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Journées d’étude : « Mobilités et itinéraires rebelles de l’époque moderne », (Villa Finaly, Chancellerie des Universités de Paris, Italie, 5-6/12/2016)

mercredi 30 novembre 2016, par Dominique Taurisson-Mouret

  • Villa Finaly, Chancellerie des Universités de Paris, Via Bolognese, 134 R, Firenze, Italie
  • Journées d’étude organisées dans le cadre du séminaire ATECOLE
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Programme

« Les histoires de vies abordées ici ne se limiteront pas à reconstituer les événements, les attitudes et les actions marquant l’existence d’individus en rupture avec les autorités politiques, judiciaires ou religieuses du temps. Leurs parcours seront retenus pour la diversité des situations et des itinéraires qu’ils révèlent ; pour ce qu’ils nous dévoilent sur l’insertion de rebelles dans les réseaux familiaux et politiques du temps ; ainsi que pour les formes de rivalités et de solidarités occasionnelles dont ils rendent possible l’étude.

Le paradoxe de toute contestation tient à la difficulté à concilier le secret avec la nécessité de constituer un mouvement de grande ampleur. Dans ce processus d’emboîtement entre l’individuel et le collectif, entre le secret et le public, entre le complot réduit et la congrégation de gens armés, certains personnages jouent un rôle déterminant. Ceux-là seront privilégiés en regard des rebelles ordinaires, dépourvus de tout pedigree et dont l’existence sans gloire a le plus souvent été ignorée par les historiens. Ces derniers méritent qu’on s’y intéresse ici.

Pour autant, tous les désobéissants et les désobéissantes, ne s’inscrivent pas dans un processus collectif. Les postures de certains se situent aux marges du blasphème, de l’irrévérence, de la provocation, de formes diverses d’anticonformisme ou plus simplement de délinquance ; elles ne peuvent pas être qualifiées de crimes de lèse majesté pas plus que d’authentiques rébellions et ne relèvent que de comportements isolés, existant ailleurs, mais séparés de tout groupe porteur qui s’en fasse l’écho.

Les cultures rebelles sont sans doute des plus variables d’un individu à un autre. Les ligues sont rarement homogènes socialement ou politiquement. Ce sont le plus souvent des convergences de souffrances, de frustrations ou d’intérêts, sans pour autant que les points de vue et les projets politiques s’avèrent parfaitement convergents entre leurs membres. Certains sont dotés d’une vision de ce que devrait être l’avenir, d’autres en sont dénués ; quelques uns témoignent des faits et couchent sur le papier le récit de la rébellion cependant que les menées de la plupart nous ont été transmises par des tiers, généralement pour discréditer leur mouvement. Ainsi, l’une des composantes de ces biographies est constituée de la dimension mémorielle qui glorifie une insurrection et ses acteurs ou bien s’efforce de la vouer aux gémonies pour l’éternité. »

Accès libre : Tél. +39 055 46 31 01

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