social Sciences Address Race ? » — Paris, EHESS
Date
Du 5 au 6 janvier
Titre
Journée d’étude : « La Grande-Bretagne et le Moyen-Orient de la fin du XIXe siècle à la seconde guerre mondiale » — Paris, Institut du Monde Arabe
Date
Vendredi 13 janvier
Titre
« Héritages esclavagistes, luttes noires et suprématisme blanc » — Paris, Columbia Global Center
Date
Lundi 16 janvier 19:00-22:00
Titre
« Architecture et arts décoratifs au Maghreb et au Moyen-Orient (XIXe-XXe siècles) » — Paris, Columbia Global Center
Date
Mardi 17 janvier 14:50-15:50
Titre
« Architecture et arts décoratifs au Maghreb et au Moyen-Orient (XIXe-XXe siècles) » — Paris, Columbia Global Center
Date
Mardi 24 janvier 14:50-15:50
Titre
« Bals masqués de Guyane et d’ailleurs. Identités et imaginaires carnavalesques en question » — Université de Guyane
Date
Du 26 au 27 janvier
Titre
« Les États généraux de la recherche sur le Droit et la Justice » — Paris, Campus Gérard-Mégie du CNRS
Date
Du 30 janvier au 2 février
Titre
« Architecture et arts décoratifs au Maghreb et au Moyen-Orient (XIXe-XXe siècles) » — Paris, Campus Gérard-Mégie du CNRS
Date
Mardi 31 janvier 14:50-15:50
Titre
« Architecture et arts décoratifs au Maghreb et au Moyen-Orient (XIXe-XXe siècles) » — Paris, Campus Gérard-Mégie du CNRS
Date
Vendredi 3 février 14:50-15:50

0 | 15 | 30 | 45 | 60 | 75 | 90 | 105 | 120